Les telephones mobiles


- Études épidémiologiques



Yüklə 1,95 Mb.
səhifə15/54
tarix23.01.2018
ölçüsü1,95 Mb.
#40544
1   ...   11   12   13   14   15   16   17   18   ...   54

3- Études épidémiologiques




Etudes en population générale (6 articles)

L'étude de cohorte réalisée par Rothman et al (1996) n'a pas duré suffisamment longtemps car elle a dû être interrompue prématurément. L'absence de différence de mortalité entre les utilisateurs de téléphones "mains libres" ou "tenus main" après 3 ans d'exposition ne permet pas de tirer des conclusions. En effet, si un risque de cancer existait, il faudrait plus de temps pour qu'il se manifeste.


L'étude cas-témoins de Hardell et al (1999) en Suède n'a pas mis en évidence de risque augmenté de tumeur lié à l'utilisation du téléphone mobile, qu'il soit analogue ou digital. Les critiques de cet article sont par ailleurs développées dans une section de l’annexe.
Hocking (1998) a détecté par annonce 40 personnes qui présentaient des symptômes attribués à l'usage d'un téléphone mobile. Les principaux symptômes étaient des douleurs, un échauffement désagréable, une vision floue, des bourdonnements ou des vertiges. Il n'a été déclaré aucune crise d'épilepsie. L'équipe de Hansson-Mild (Oftedal et al, 2000) a montré une incidence identique de différents symptômes entre les utilisateurs de téléphones analogues et digitaux. Ces symptômes comprenaient des céphalées, un état de fatigue, et la sensation de chaleur sur ou derrière l'oreille ; leur survenue était associée au nombre et à la durée quotidienne des appels. L'enquête par questionnaire peut être à l'origine de biais dans la sélection des réponses.

Etudes en milieu professionnel (4 revues)
De nombreuses autres études ont porté sur les maladies et les décès en relation avec une exposition RF professionnelle ou de loisir (radio-amateurs). Les pathologies les plus incriminées sont les cancers lympho- et hématopoïétiques et les cancers du cerveau (18 articles).

- Cancer: Szmigielski (1996) a décrit un risque six fois plus élevé de cancer lympho et hématopoïétique dans le personnel militaire polonais professionnellement exposé aux RF. Cependant, cette étude présente des défauts importants qui limitent sinon annulent ses conclusions : les expositions des cas de cancers n'ont pas été évaluées par les mêmes équipes que celles de la population générale, la méthodologie statistique n'est pas correctement décrite et des données importantes manquent dans ce rapport. En dehors de cette étude, sur 9 autres publications, seule celle de Tynes et al (1992) montre un risque significativement augmenté - de leucémie chez les travailleurs dans l'électricité en Norvège. De même pour les cancers du cerveau, en dehors de l'étude de Szmigielski, 2 études sur 7, toutes deux de type cas-contrôle, retrouvent un risque significativement augmenté : celle de Thomas et al (1987) qui a évalué l'exposition à partir des titres des professions, et celle de Grayson (1996) pour laquelle le risque est faible même pour les expositions les plus intenses (RR = 1,39 ; IC95% = 1,01-1,90).

En résumé, il n'y a globalement pas d'indication d'un risque augmenté de cancer par l'exposition professionnelle aux RF, mais les paramètres sont variables entre les études et ne sont pas comparables à l'exposition aux téléphones mobiles. De nombreuses études ont une faible puissance statistique et plusieurs ont des défauts méthodologiques. C'est pourquoi l'absence de résultats positifs cohérents ne garantit pas que les champs RF des téléphones mobiles ne constitue pas un risque de cancer.



- Aspects sanitaires autres que le cancer (5 articles, 1 revue): Plusieurs études de cohortes professionnelles ont étudié la mortalité "non-cancer" et parfois la morbidité. Bien qu'elles n'aient pas mis en évidence de risque pour la santé, il semble raisonnable d'instaurer un suivi à long terme des travailleurs exposés à des champs RF intenses. Les experts recommandent de constituer un registre de ces travailleurs exposés et d'examiner les risques de cancer et la mortalité pour définir s'il y a un effet néfaste.



