Huit domaines d’activité émergents



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Conférence de presse

jeudi 26 janvier 2012


De nouveaux cursus d’ingénieur

vers des métiers en émergence

INSA de Toulouse, bâtiment administratif, 135 avenue de Rangueil, 31077 Toulouse cedex 4



http://www.insa-toulouse.fr/fr/plan_d_acces.html


Anticiper : une nécessité


Même si la crise économique actuelle semble encore les épargner, le mouvement actuel de désindustrialisation du pays amène à réfléchir au rôle et à l’avenir des ingénieurs français.

Certaines de leurs activités actuelles seront à moyen terme délocalisées dans les pays à bas coût, alors que d’autres sont amenées à se développer.
A l’issue d’une concertation approfondie avec ses partenaires, l’INSA de Toulouse a mis en place à la rentrée 2011 de nouveaux parcours de formation afin d’anticiper ces évolutions.

Riche de huit départements de formation, couvrant un large spectre des disciplines de l’ingénierie (allant de l’informatique et des réseaux au génie civil en passant par la biochimie, le génie des procédés, les mathématiques appliquées, la physique, l’électronique et l’automatique, la mécanique) l’école a conçu des parcours originaux, pluridisciplinaires et évolutifs, pour préparer ses étudiants aux fonctions et métiers repérés en émergence.

Un leitmotiv : former des ingénieurs « durables », orientés vers des secteurs porteurs et aptes à évoluer au long de leur vie professionnelle ultérieure.

Une désindustrialisation rapide
Depuis le début des années 80, la France a perdu plus du tiers de ses emplois industriels. La contribution du secteur est passée de 24% de l’activité du pays en 1980 à moins de 12% aujourd’hui.
La situation s’est fortement détériorée dans les dernières années. Les hauts niveaux de qualification sont désormais concernés, atteints par une concurrence grandissante. La délocalisation par Peugeot d’une partie de sa R§D a frappé les esprits. Ce n’est pas un cas à part.

 

« Etant donné la quantité de diplômés en informatique que fournit chaque année l’Inde, nous passerons un jour à 50% d’Indiens dans nos effectifs»,



Paul Hermelin, directeur général de Capgemini (Le Monde, 14 janvier 2012)

Dans ce contexte, quel rôle, demain, pour l’ingénieur en France?
Certaines écoles ont pris acte de l’évolution et fait le choix de former des « ingénieurs-managers » sans ancrage fort dans l’univers industriel.
Pourtant, la société actuelle se heurte à des défis de taille : concevoir des produits recyclables afin de limiter le gaspillage des ressources, accroître l’efficacité énergétique, améliorer la qualité de vie dans les villes, sécuriser les systèmes embarqués, mieux maîtriser les risques industriels…
Des ingénieurs pourvus de compétences technologiques de haut niveau, à la frontière du savoir, sont plus que jamais nécessaires pour que la France se positionne sur ces marchés d’avenir, à l’échelle nationale ou mondiale.

Des « chefs d’orchestre » pour piloter des systèmes complexes
Mais l’avenir n’est pas aux spécialistes dotés d’un savoir-faire unique. Les ingénieurs « chefs d’orchestre », capables de développer et coordonner des systèmes complexes seront les mieux armés pour faire face à la concurrence croissante des ingénieurs issus de pays en développement.
Un impératif pour l’ingénieur de demain : combiner des compétences de pointe dans des domaines complémentaires.
La forte pluridisciplinarité de l’INSA de Toulouse, avec ses 8 départements de formation, est un atout majeur dans ce contexte. Elle a permis de créer des cursus transversaux originaux, centrés sur des secteurs repérés comme émergents et combinant à chaque fois des compétences d’ordinaire rarement réunies.


Huit domaines d’activité émergents

Nous avons identifié, avec nos partenaires socio-économiques, huit métiers d’avenir pour lesquels nous avons conçu des parcours de formation, organisés autour de projets concrets et combinant des compétences multiples que peu d’ingénieurs réunissent aujourd’hui.

