Theocentrisme



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Jean Damascène Hom 1 in Transfig 16, PG 96,570: Voyez l'astre du soleil, comme il est beau, comme il est rayonnant, comme il est brillant et désirable, comme il est fulgurant et resplendissant. Voyez la vie, comme elle est douce et digne d'être aimée ; comme chacun s'efforce de l'entretenir, et fait tout pour ne pas la perdre. Combien davantage ne faut-il pas estimer la Lumière même, de qui toute lumière est illuminée ; combien n'est-elle pas plus désirable et plus douce ? Et la Vie même, de qui toute vie est vivifiée, dont toute vie participe, elle en qui tous ont Ac 17 la vie, le mouvement et l'être, combien n'est-elle pas plus aimable et plus agréable ?


Nul désir, nulle pensée qui soit totalement capable d'imaginer la mesure d'une telle surabondance de lumière et de vie ! Elle surpasse toute comparaison, elle dépasse toute mensuration. Comment pourrait-on en effet mesurer l'incirconscrit, et ce qui est incompréhensible à la pensée elle-même ? Une telle Lumière remporte la palme sur toute la nature créée. Elle est la Vie qui a vaincu le monde. Et comment ne serait-il pas bon de n'être pas séparé de ce bien suprême ? Elle n'était donc pas hors de propos, l'exclamation de Pierre.

Ambroise (Sermon sur la fuite du monde, 9, 52): "Courons comme les cerfs vers la source des eaux ; la soif ressentie par David, que notre âme la ressente aussi. Quelle est cette source? Ecoute David qui le dit : En toi est la source de la vie. Que mon âme dise à cette source : Quand pourrai-je venir et paraître devant ta face? Car la source, c'est Dieu."

(Sur la virginité, 99: SAEMO, XIV/2, Milan-Rome 1989, p. 81): « Le Christ est tout pour nous. Si tu veux soigner une blessure, il est le médecin; si tu brûles de fièvre, il est une fontaine; si tu es opprimé par l'injustice, il est justice; si tu as besoin d'aide, il est force; si tu crains la mort, il est la vie; si tu désires le ciel, il est la voie; si tu fuis les ténèbres, il est la lumière; si tu cherches la nourriture, il est un aliment »



Aug : Ce que l’h aime nous permet de savoir ce qu’il est. Pquoi s’étonner que celui qui aime le X et veut le suivre renonce à soi-même pour l’aimer? Car si l’h se perd en s’aimant soi-même, il doit sans aucun doute se trouver en se renonçant.

AUGUSTIN Commentaire sur Ière épître de saint Jean, II, 10 11.AIMER DIEU POUR LUI-MÊME

"N’aimez pas le monde, ni ce qui est du monde, dit Jean . Mais pourquoi n’aimerai-je pas ce que Dieu a fait? Que préfères-tu : aimer les choses du temps et passer avec le temps, ou ne pas aimer le monde et vivre éternellement avec Dieu?

Le fleuve des réalités temporelles nous entraîne ; mais comme un arbre au bord de ce fleuve, notre Seigneur Jésus-Christ est né… Le courant t'emporte-t-il? Cramponne-toi à l’arbre. L’amour du monde te roule dans son tourbillon? Tiens-toi au Christ. C'est pour toi, qu'il s’est fait temporel, afin que tu deviennes éternel. Lui, il s’est fait temporel, tout en demeurant éternel. Il a emprunté quelque chose au temps, mais sans s'éloigner de l’éternité. Toi, par contre, tu es né temporel, et par le péché, tu t’es ancré dans le temps. Toi, tu t'es ancré dans le temps par le péché ; lui, il est entré dans le temps par miséricorde pour te délivrer du péché.

Que l’Esprit de Dieu soit en toi pour te faire voir que tout ce que Dieu a fait est bon ! Mais mlheureux es-tu si, en aimant les créatures, tu abandonnes le Créateur ! Elles te semblent belles? Mais combien plus beau celui qui les a faites !

Que votre Charité soit attentive ! Des comparaisons peuvent vous instruire, afin d’empêcher Satan de se glisser en vous et de vous dire ce qu’il dit toujours : Mettez votre bien dans la créature ; pourquoi l’aurait-il faite, sinon pour que vous y trouviez votre bien? Et voilà les hommes qui s’enivrent, se perdent, oublient leur Créateur ! Et tandis qu’ils usent de la créature, non avec mesure, mais avec passion, ils méprisent le Créateur.