Exposition résidentielle autour d'émetteurs radio et télévision (8 articles)

Quelques excès non significatifs de leucémies chez des enfants ont été observés dans les études de Maskarinec et al (1994), de Dolk et al (1997a), de Hocking et al (1996). Une étude plus large de Dolk et al (1997b) était négative, tandis que McKenzie et al (1998) a montré que l'augmentation observée par Hocking ne concernait qu'un village sur trois et pouvait constituer un "cluster". Toutes les études de ce type ont les faiblesses des études écologiques, basées sur des données de cancer et d'exposition de population et non individuelles. Globalement l'évidence indique qu'il n'y a pas de risque pour la santé des personnes habitant près des stations de base où les niveaux d'exposition atteignent seulement une faible fraction des valeurs recommandées.




Téléphones mobiles et conduite automobile

Les études épidémiologiques de Violanti (1997, 1998) et de Redelmeier et Tibshirani (1997) ont clairement montré l’association entre le risque d’accident et la présence à bord ou l’usage de téléphones mobiles, qu’ils soient « mains libres » ou non. Les experts concluent qu’il n’y a donc pas de justification à légiférer différemment entre les téléphones tenus à la main, plus faciles à détecter, et ceux « mains libres ». En effet, le risque serait alors de donner l’impression de favoriser, ou au moins de tolérer, ce dernier usage.


La conclusion générale du rapport Stewart est exposée dans son avant propos : « L’équilibre des faits ne suggère pas que les technologies de la téléphonie mobile expose la population générale du Royaume Uni à un risque. Il existe une évidence préliminaire que les champs émis par ces technologies peuvent induire, dans certains cas, des effets biologiques subtiles, mais il est important de noter que de tels effets ne représentent pas nécessairement des menaces pour la santé ».

Conclusion générale du groupe d’experts sur le rapport Stewart : Ce rapport présente une description très précise et juste des systèmes de téléphonie mobile et des champs qu’ils émettent, dans l’air et dans les tissus de la tête. Les rappels physiques sur les champs électromagnétiques et les mécanismes d’interaction démontrés ou hypothétiques sont bien développés17.La littérature de référence, quoique extensive, n’est pas exhaustive.