- Génie urbain

- Ingénierie du risque

- Energie

- Ingénierie des systèmes

- Systèmes embarqués critiques

- Ingénierie des nanotechnologies

- Biologie des systèmes

- Modélisation numérique multiphysique

Organisés de manière souple, en fonction des besoins, ces parcours sont aptes à évoluer s’il le faut. Ils combinent, autour de projets technologiques concrets, des enseignements proposés par les différents départements de l’INSA de Toulouse, adossés à chaque fois à des laboratoires de recherche de haut niveau.

Ces parcours pourront à terme être ouverts aux élèves des autres établissements du PRES Université de Toulouse, notamment du futur collège d’ingénierie Toulouse Tech.

Ingénierie du risque

Fukushima est encore dans tous les esprits. La création de nouveaux produits ou procédés a pour but l’amélioration de notre qualité de vie mais elle est également source potentielle de dommages. Les toulousains le savent bien, victimes en 2001 du plus sévère accident industriel français de ces dernières décennies, l’explosion de l’usine AZF.

Dans un contexte où les exigences règlementaires se font de plus en plus sévères, les entreprises recrutent et vont recruter de plus en plus d’ingénieurs spécialistes du risque technologique.

Le parcours de formation proposé par l’INSA de Toulouse dans ce domaine a lieu dans un cadre international, tout en anglais. Les ingénieurs y apprennent les modèles d’identification, d’analyse et de traitement des risques ainsi que leurs usages dans plusieurs grands domaines : sécurité des procédés, risque toxique sur la santé humaine et l’environnement (dont chimique et nucléaire), sécurité des systèmes et des ouvrages d’art…  

La formation bénéficie largement de la pluridisciplinarité de l’INSA de Toulouse. Elle inclut des compétences en automatique, génie biologique, génie civil, génie des procédés, mécanique, physique, informatique et réseau. L’impact des systèmes de management et les facteurs humains et organisationnels de la sécurité sont également enseignés. Ces compétences transverses sont indispensables pour une maitrise efficace et efficiente des risques technologiques des systèmes complexes que sont les unités de production d’énergie, le transport aérien ou ferroviaire, ou encore les systèmes de santé. Pour fournir cette diversité de compétences, cette formation a été créée et est animée en collaboration étroite avec les Ecoles de l’INP de Toulouse, et constitue un exemple des apports d’une coopération inter-établissements dans le cadre du PRES « Université de Toulouse ».



Gilles Motet, responsable du parcours de formation est également directeur scientifique de l’Institut pour une Culture de Sécurité Industrielle (ICSI), créé à Toulouse après l’explosion d’AZF, et rassemblant les plus grands industriels français et l’ensemble des parties prenantes (élus, organisations non gouvernementales, syndicats, universitaires).

Contact : gilles.motet@insa-toulouse.fr

Génie Urbain 

L’attention de plus en plus grande portée aux questions d’environnement et plus généralement de développement durable amène les élus territoriaux à s’entourer de nouvelles compétences pour organiser la ville de demain et notamment gérer les réseaux qui irriguent les territoires : eaux usées et eau potable, gaz, électricité, fibre optique, routes, transports en commun, collecte des déchets, mais aussi gestion de l'espace public et de l'espace bâti. 

Les ingénieurs en génie urbain, qu’ils exercent dans des cabinets conseil ou au sein des collectivités territoriales, doivent réunir des compétences techniques fortes (en génie civil ou en génie des procédés), une bonne connaissance des modes de fonctionnement et des enjeux de ces collectivités, avec une ouverture sur les sciences humaines et sociales.

Ces atouts doivent leur permettre le dialogue avec leurs partenaires, urbanistes, architectes, paysagistes, sociologues, économistes, géographes et élus territoriaux, dans la production et la gestion de projets complexes.