Supposons, mes frères, qu’un fiancé donne une bague à sa fiancée. Si celle-ci préfère la bague à son fiancé qui lui a acheté cette bague, ne surprend-on pas, dans cet attachement au cadeau du fiancé, un cœur adultère, bien que ce que cette jeune fille aime, cela soit le cadeau de son fiancé? Bien sûr, ce qu’elle aime, c’est ce que lui a donné son fiancé. Pourtant si elle disait : cette bague me suffit, mais lui, je ne veux plus le voir, quelle femme serait-ce là? Qui ne condamnerait cette folie? Qui ne convaincrait ce cœur d’adultère? Tu aimes l’or au lieu de l’homme, tu aimes la bague au lieu du fiancé. Si tels sont tes sentiments, si tu préfères la bague au fiancé, alors le gage qu’il t’a donné n’est plus lien d’amour, mais une cause d’aversion. En te donnant ce gage, le fiancé espérait être aimé pour lui-même à travers ce gage.

Si donc Dieu t’a donné toutes choses, aime-le, lui qui les a faites. Mais si tu aimes ces choses, même faites par Dieu, en négligeant le Créateur et en aimant le monde, ton amour ne sera-t-il pas tenu pour adultère?


Jean Chrysostome (26e Homélie sur l'Epître aux Hébreux, no 3.): Si nous voyons toujours Dieu avec les yeux de notre esprit, si notre pensée se porte sans cesse à se souvenir de Lui, tout nous paraîtra facile et léger ; nous supporterons tout, nous serons supérieurs à tout. Si celui qui se souvient de son ami relève son courage et se réjouit à son souvenir, comment celui qui se rappellera le Dieu qui a daigné nous aimer vraiment pourra-t-il être triste, ou effrayé, ou craindre le danger?

GdeNy /Ct 4 : L’Epouse dit Ct 2,4 LXX Ordonnez en moi la charité, afin que je donne à Dieu tt ce qui lui est dû et que pr chacun des autres je trouve la mesure qui convient.
K Rahner ~: Ne cherchons ni une évasion dans nos affaires ou même dans nos dévotions, ni des calmants dans le divertissement, le péché ou l'orgueilleux désespoir. Qd D ns semble loin, trop souvent c'est pq'il s'agit d'une fausse image de Dieu. (Pas le Dieu vivant et vrai, puisque c'est sa nature même de se dérober à tes prises et d'être rebelle à toute appellation, afin de pouvoir être précisément un Dieu à la mesure de ton cœur sans mesure. Le Dieu qui s'est éloigné de toi, c'est un Dieu qui n'existe pas ; rien de plus. Un Dieu dont tu voudrais t'emparer pour le mettre en idées, un Dieu à la mesure de tes courtes pensées et de tes sentiments trop courts; au fond, une respectable idole. Et tu t'affligerais d'une telle absence?

Allons, laisse-toi convaincre. Accepte tranquillement l'invasion de ce désespoir (hn) qui semble te ravir tout ce que tu as. Laisse-le boucher les issues de ton coeur et lui interdire apparemment toute échappée sur la vie, la plénitude, les grands horizons, Dieu. Mais que ce désespoir ne te ravisse pas l'espérance !

Car si tu tiens bon, si tu ne fuis pas le désespoir, si, au sein même de ce désespoir où te plonge l'absence de cette divinité de néant à laquelle tu don­nais le nom de Dieu, tu ne perds pas l'espérance dans le vrai Dieu (ah ! voilà bien déjà une grande merveille de la grâce !), alors tu prendras soudain conscience que cette prison ne te prive que d'une réalité finie et sans consistance, que son vide apparemment mortel n'est que le réceptacle immense d'un Dieu tout intime
AUGUSTIN Commentaire sur Ière épître de saint Jean, II, 10 11. AIMER DIEU POUR LUI-MÊME

"N’aimez pas le monde, ni ce qui est du monde, dit Jean . Mais pourquoi n’aimerai-je pas ce que Dieu a fait? Que préfères-tu : aimer les choses du temps et passer avec le temps, ou ne pas aimer le monde et vivre éternellement avec Dieu?