Le groupe d’experts constate que l’analyse des effets biologiques et sanitaires dans ce rapport prend aussi bien en compte les effets des fortes intensités que des faibles intensités, ce qui peut être trompeur. Le niveau d’exposition est parfois insuffisamment précisé, souvent qualitativement (intensité «très faible, faible, moyennement élevée, forte»), ce qui peut prêter à confusion ou permettre des erreurs d’interprétation quant aux valeurs que ces termes recouvrent. C’est ainsi qu’un même niveau de DAS de 55 W/m² semble être considéré comme «faible» (§ 5.138), tandis que quelques pages auparavant, 100 W/m² est identifié comme «très haute intensité» (§ 5.128) ; l’interprétation des effets attribués aux champs électromagnétiques à cette intensité peut alors être éminemment variable, mais constitue une source d’erreur de jugement non négligeable. De la même manière, l’amplitude des effets observés n’est pas toujours indiquée, ce qui rend difficile leur interprétation en termes de conséquences sanitaires.
Certains résultats sont considérés dans ce rapport comme ne relevant pas du contexte de la téléphonie mobile : par exemple, l’influence sanitaire d’effets des radiofréquences modulées à 16 Hz n’est pas envisagée sous prétexte que cette fréquence de modulation n’est pas utilisée en téléphonie mobile. Le groupe d’experts est réservé sur ce point car il est parfaitement concevable, en fonction des mécanismes qui régissent ce type d’effets, qu’ils puissent se produire à 217 Hz (fréquence actuellement utilisée) ou que l’évolution technologique justifie un jour l’utilisation de cette très basse fréquence de modulation. C’est également le cas des effets sur la transition de phase lipidique dans les membranes, et des effets sur l’électroencéphalogramme (EEG) : si l’on ne connaît pas les mécanismes à l’origine des effets observés, ni les conséquences éventuelles de ces effets sur le fonctionnement de la cellule ou de l’organisme, on ne peut les considérer comme non nocifs sous le seul motif que les conditions d’exposition ou biologiques dans lesquelles ils ont été observés ne correspondent pas aux conditions d’utilisation des téléphones mobiles.
Le groupe d’experts est d’accord sur le fait qu’il y a une nette évidence que l'exposition aux signaux des téléphones mobiles, à des intensités respectant les recommandations de l'ICNIRP, a des effets directs à court terme sur l'activité électrique du cerveau et les fonctions cognitives. Il est urgent d'en étudier les conséquences possibles sur la santé, car s'il y en a, et si un seuil peut être défini, les recommandations devront être revues. Il est aussi important de préciser si ces effets sont produits par une élévation locale de température ou, comme cela semble possible, par un mécanisme "non-thermique". Le même accord existe sur les études expérimentales, qui ne suggèrent pas d'effet néfaste sur le cœur, le sang ou le système immunitaire, mais le groupe d’experts observe que les données sont moins riches pour la reproduction et le développement.
Un certain nombre de personnes signalent des symptômes tels que des maux de tête, de la fatigue et une perception de chaleur derrière l'oreille pendant ou peu après l'utilisation d'un téléphone mobile. Il n'est pas clair à quel point ces symptômes sont réellement dus aux champs RF. Cela appelle de nouvelles études. L'évidence épidémiologique à ce jour ne suggère pas que l'exposition RF provoque le cancer, ce qui est cohérent avec l'absence d'effets mutagène, initiateur ou promoteur démontré des RF en dessous des valeurs recommandées. Cependant l'utilisation des téléphones mobiles est trop récente pour permettre une évaluation épidémiologique décisive, et la possibilité d'une association entre la technologie de la téléphonie mobile et le cancer ne peut pas être exclue à ce stade.

Un seul risque sérieux pour la santé de la téléphonie mobile a été clairement établi : celui de l'incidence augmentée d'accident de la circulation quand le conducteur utilise un téléphone mobile. Ce risque est équivalent pour un téléphone "mains libres" ou "tenu en main", car il provient de la distraction lié à la conversation plus que de la gêne à diriger le véhicule ou d'un effet direct du champ RF sur le cerveau.
Au total, le groupe d’experts juge que l’information apportée par ce rapport est très riche et pertinente ; il en partage les conclusions, pour l’essentiel.

ANALYSE DES RAPPORTS « Mc Kinlay » et cost 244 bis
Rapport remis à la DG XIII en septembre 1996 et sur sa mise à jour par le COST 244 bis en 1999
Le rapport « McKinlay », du nom du responsable du groupe d’experts, a été écrit en neuf mois par dix experts. Il avait été commandé par la DG XIII18 de la commission européenne pour fournir des recommandations sur la recherche à effectuer en Europe sur les effets sanitaires éventuels des téléphones mobiles. Il s’agissait là du premier rapport important de cette nature. Les experts avaient été choisis directement par la commission et étaient chargés d’émettre des recommandations basées sur l’état des connaissances, sur le contenu de la recherche à effectuer et l’organisation de la recherche  (mise en place de « pare feux » et financement).
En 1998, la DG XIII a demandé au membres du COST “244 bis” de mettre à jour les données bibliographiques et les recommandations du rapport McKinlay. Ce rapport désigné ci-après comme le rapport COST 244, a été remis à la DG XIII en juin 1999, après la tenue à Bordeaux en avril 1999 d’un colloque intitulé « Future European Research on Mobile Communications and Health ». Chercheurs de l’Université et de l’industrie étaient associés pour la réalisation de cette tâche. La critique donnée ci-dessous prend en compte l’ensemble des deux rapports.
1. Etudes concernant le système nerveux et les comportements (47 études en 1996 ; 18 supplémentaires en 1999)
a- Etudes in vitro (11 études citées en 1996)
Conclusions résumées : Les quelques études pratiquées sur des préparations nerveuses ne sont pas concluantes car un effet thermique est souvent présent, sauf quand la thermorégulation est correctement effectuée et, dans ce cas, les résultats sont négatifs.