Eu égard aux besoins qui vont aller croissants, les rares formations actuelles diplôment des ingénieurs en génie urbain en nombre insuffisant. 60% de la population mondiale vivra dans des

villes en 2030, rendant la question environnementale aigüe. Les débouchés du parcours Génie Urbain se situent donc à la fois en France et à l’international.

La formation dispensée à l’INSA de Toulouse bénéficie des activités de l’Institut de la Ville, créé à Toulouse pour fédérer et stimuler les recherches pluridisciplinaires consacrées au fait urbain.



Contact : luc.adolphe@insa-toulouse.fr,

Energie

 L’Association Pour l’Emploi des Cadres (APEC) affiche actuellement des estimations de recrutement d’environ 400 jeunes ingénieurs par an dans les domaines de l’efficacité énergétique et de la production d’énergie par des sources renouvelables. Dans un contexte de remise en cause de la filière nucléaire et d’augmentation croissante du prix des énergies fossiles, ce secteur d’activité est amené à croître fortement dans les années qui viennent.

Conscient des besoins en termes de compétences, l’INSA de Toulouse propose un parcours innovant, faisant une grande part aux travaux sur projets, avec par exemple, la mise au point d’un vélo à assistance électrique expérimental puisant son énergie de façon optimale d’un ensemble de sources constitué d’un panneau photovoltaïque, d’une batterie rechargeable, de super-condensateurs et d’une pile à combustible... 

Positionné sur la production d’énergie par voies alternatives et renouvelables (photovoltaïque, bioénergie, éolien…), le parcours aborde également l’utilisation rationnelle de l’énergie, son stockage, la gestion des réseaux et les matériaux innovants associés.

La formation pluridisciplinaire combine des compétences en automatique, génie électrique, mécanique, physique, génie biochimique, génie des procédés et génie civil. Elle s’appuie fortement sur les compétences des laboratoires de recherche liés à l’école.

Contact : Maria-Aurora Fernandez, mafernan@insa-toulouse.fr
Ingénierie des Systèmes

En 2011, une unique société française, Assystem, a recruté à elle seule près de 500 ingénieurs systèmes pour accompagner ses clients des secteurs de l'aéronautique, du spatial, du ferroviaire, de la défense... C’est dire si ce nouveau profil est recherché.

Développer et produire des systèmes technologiques complexes dans un contexte collaboratif international, associer des technologies mulitples interagissant fortement, prendre en compte dès la conception des produits l’ensemble de leur cycle de vie jusqu'au retrait de service et au recyclage... tel est le rôle clef de l’ingénieur en ingénierie des systèmes. La formation INSA dote l'Ingénieur de compétences liées aux méthodologies adaptées à la complexité, à la définition des architectures, au prototypage virtuel et à la technologie, avec un focus particulier sur les compétences de haut niveau en informatique, automatique, électronique et mécanique pour les systèmes combinant puissance et information.

Ce métier bénéficie de la conjoncture favorable à l’aéronautique mais il est indispensable au développement des produits plus performants, pour lesquels les pays émergents ne disposent pas des compétences transverses et méthodologiques nécessaires.


A l’INSA de Toulouse, la formation proposée, pluridisciplinaire, comprend des enseignements à la pointe dans des domaines tels que « l’ingénierie des exigences » qui permet, grâce à des méthodologies spécifiques et des outils logiciels, de décliner les besoins des utilisateurs en exigences fonctionnelles puis technologiques hiérarchisées.

Contact : Jean-Charles Maré, jean-charles.mare@insa-toulouse.fr
Systèmes Embarqués Critiques

Présents dans les téléphones portables mais également les avions, les voitures, les trains, les satellites, les « systèmes embarqués », logiciels et matériels intégrés, sont de plus en plus répandus, miniaturisés et puissants.