Le fleuve des réalités temporelles nous entraîne ; mais comme un arbre au bord de ce fleuve, notre Seigneur Jésus-Christ est né. Il a pris chair, il est mort, il est ressuscité, il est monté au ciel. Il a voulu en quelque sorte se planter au bord de ce fleuve des réalités temporelles. Son courant t'emporte-t-il? Cramponne-toi à l’arbre. L’amour du monde te roule dans son tourbillon? Tiens-toi au Christ. C'est pour toi, qu'il s’est fait temporel, afin que tu deviennes éternel. Lui, il s’est fait temporel, tout en demeurant éternel. Il a emprunté quelque chose au temps, mais sans s'éloigner de l’éternité. Toi, par contre, tu es né temporel, et par le péché, tu t’es ancré dans le temps. Toi, tu t'es ancré dans le temps par le péché ; lui, il est entré dans le temps par miséricorde pour te délivrer du péché. Quelle grande différence : voilà deux hommes en prison, un accusé et celui qui vient le voir ! L’un est sous le coup d’une accusation ,l’autre est venu par amitié. Nous étions détenus en cette vie mortelle par le péché ; lui, y est descendu par miséricorde. Il est venu vers le captif en rédempteur, non en accusateur. Le Seigneur a versé son sang pour nous, il nous a rachetés, il a changé notre destin en espérance. Nous portons encore une chair mortelle, mais nous avons le gage de l’immortalité future. Nous sommes ballottés sur la mer, mais déjà l’ancre de notre espérance est accrochée à un sol ferme.

Dès lors, n’aimons pas le monde, ni ce qui est du monde ! Car ce qui est dans le monde est "convoitise de la chair, convoitise des yeux et ambition du monde". Les voilà les trois concupiscences ! Que personne ne dise : Tout ce qui est dans le monde, c’est Dieu qui l’a fait. Pourquoi n’aimerai-je pas ce que Dieu a fait? Que l’Esprit de Dieu soit en toi pour te faire voir que tout cela est bon ! Mais malheur à toi si, en aimant les créatures, tu abandonnes le Créateur ! Elles te semblent belles? Mais combien plus beau celui qui les a faites !

Que votre Charité soit attentive ! Des comparaisons peuvent vous instruire, afin d’empêcher Satan de se glisser en vous et de vous dire ce qu’il dit toujours : Mettez votre bien dans la créature ; pourquoi l’aurait-il faite, sinon pour que vous y trouviez votre bien? Et voilà les hommes qui s’enivrent, se perdent, oublient leur Créateur ! Et tandis qu’ils usent de la créature, non avec mesure, mais avec passion, ils méprisent le Créateur.

Supposons, mes frères, qu’un fiancé donne une bague à sa fiancée. Si celle-ci préfère la bague à son fiancé qui lui a acheté cette bague, ne surprend-on pas, dans cet attachement au cadeau du fiancé, un cœur adultère, bien que ce que cette jeune fille aime, cela soit le cadeau de son fiancé? Bien sûr, ce qu’elle aime, c’est ce que lui a donné son fiancé. Pourtant si elle disait : cette bague me suffit, mais lui, je ne veux plus le voir, quelle femme serait-ce là? Qui ne condamnerait cette folie? Qui ne convaincrait ce cœur d’adultère? Tu aimes l’or au lieu de l’homme, tu aimes la bague au lieu du fiancé. Si tels sont tes sentiments, si tu préfères la bague au fiancé, alors le gage qu’il t’a donné n’est plus lien d’amour, mais une cause d’aversion. En te donnant ce gage, le fiancé espérait être aimé pour lui-même à travers ce gage.

Si donc Dieu t’a donné toutes choses, aime-le, lui qui les a faites. Mais si tu aimes ces choses, même faites par Dieu, en négligeant le Créateur et en aimant le monde, ton amour ne sera-t-il pas tenu pour adultère?
Augustin (+ 430), S 231, PL 38, 1107converti, a été baptisé par saint Ambroise à Pâques 387 Évêque d'Hippone en 395, il est l'un des plus grands théologiens chrétiens. Seigneur, vers qui pourrions-nous aller?»

Vous voulez être heureux, je le sais. Cite-moi un homme, un voleur, un scélérat, un fornicateur, un malfaiteur, un sacrilège, souillé par tous les vices, écrasé par toutes les ignominies et tous les crimes, qui ne veuille pas vivre heureux ! Je le sais, vous voulez tous vivre heureux ; mais d'où vient le bon­heur de l'homme? Vous ne voulez pas le chercher. Tu cherches l'or, parce que tu penses que l'or te rendra heureux. Mais l'or ne rend pas heureux. Pourquoi cherches-tu un bonheur mensonger? Pourquoi veux-tu en ce monde une position élevée? Parce que tu penses que l'estime des hommes et les fastes du monde te rendront heureux. Mais les fastes du monde ne rendent pas heureux. Pourquoi cherches-tu un bonheur mensonger?

