Table des matières
Récapitulatif du projet 3
1.1. Appropriation par les acteurs territoriaux des avancées de la recherche climatique pour une gestion concertée et intégrée de la ressource en eau – 3
1.1.a. Mots - clés 4
1.1.b. Thème de l’APR concerné 4
1.1.c. Responsable/Coordinateur scientifique 4
1.1.d. Résumé du projet de recherche et résultats attendus en termes de gestion environnementale 4
1.2. Montant de l’aide (TTC) demandé au programme GICC 6
Descriptif du projet 6
1.2.a. Coût total du projet 6
1.2.b. Descriptif des frais 6
1.3. Justification du projet de recherche 6
1.3.a. Position par rapport aux termes de l’appel à propositions 6
1.3.b. Situation actuelle du sujet 7
1.3.c. Étude bibliographique commentée 7
1.3.d. Articulation avec les programmes régionaux, nationaux et européens 8
1.3.e. Autres projets ou collaborations conduits par les proposants sur le même sujet 8
1.4. Plan de recherche détaillé 8
1.4.a. Objectif général, résultats attendus et aspects innovants 8
1.4.b. Sites et cas retenus, en justifiant la pertinence de ce choix, en précisant les opérations terrain, le calendrier envisagé et les co-financements s’il y a lieu. 9
1.4.c. Programme de travail : hypothèses, méthodes, outils et protocoles envisagés, calendrier prévisionnel 13
1.4.d. Composition et descriptif des travaux de chaque partenaire 13
1.5. Méthodologie ou ingénierie de projet envisagée 17
1.5.a. Conduite de projet 17
1.5.b. Co-construction de la recherche, structure associée 17
1.5.c. Techniques et méthodes pour encourager le travail en commun, participation et mode de partenariat avec de nouveaux métiers 18
1.6. Expérience et moyens des équipes dans le domaine considéré (publications, réalisations, …) 18
1.6.a. Le groupement 18
1.6.b. Les références 20
1.7. Valorisation envisagée : base de données, résultats et produits attendus pour la gestion, transferts aux utilisateurs, généralisation. 21
Annexe 1 : Lettre de soutien 22
Présentation des organismes 24
Annexe 2 : Le groupement 24
Artelia Eau et Environnement 24
Veolia Eau 24
Energies Demain 24
Publications 25
Artelia Eau et Environnement 25
Veolia Eau 26
Energies Demain 26
Annexe 3 : L’outil Strateau 26
Présentation 26
Fonctionnement de l’outil 27
Quantification des impacts des évolutions futures : exercices de prospectives 27
Une interface simple et visuelle pour faciliter la prise en main 28
Une reconstitution de la demande territorialisée et temporalisée 28
Une mise en vis-à-vis avec l’offre disponible 29
Annexe 4 : CLIMFOUREL 29
Enjeux et objectifs 30
Objectifs 30
Volets de recherche 30
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Appropriation par les acteurs territoriaux des avancées de la recherche climatique pour une gestion concertée et intégrée de la ressource en eau –
Acronyme : AAA-Ardèche
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Mots - clés
Acteurs locaux, vulgarisation scientifique, concertation, AR5, Changement climatique, outil opérationnel, recherche appliquée, stratégie d’adaptation, approche territoriale.
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Thème de l’APR concerné
Gestion et Impacts du Changement Climatique
Axe 2 : Un projet territorial associant les parties prenantes dans une perspective de recherche de d’innovation.
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Responsable/Coordinateur scientifique
HOUDANT Nicolas
Directeur
Énergies Demain
16 bis rue François Arago
93100 Montreuil-sous-Bois
Tel : 01 42 87 23 27
Fax : 01 42 87 30 75
Mail : nicolas.houdant@energies-demain.com
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Organismes impliqués dans le projet
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Organisme gestionnaire des crédits
Énergies Demain
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Coût prévisionnel total (TTC) et montant de l’aide demandée (TTC)
312 375€ dont 249 900 € d’aide demandée.
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Cofinancements assurés et/ou prévus (TTC)
Néant
24 mois
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Résumé du projet de recherche et résultats attendus en termes de gestion environnementale
Ce projet de recherche appliquée part du constat qu’il existe un fossé important entre les données climatiques pointues produites par les scientifiques et l’utilisation qui en est faite par les acteurs locaux de l’eau. La chaine d’information est rompue entre les producteurs de données et les utilisateurs finaux (end-users). Il s’agira de recréer ce lien nécessaire entre l’état de la science et les décisions opérationnelles.