Les études anciennes sur l’efflux de l’ion calcium des membranes de cellules nerveuses, soumises à des micro-ondes ne sont pas non plus concluantes car les conditions d’exposition n’étaient pas bien connues et des études de réplication se sont avérées négatives.




  • Calcium : Plusieurs observations de relargage d’ions calcium de la membrane de cellules nerveuses ont été faites sur des cerveaux de poussins. L’effet ne se produisait que pour des fréquences de modulation entre 6 et 20 Hz. Certains auteurs n’obtenaient l’effet que pour des valeurs particulières de la puissance (effets « fenêtre »). D’autres auteurs ont été incapables de reproduire ces résultats.

  • Potentialisation à long terme: Scott et Tattersall (1999) ont étudié l’effet d’exposition à 700, 900 et 1800 MHz (continu et GSM) pendant 10 min sur des tranches de cerveau de rat. Ils ont observé une altération de la potentialisation à long terme (un des mécanismes de mémorisation), indépendante de la nature du signal.

  • Expression de gènes. Ivaschuk et coll (1997) ont exposé des cellules nerveuses PC12 traitées par le NGF19 à 836.55 MHz (signal TDMA20, DAS de 0.41-41 mW/kg) pendant 20, 40, et 60 minutes. Aucune modification de l’expression de l’oncogène c-fos n’a été observée tandis que celle de c-jun était augmentée au plus haut niveau de DAS, mais seulement après 20 minutes d’exposition.


b- Etudes chez l’animal (34 études citées en 1996, 6 supplémentaires en 1999, 12 en cours)
Conclusions résumées :

Electrophysiologie : L’effet acoustique ou “clic micro-onde” a été largement étudié et est maintenant bien compris. Il s’agit d’une stimulation directe de la cochlée par une onde thermo-élastique générée par l’absorption des micro-ondes par le liquide céphalorachidien. Il ne se produit que pour des impulsions suffisamment énergétiques.
Neurotransmetteurs et hormones : Les données disponibles semblent indiquer que les effets observés sont de nature thermique. Les études récentes sur les niveaux de neurotransmetteurs chez le rat (dopamine, noradrénaline et GABA) ont été négatives.
Barrière hémato-encéphalique De nombreuses études ont été pratiquées sur l’effet potentiel des micro-ondes sur la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique (BHE). La plupart des études anciennes étaient faites à des niveaux thermiques, mais les conclusions des études récentes réalisées avec des signaux de téléphonie mobile sont difficiles à évaluer. Les effets sont contradictoires sauf à niveaux d’exposition élevés. Il est donc concevable que les effets soient dus à des augmentations de la pression artérielle causée par le stress de confinement dans les systèmes d’exposition.


  • Fritze et coll (1997) ont montré que les micro-ondes des téléphones mobiles ne provoquaient pas d’extravasation de protéines pour des DAS inférieurs à 7,5 W/kg chez des rats dont la tête était exposée dans un “carrousel”.

  • Le groupe de Salford et Persson a effectué une longue série d’études sur des rats soumis “corps-entier” à différents signaux. Ils ont rapporté une augmentation de 50 % de la perméabilité pour des DAS inférieurs à 0,3 W/kg (GSM 900 et 1800 ; Persson et al., 1999). Au-dessus de ce seuil, la perméabilité augmentait rapidement avec la puissance.