Quoi que tu cherches d'autre, tant que tu le cherches dans le monde, tant que tu le cherches en aimant la terre, tant que tu le cherches en léchant la terre, tu le cherches dans le but d'être heureux, mais rien sur terre ne te rend heureux. Pourquoi ne cesses-tu pas de chercher un bonheur mensonger? Où donc trouveras-tu le bonheur?

Si le Christ l'a trouvé ici, tu le trouveras toi aussi.

Croyez, [dit le Seigneur], croyez que vous arri­verez au bonheur de ma table, quand je n'ai pas dédaigné le malheur de votre table. Il a pris ton malheur, ne te donnera-t-il pas son bonheur? Oui, il le donnera. Il nous a promis sa vie. Ce qu'il a réa­lisé est encore plus incroyable. Il nous a donné sa mort comme une avance. C'est comme s'il nous disait : je vous invite à ma vie, là personne ne meurt, là se trouve le vrai bonheur, là la nourriture ne se corrompt pas, là elle refait, là elle ne manque pas.

Voyez où je vous invite : au domaine des anges, à l'amitié du Père et de l'Esprit Saint, à un repas éternel, à mon amitié fraternelle ; enfin, je vous invite à moi-même, à ma propre vie.


Pierre Chrysol : [Au départ le fils prodigue] se quitte lui-même et passe tout entier de sa condition d'homme dans celle d'une bête, sans se souvenir de l'amour de son père, oublieux des grâces de son Créateur. « Combien de serviteurs de mon père ont du pain en abondance, quand moi, je meurs de faim ici. »

Lc 21, 34 « Veillez à ce que vos coeurs ne soient pas alourdis par l'ivresse et la beuverie. » il faut donc vider le ventre en le gouvernant par le jeûne pour que l'esprit, libéré de ce poids, puisse tendre fermement aux choses d'en haut, s'élever jusqu'aux vertus, pour qu'il puisse voler de toutes ses ailes jusqu'à la source de l'amour.

Élie nous le prouve : débarrassé du poids de son corps de chair par un jeûne sans interruption et consacré au Seigneur, il s'envola au ciel, vainqueur de la Mort (1 R 19, 8 et 2 R 2, 11

Il lui fit mettre des chaussures aux pieds. Pour que nos pieds soient chaussés quand nous annonçons la bonne nouvelle de l'Évangile, pour que soient bénis les pieds de ceux qui annoncent une bonne nouvelle de paix (Rm 10, 15).

Lc 15 Le fils aîné "entend les danses et ne veut pas entrer". Nous voyons cela de nos yeux chaque jour. Le peuple juif vient en effet jusqu'à la maison du père, c'est-à-dire l'Église. Il se tient dehors par jalousie. Il entend résonner la cithare de David, il entend le concert des voix concordantes des prophètes. Il entend les chants de danse de l'assemblée faite des peuples divers et ne veut pas entrer, se tenant dehors par jalousie. En jugeant son frère qui est de la même famille que lui sur ses moeurs d'autrefois, et en les prenant en horreur, il s'exclut lui-même des richesses paternelles, lui-même, il se retire des réjouissances de son père. Et tout ce qui est à moi est à toi. Comment? Parce que la Loi est pour toi, la prophétie pour toi, le temple pour toi, les sacrifices pour toi, le royaume pour toi, les présents pour toi, pour toi (ce qui est plus que tout) est né le Christ.
Higoumène Nikon 1894-1963 Témoins de la Lum p.139:

Science est fourvoiement si on lui accorde valeur absolue (preuve : péremptions successives)

Art est falsification consciente (quoique pas toujours reconnue)

Politique a quasiment toujours poussé aux mensonge, voire au meurtre (tentation pouvoir est puissante)