Le projet que nous présentons vise à rendre plus accessibles et opérationnelles les données scientifiques sur le changement climatique. Nous nous baserons sur les besoins opérationnels des acteurs locaux de l’eau pour vulgariser et diffuser les dernières connaissances scientifiques sur le climat en vue de l’élaboration de stratégies d’adaptation territoriales et opérationnelles. La compréhension de l’utilisation actuelle des données climatiques par les acteurs territoriaux est centrale dans le projet. Un travail spécifique serait fait sur la présentation des données et plus spécifiquement sur la représentation des incertitudes inhérentes aux modèles climatiques et hydrologiques.
Dans une logique d’application territoriale de la démarche, les gorges de l’Ardèche ont été retenues. Elles présentent l’intérêt de combiner une cohérence hydrologique, fondamentale pour estimer les impacts du CC, et des entités administratives engagées. Par ailleurs, ce territoire reflète les principales pressions sur la ressource envisageables actuellement et dans un futur proche : agriculture, tourisme, résidentiel.
Les parties prenantes étant au centre du projet, nous nous attacherons dans un premier temps à estimer : leur niveau de connaissance des données disponibles sur les scénarios climatiques existants, l’influence des évolutions climatiques sur leur prise de décision, leur besoin d’information complémentaire tant en termes de données que d’incertitude.
À la suite d’une étude bibliographique sur les méthodes existantes de traitement des données climatiques et d’une exploitation des données issues du projet DRIAS, nous élaborerons une méthode de diffusion de l’information climatique et de son incertitude qui visera à être la plus pédagogique possible.
Afin d’illustrer le caractère opérationnel de ce projet, une exploitation des données fournies aux utilisateurs finaux sera faite par le déploiement d’un outil d’aide à la décision en matière de gestion de l’eau. Cet outil permettra aux différentes parties prenantes de co-construire des futurs possibles grâce à un module de prospective participatif : méthode de type « essai-erreur ».
Enfin, nous tâcherons de diffuser la méthode employée par des restitutions locales et plus globales. L’intérêt de la méthode ainsi élaborée sera d’être reproductible.
Les résultats attendus en termes de gestion environnementale sont la diffusion d’une information appréhendable par les acteurs locaux, leur permettant d’élaborer une stratégie d’adaptation intégrant les nouveaux scénarios climatiques et leurs incertitudes en matière de gestion quantitative et qualitative de l’eau. Deux horizons temporels seront retenus en accord avec les échéances européennes et nationales en matière de GES, un futur proche : 2020 et un futur plus lointain 2050.
Descriptif du projet
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Montant de l’aide (TTC) demandé au programme GICC
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Coût total du projet
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Descriptif des frais
Le coût total du projet est de 312 375€ TTC, une demande de financement à 80% est faite au programme GICC soit 249 900€ TTC.
Il se décompose en:
81% de charges de personnel,
10% de sous-traitance liée à des développements informatiques, à l'impression des posters et brochures et pour l’organisation du workshop final de présentation des résultats du projet à un large public,
2% lié au serveur pour stocker les données climatiques,
7% dus aux déplacements sur le terrain à savoir:
les rencontres terrain, les réunions de mobilisation des acteurs locaux, les réunions avec le Comité de Suivi et les restitutions au GICC et lors du workshop final.
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Justification du projet de recherche
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Position par rapport aux termes de l’appel à propositions
Le projet proposé repose en grande partie sur
l’implication des parties prenantes à une démarche d’appropriation des scénarios climatiques pour l’élaboration des stratégies d’adaptation, c’est pourquoi il est plus orienté vers l’axe 2 du programme. Le territoire et ses acteurs seront au centre de la démarche.
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Situation actuelle du sujet
Actuellement, il existe un déficit d’information important des décideurs locaux dû en grande partie à l’opacité technique des scénarios climatiques. Nous nous proposons de créer un lien entre ces deux niveaux : scientifique et opérationnel en exploitant au mieux les connaissances des acteurs du territoire pour valoriser les données climatiques futures et ainsi faire émerger des propositions d’adaptation efficientes. L’objectif est de s’inscrire dans la continuité des initiatives telles que DRIAS sur la mise à disposition des données climatiques.
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Les études entreprises dans le cadre du projet Explore 2070 permettent de disposer d’un référentiel auquel pourront être confrontées d’autres analyses prospectives sur la ressource en eau.