  • Récemment, Tsurita et coll. (1999) ont exposé des rats dans un carrousel à 1,439 GHz et n’ont détecté aucune augmentation de la perméabilité de la BHE pour des DAS allant jusqu’à 10 W/kg.


Mémoire : Une étude datant de 1994 avait montré des effets délétères sur l’apprentissage de rats soumis à des micro-ondes pulsées (mémoire de travail). Depuis cette date, un seul essai de réplication a été tenté avec un signal de faible puissance à 900 MHz, et s’est soldé par un échec.


  • En 1999, Sienkiewicz et coll ont tenté d’adapter l’expérience de Lai sur des souris soumises à des expositions de 45 minutes (GSM 900, DAS de 0,05 W/kg). Les animaux étaient ensuite placés dans des labyrinthes à 8 bras. Aucun effet sur l’apprentissage ne fut observé à ce faible niveau de puissance.


Expression des gènes et études de stress: Plusieurs études ont été menées sur les protéines de choc thermique (ARNm). Seules des expositions pulsées ou continues à niveau élevé ont conduit à des augmentations de l’expression des gènes. Dans le cerveau, l’expression du gène c-fos correspond souvent à un stress d’origine thermique ou autre. La mesure de c-fos a donc été utilisée dans deux études qui n’ont montré d’altérations qu’à des niveaux thermiques.


  • Fritze et coll (1997) ont étudié le stress, l’apoptose, et la prolifération de cellules de cerveau de rats exposés à des signaux de téléphonie mobile tandis que Morrissey et coll en 1999 effectuaient ces études sur la souris. Dans les deux cas, des augmentations de l’expression de c-fos et d’autres gènes ont été observées mais seulement au plus haut niveau de DAS. (environ 7 W/kg)




  1. Etudes chez l’homme (4 études citées en 1996, 8 supplémentaires en 1999)

En raison de la proximité entre le téléphone mobile et la tête de l’utilisateur, une partie importante de l’énergie absorbée se trouve proche du cerveau. Des études d’électrophysiologie et des fonctions neuronales ont donc été faites. La plupart de ces études ont été pratiquées sur l’homme.


Conclusions résumées : Les études sur l’EEG et le sommeil ont montré des altérations mineures. Des expérimentations dans des conditions très rigoureuses devraient être effectuées pour confirmer ces résultats et permettre de les interpréter.
Commentaires du groupe d’experts sur les effets concernant le système nerveux et le comportement : Les deux rapports sont très complets, et montrent bien la part importante qu’a pris ce thème dans le contexte des effets sanitaires des téléphones mobiles. Aucune étude effectuée in vitro n’a effectivement mis en évidence d’effet à des niveaux non thermiques, bien que certaines études méritent d’être dupliquées. Chez l’animal, il est exact que les effets sur la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique sont à étudier de manière soutenue et que des marqueurs du stress seraient utiles pour déceler des effets sur le fonctionnement cérébral. Chez l’homme, il est juste de recommander des études sur le sommeil avec exposition diurne, ce qui n’a pas encore été effectué.

2. Etudes concernant le cancer
a- Etudes expérimentales
Conclusions résumées :

Etudes de génotoxicité in vitro (11 études en 1996, 9 supplémentaires en 1999, 2 en cours ou prévues)

La plupart des résultats obtenus avant 1996 étaient négatifs pour des niveaux non thermiques. Les études récentes sur les dommages à l’ADN, les échanges de chromatides sœurs, micro-noyaux et cycle cellulaire ont également été négatives. Certains résultats indiquent une synergie potentielle entre micro-ondes et facteurs mutagènes.