Vie hne est vanité des vanités, mesquinerie, remplie volontairement de futilités

règne du prince de mode, père du mensonge



La vie en X vous donnera une telle plénitude, compréhension de tte chose, joie spirituelle et fermeté, que la vie des personnes mondaines vous apparaîtra comme elle l’est en réalité) nulle, inintéressante, pauvre,pitoyable, vaine, pleine de commérages mesquins, de désagréments et souvent aussi de grandes souffrances. Tt ce qui est terrestre se dissipera comme le brouillard. Mais si notre âme est emplie uniquement de cela, que restera-t-il de nous?
Jean Tauler (vers 1300-1361), dominicain à Strasbourg Sermon 62 (trad. Cerf, 1980, p. 66 rev) « Que ton règne vienne »       Si on y regardait de près, on serait effrayé de voir comment l'homme cherche son bien personnel en toute chose, aux dépens des autres hommes, dans les paroles, les oeuvres, les dons, les services. Il a toujours en vue son bien personnel : joie, utilité, gloire, services à recevoir, toujours quelque avantage pour lui-même. Voilà ce que nous recherchons et poursuivons dans les créatures et même dans le service de Dieu. L'homme ne voit que les choses terrestres, à la façon de la femme courbée dont nous parle l'évangile, qui était tout inclinée vers la terre et ne pouvait pas regarder en haut (Lc 13,11). Notre Seigneur dit qu'on « ne peut pas servir deux maîtres, Dieu et la richesse », et il continue « cherchez d'abord », c'est-à-dire avant tout et par-dessus tout, « le Royaume de Dieu et sa justice » (Mt 6,24.33).       Veillez donc aux profondeurs qui sont en vous, et ne cherchez que le Royaume de Dieu et sa justice -- c'est-à-dire ne cherchez que Dieu, qui est le vrai royaume. C'est ce royaume que nous désirons et que nous demandons tous les jours dans le Notre Père. Le Notre Père est une prière bien élevée et bien puissante ; vous ne savez pas ce que vous demandez (Mc 10,38). Dieu est son propre royaume, le royaume de toutes les créatures raisonnables, le terme de leurs mouvements et de leurs inspirations. C'est Dieu qui est le royaume que nous demandons, Dieu lui-même dans toute sa richesse...       Quand l'homme se tient en ces dispositions, ne recherchant, ne voulant, ne désirant que Dieu, il devient lui-même le royaume de Dieu et Dieu règne en lui. Dans son coeur trône alors magnifiquement le roi éternel qui le commande et le gouverne ; le siège de ce royaume est dans le plus intime du fond de son âme.
Augustin ... Dieu vous disant : Demandez ce que vous désirez, qu'allez-vous lui demander? Faites effort de tout votre esprit, lâchez la bride à votre avarice, étendez, élargissez votre convoitise, autant que vous le pourrez ; car ce n'est pas le premier venu, c'est le Dieu Tout-Puissant qui vous dit : demandez ce que vous désirez. Si vous aimez des propriétés, vous désirerez toute la terre, de sorte que tous ceux qui naîtront soient vos fermiers ou vos serviteurs. Et que ferez-vous, lorsque vous posséderez toute la terre? Vous demanderez la mer, bien que vous ne puissiez y vivre. Dans ce genre d'avarice, les poissons seront mieux partagés que vous ; à moins que vous ne possédiez aussi les îles de la mer. Mais passez outre, demandez encore le domaine des airs, quoique vous ne puissiez pas voler. Etendez vos désirs jusqu'au ciel ; dites que le soleil, la lune et les étoiles vous appartiennent, parce que celui qui a fait toutes ces choses vous a dit : demandez ce que vous désirez. Cependant, vous ne trouverez rien qui ait plus de prix, vous ne trouverez rien qui soit meilleur que celui qui a fait toutes ces choses. Demandez donc celui qui les a faites, et en lui et par lui vous posséderez tout ce qu'il a fait. Toutes ces choses sont d'un haut prix, parce que toutes sont belles, mais qu'y a-t-il de plus beau que lui? Elles sont fortes, mais qu'y a-t-il de plus fort que lui? Et il n'est rien qu'il donne plus volontiers que lui-même. Si vous trouvez quelque chose de meilleur, demandez-le. Si vous demandez autre chose, vous lui ferez injure, et vous vous ferez tort à vous même, en lui préférant sa créature, alors que le créateur aspire à se donner lui-même à vous." (Enar. in Ps., 34, 12 - 1er discours).
SAINT AUGUSTIN Sermon Mai 12, PLS 2, col. 443-446. SUR LA ROUTE