Il ressort d’autre part que les sources d'incertitudes sont nombreuses et indispensables à quantifier si l'on veut permettre une interprétation correcte des résultats. A ce niveau, l’approche développée qui tient compte de plusieurs options à chaque étape de la chaîne de modélisation permet d'évaluer l'importance relative de chaque source d'incertitude et de fournir des intervalles de confiance plausibles.
Enseignements pour le projet AAA-ARDÈCHE :
Le projet Explore 2070 illustre le fait que même avec un budget et des moyens conséquents il est trop ambitieux d’envisager d’élaborer une nouvelle méthode de traitement des informations climatiques. La meilleure façon de procéder est d’identifier la ou les méthodes les plus en adéquation avec les besoins de l’exercice.
Le projet GICC-Rhône s’est intéressé aux impacts à prévoir sur la partie française du bassin versant du Rhône, dans le cas d’un changement climatique revenant à un doublement du CO2 atmosphérique (échéance 2050). Les informations climatiques issues des modèles globaux ont été territorialisées et appliquées localement à des modèles hydrologiques ce qui a permis d’analyser l’hydrologie générale des cours d’eau ainsi que les impacts relatifs à divers domaines physiques, biologiques et socio-économiques. La question de la quantification des incertitudes a conduit à utiliser plusieurs modèles.
Notre projet s’inscrit dans la lignée du projet GICC-Rhône, à ceci près qu’il part du besoin d’information des acteurs du territoire. Dans une optique de diffusion de la connaissance, la pédagogie autour des incertitudes tiendra une place importante.
La vulnérabilité du département des Pyrénées-Orientales au changement global, en termes de ressources en eau, a été étudiée en combinant des scénarios climatiques, des modèles hydrologiques et des scénarios d’évolution socio-économiques. Les 5 scénarios climatiques considérés prévoient une poursuite du réchauffement et un déficit de précipitations s’exprimant à moyen terme, et provoquent des réductions d’écoulement dans les fleuves de l’ordre de 20% (court terme) à 40% (long terme). On s’attend par ailleurs à une augmentation de la demande à court terme. La ressource en eau future devrait donc rapidement diminuer à un niveau que les stratégies d’économie d’eau actuellement envisagées ne permettront pas de compenser.
Notre projet permettra de diffuser les informations issues de ce type de modèles auprès du grand public en général (sensibilisation) et des acteurs du territoire en particulier.
Le programme européen SWURVE (Sustainable Water: Uncertainty, Risk and Vulnerability in Europe) a évalué les risques induits par le changement climatique pour les systèmes hydrologiques à partir d’une mise à l’échelle régionale des modèles climatiques. Un cadre probabiliste pour le traitement de scénarios prospectifs et de leurs impacts a été développé.
Ce projet, achevé en 2009, avait pour objectif d’évaluer les impacts du changement climatique sur les ressources en eau et les extrêmes hydrologiques dans les bassins versants de la Seine et de la Somme. Trois méthodologies de désagrégation de scénarios climatiques ont été comparées (méthode des régimes de temps, méthode quantile-quantile et méthode des anomalies).
Le projet «
Climat et Aménagement de la Garonne : quelles incertitudes sur la ressource en Eau en 2030 ? » s’est achevé en 2009. Des premiers tests de sensibilité aux variations du climat ont pu être réalisés. Conformément aux résultats d’études antérieures, le modèle a montré un impact fort sur les bassins influencés par la neige. Une analyse des incertitudes tout au long de la chaîne a été menée.
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Articulation avec les programmes régionaux, nationaux et européens
Il semble en effet important de relier ce travail avec les démarches engagées et à venir tant au niveau local que supra-national.
L’objet du projet DRIAS est la mise à disposition des scénarios climatiques régionalisés réalisés dans les laboratoires français de modélisation du climat. DRIAS permettra l’accès à une large panoplie de scénarios, établis à partir de plusieurs hypothèses d’émissions, de plusieurs modèles climatiques régionaux et de plusieurs méthodes de descente d’échelle. Cette diversité permettra une première évaluation de l’incertitude inhérente à la construction de scénarios climatiques régionaux. L’ambition est de combiner rigueur scientifique et facilité d’emploi pour les utilisateurs, en particulier ceux impliqués dans des études d’impact et d’adaptation. Le projet s’appuie notamment sur la tradition de coopération des acteurs français de la modélisation climatique.
Articulation avec le projet AAA-ARDÈCHE :
Le projet DRIAS arrive actuellement à terme et sera une source d’information de premier rang pour notre projet. La comparaison entre les différentes méthodes de modélisation climatique régionale sera grandement facilitée du fait de cette plate-forme unique.