Le secteur, en pleine expansion, accorde une importance extrême aux impératifs de sûreté, dont il est tenu compte dès la conception des systèmes, car s'il arrive que l’un d’eux subisse une défaillance, cela met en péril des investissements importants et souvent des vies humaines.

La formation proposée à l’INSA de Toulouse permet aux étudiants, qu’ils soient spécialisés au départ en automatique et électronique ou bien en informatique et réseaux, d’acquérir des compétences spécifiques les qualifiant pour travailler dans le domaine particulièrement porteur des systèmes embarqués « critiques » autrement dit, dont la fiabilité est vitale.



Contact : Colette Mercé, merce@insa-toulouse.fr

Biologie des Systèmes

La biologie des systèmes est basée sur la modélisation des systèmes biologiques, des cellules uniques à des organismes entiers. Cette science en plein essor au niveau mondial associe des méthodes issues de la biologie moléculaire, de l’informatique, des mathématiques et des sciences de l'ingénieur.

En plus d’applications médicales nombreuses, la biologie des systèmes pourrait avoir un impact important sur les biotechnologies. Elle a été identifiée comme une des priorités de la stratégie française de recherche et d’innovation. A titre d’exemple, l'Inde a prévu d'investir 1,6 milliards de dollars sur cette thématique de recherche, dans les cinq prochaines années.

Grâce à l’activité de ses chercheurs, au sein du Laboratoire d’ingénierie des systèmes biologiques et des procédés (LISBP), l’école bénéficie d’une reconnaissance académique internationale et de nombreux partenariats industriels dans le secteur des biotechnologies, ce qui est un atout important pour l’insertion des futurs ingénieurs.



Contact : Jean-Pascal Capp, capp@insa-toulouse.fr

Ingénierie des nanotechnologies

Les domaines des nano-biotechnologies, des nano matériaux, de la nano-physique et de la nano-chimie sont aujourd’hui porteurs d’innovations. Ils sont au cœur de la recherche académique toulousaine et ont vocation à dynamiser le tissu industriel en Midi-Pyrénées, en France et à l’international.

Pour permettre aux élèves ingénieurs de l’INSA de Toulouse spécialisés au départ en physique ou en biochimie de se saisir des opportunités offertes, une formation expérimentale aux nanotechnologies et à ses applications est proposée avec une approche ingénieur.

Elle intègre, à travers une approche expérimentale, les concepts, les technologies, la valorisation et l’impact environnemental. Les Ateliers d’ingénierie des nanotechnologies ont vocation à aborder des thématiques qui sont au cœur des enjeux de société : par exemple, les nanotechnologies pour les sciences du vivant, les nano-matériaux pour les technologies de l’information ou bien encore les nano-matériaux pour le stockage et la conversion de l’énergie.



Contact : Bertrand Raquet, raquet@insa-toulouse.fr

 

Modélisation numérique multiphysique 



Dans la réalité industrielle, la plupart des processus sont multiphysiques, dépendant à la fois des lois de la mécanique, de l’hydraulique, de l’acoustique, de l’électricité, du magnétisme… Pour des raisons d’économie ou d'excès de complexité, on ne les prend cependant en compte que séparément dans la plupart des études de simulation numérique.

En toute rigueur, la réalité exigerait bien souvent de considérer les couplages multiphysiques dès la construction du modèle et de réaliser des simulations prenant objectivement en compte les interactions et les couplages entre domaines.

Ce passage du modèle monophysique à la simulation multiphysique constitue un défi en train d’être relevé. Grâce aux avancées de la recherche, les outils deviennent matures et commencent à apporter des résultats chiffrables tant sur le plan technologique qu’économique.

L’objectif du nouveau parcours de formation proposé à l’INSA de Toulouse est d’initier les jeunes ingénieurs au développement et à l’utilisation de ces nouveaux modèles, susceptibles d’améliorer la performance de nombreuses réalisations industrielles.



Contact : J.C. Passieux, passieux@insa-toulouse.fr

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