  • Des effets de faible amplitude ont été rapportés par Maes et al. (1996, 1997) montrant une action de synergie entre des champs RF et un agent mutagène (mitomycine C) sur des lymphocytes humains (935.2 MHz CW et GSM, 2 heures d’exposition à 0.3-0.4 W/kg).

  • Phillips et al. (1998) ont observé des effets de directions opposées sur des lignées de lymphocytes (signaux de téléphones mobiles américains). Les niveaux de DAS étaient très bas (2,4-26 mW/kg).


Etudes de génotoxicité in vivo (11 études en 1996, 7 supplémentaires en 1999, 3 en cours ou prévues)

La plupart des études ont été réalisées à des niveaux de DAS élevés correspondant à des effets thermiques. Néanmoins, une série d’études portant sur la fragmentation de l’ADN dans des cerveaux de rats exposés à des micro-ondes pulsées, a fourni des résultats positifs qui n’ont pas depuis été répliqués.




  • En 1996, Lai et Singh ont publié leurs résultats sur les ruptures de l’ADN dans les cellules de cerveaux de rats exposés, corps-entier, pendant 2 heures, à des micro-ondes pulsées ou continues (2450 MHz, DAS de 1.2 W/kg). Le test dit de « comètes » était utilisé et le nombre de ruptures de l’ADN était augmentée de manière significative. En 1997, le même groupe rapportait l’inhibition de l’effet par des antioxydants.

  • Malayapa et coll (1998) ne purent retrouver les effets en utilisant le même protocole et le même système d’exposition (micro-ondes continues). Depuis, le même groupe a également échoué dans leur réplication de l’expérience de Lai et Singh avec cette fois des micro-ondes pulsées (Lagroye et coll, 1999). De même, l’expérience de Hook (1999) sur le même modèle biologique mais avec des signaux de téléphonie mobile a été négative.


Etudes in vitro sur des modèles de cancer (7 études citées en 1996, 9 supplémentaires en 1999, 15 en cours ou prévues)
Prolifération cellulaire

Plusieurs études de prolifération ont été effectuées sur des cellules en culture soumises à des signaux micro-ondes avec des résultats contradictoires ou non confirmés.




  • Le groupe de Cleary avait décrit des effets sur la prolifération de cellules CHO (Cao et coll., 1995) et de lymphocytes (Cleary et coll., 1996), exposés à des micro-ondes de forte puissance (2450 MHz 25 W/kg) dans des conditions isothermes. Depuis, Shi et al. (1999) n’ont pas observé les mêmes effets en utilisant un système d’exposition identique mais en contrôlant mieux la température.

  • Dans des expériences sur des mastocytes exposées à des micro-ondes à 835 MHz et 8,1 mW/cm2, Donnellan et coll. en 1997 ont observé une augmentation de la prolifération. Aucune indication de DAS et donc d’échauffement n’ était donnée.

  • Récemment, Stagg et coll. (1997), ont exposé des cellules C6 de gliome à 836.55 MHz (signal pulsé de téléphonie mobile), pendant deux semaines à bas niveau (mW/kg). Une faible augmentation de l’incorporation de thymidine tritiée était observée dans certaines expériences sans que la prolifération, mesurée à partir d’un comptage de cellules, soit affectée.




                Transformation cellulaire

                Après l’étude du groupe de Balcer Kubiczek datant 1991, qui avait montré un effet dose de micro-ondes modulées associées à des promoteurs de tumeurs sur la transformation de cellules C3H 10T1/2, deux études de transformation récentes, réalisées avec des signaux le téléphonie mobile, se sont révélées négatives (Cain et coll., 1997 ; Malyapa et coll. 1997)






Yüklə 1,95 Mb.

Dostları ilə paylaş:
1   ...   11   12   13   14   15   16   17   18   ...   54




Verilənlər bazası müəlliflik hüququ ilə müdafiə olunur ©muhaz.org 2024
rəhbərliyinə müraciət

gir | qeydiyyatdan keç
    Ana səhifə


yükləyin