Notons qu’il conviendra de rendre reproductible la méthode d’appropriation des données climatiques par les acteurs locaux.
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Autres projets ou collaborations conduits par les proposants sur le même sujet
Voir partie 2.5.b (références du groupement)
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Plan de recherche détaillé
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Objectif général, résultats attendus et aspects innovants
L’objectif général du projet est de s’appuyer sur les besoins opérationnels des acteurs locaux de l’eau pour vulgariser et diffuser les dernières connaissances scientifiques sur le climat en vue d’applications territoriales opérationnelles d’adaptation aux changements climatiques.
Il s’agit d’un projet de recherche appliquée qui vise à rendre plus accessibles et opérationnelles les données scientifiques sur le changement climatique en vue de l’élaboration d’une stratégie d’adaptation.
L’appropriation des données climatiques par les utilisateurs finaux est au centre du projet. C’est pourquoi seront évalués :
le niveau de connaissance des scénarios climatiques existants des parties prenantes,
l’influence des évolutions climatiques sur leur prise de décision,
leur besoin d’information complémentaire tant en termes de données que d’incertitude.
Une étude bibliographique poussée sur les méthodes existantes de traitement des données climatiques et sur la descente d’échelle sera effectuée tout en s’appuyant le plus possible sur le « service climatique » mis à disposition par le projet DRIAS.
Une attention particulière sera portée à la reproductibilité de la méthode sur d’autres territoires.
Le principal résultat attendu est l’implication des parties prenantes à la démarche d’appropriation des données climatiques.
Pour ce faire, un outil de diffusion de l’information climatique et de son incertitude sera élaboré. Il devra être le plus pédagogique possible.
Un autre point important est la co-élaboration d’un scénario d’adaptation au changement climatique à l’aide d’un outil d’aide à la décision en matière de gestion de l’eau (l’outil utilisé est décrit plus en détail dans l’annexe). Il illustrera ce qui peut être fait à partir des données climatiques.
Enfin, une méthode d’appropriation reproductible sur d’autres territoires sera mise au point.
Le principal aspect innovant repose sur la place centrale qu’occupent les parties prenantes dans le projet. On part des besoins de ces utilisateurs finaux pour exploiter les données climatiques, on les inclut au processus d’élaboration des stratégies d’adaptation.
La présentation des informations climatiques sous forme de cartographies interactives avec la possibilité de télécharger des fiches complètes est un point relativement innovant.
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Sites et cas retenus, en justifiant la pertinence de ce choix, en précisant les opérations terrain, le calendrier envisagé et les co-financements s’il y a lieu.
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Territoire retenu : Les gorges de l’Ardèche
Les gorges de l’Ardèche sont intégrées au réseau Natura 2000 depuis 1998 et la Réserve Naturelle des Gorges de l’Ardèche est gérée par le SGGA (Syndicat de Gestion des Gorges de l’Ardèche,
http://www.gorgesdelardeche.fr)
Ce territoire a été retenu en raison de sa cohérence hydrologique, la place que prend la rivière dans l’activité, l’identité et la reconnaissance du territoire et des problématiques très variées auquel il est soumis : sécheresse, tourisme, agriculture,
eau potable,….
Par ailleurs, la forte implication des acteurs locaux (voir lettres d’appui des élus locaux) est un prérequis nécessaire dans un projet qui vise à les mobiliser. Les acteurs locaux seront interviewés, des ateliers participatifs seront mis en place pour co-construire des stratégies d’adaptation et nous organiserons enfin une restitution finale destinée à tous les acteurs locaux.
A titre illustratif, selon les conclusions du projet CLIMFOUREL (Climat‐Fourrages‐Elevage) réalisé par l’INRA, cette zone doit dorénavant être considérée comme méditerranéenne d’un point de vue climatique (voir en annexe les principales conclusions de ce projet).
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Calendrier envisagé : 24 mois
4 réunions sont prévues dans ce projet :
Une réunion de lancement du projet entre les partenaires. M1
Trois réunions semestrielles qui comprendront M6, M12, M18
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Un atelier de travail entre partenaires
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Une réunion du comité de suivi incluant les parties prenantes du territoire
Un workshop final M24
La méthode employée est la participation des parties prenantes dans toutes les étapes du projet. L’approche employée est « bottom-up », on part du besoin d’information pour traiter les données scientifiques.
Un outil d’aide à la décision nommé Strateau sera employé pour élaborer les stratégies d’adaptation et observer leurs impacts en termes de quantité et de qualité d’eau.