Notre vie, frères très chers, est comme un exil, loin de la patrie des saints, la Jérusalem céleste. L’apôtre Paul l’enseigne très clairement : “Tant que nous sommes dans ce corps, dit-il, nous sommes exilés, loin du Seigneur”. Et puisque évidemment tout exilé a une patrie, car il n’est pas d’exilé sans patrie, nous devons savoir quelle est notre patrie, vers laquelle il nous faut nous hâter, après avoir laissé de côté tous les plaisirs et jouissances de cette vie. Nous devons savoir vers quoi nous tendons et que là seulement il nous sera permis de nous reposer. Car Dieu ne veut pas pour nous de vrai repos ailleurs que dans cette patrie : s’il nous donnait du repos ici aussi, ce ne serait pas une joie pour nous de revenir là-bas. Il nous faut donc nous hâter vers cette patrie, et savoir que nous sommes pèlerins et en route.

Tout homme qui ne croit pas encore au Christ n’est pas sur la route : c’est un errant ; il cherche une patrie, mais il ne la connaît pas, il ne sait où elle se trouve. Que dis-je : il cherche une patrie? Toute âme cherche le repos, cherche le bonheur. Tout homme crie qu’il veut être heureux ; mais par où aller vers ce bonheur, où trouver ce bonheur, cela les hommes ne le savent pas : c’est pourquoi ils errent. Car errer, c’est aller nulle part : marcher et ne pas savoir où l’on va est la source de toute erreur.

Le Seigneur nous remet sur la route ; et lorsque nous devenons fidèles en croyant au Christ, nous ne sommes pas encore dans la patrie, mais pourtant, nous commençons alors à marcher sur la route. Nos pas sur cette route, ce sont l’amour de Dieu et du prochain. Qui aime court, et plus quelqu’un aime ardemment, plus il court allégrement ; au contraire moins il aime, plus il se déplace avec nonchalance sur la route. S’il n’aime pas, il ne reste pas sur la route, mais s’il désire le monde, il y marche à reculons : son visage n’est pas tourné vers la patrie. À quoi bon être sur la route si l’on n’avance pas, mais si l’on recule?

Frères, nous sommes sur la Route : courons par l’amour et la charité, oubliant les biens de ce temps. Cette Route cherche des hommes forts et ne veut pas des paresseux. Les brigands sont là en nombre pour nous tenter : le diable dresse des embûches dans tous les passages resserrés et là, il essaie d’entrer et de prendre possession. Et celui dont il s’est rendu maître, il le fait sortir de la route ou le retarde. Il tente soit par la crainte, soit par le désir. C’est pourquoi soyez forts dans la foi ; que personne ne vous entraîne vers l’erreur par quelque promesse, que personne ne vous fasse tomber dans l’erreur par quelque menace. Le Royaume de Dieu est plus grand que ce que te promet le monde. L’enfer est plus à craindre que ce que te fait craindre le monde. Si tu veux donc échapper à toute crainte, crains les peines éternelles dont Dieu te menace. Veux-tu fouler aux pieds toutes les convoitises de la concupiscence? Désire la vie éternelle que Dieu te promet. Ainsi tu fermes la porte au diable, tu l’ouvres au Christ.
SAINT ANSELME (1033-1109), Proslogion, 25 26, p. 118 121. AIME L'UNIQUE BIEN:

Pourquoi, faible créature, t'égarer si loin à la recherche des biens de ton âme et de ton corps? Aime donc l'unique Bien dans lequel sont tous les biens : cela suffit. Qu'aimes-tu, mon corps? Que désires-tu, mon âme? C'est là-haut que se trouve tout ce que l'on peut aimer et désirer.

Est-ce la beauté que tu aimes? Mt 13,43 Les justes resplendiront comme le soleil.

Est-ce l'agilité ou la force d'un corps libre et dégagé de tout obstacle? Mc 12,25 Ils seront comme les anges de Dieu.

Est-ce une longue et saine vie? Là-haut t'attend l'éternelle santé, car Mt 25,46 les justes vivront éternellement

Désires-tu être rassasié? Ps 17,15 LXX Tu le seras quand Dieu t'apparaîtra dans sa gloire.

Être enivré? Ps 36,9 Ils s'enivreront de l'abondance de la maison de Dieu.

Est-ce [la musique d'] un chant mélodieux que tu aimes? Là-haut, les chœurs angéliques chantent sans fin la louange de Dieu.

Cherches-tu de très pures délices? Ps 36,9 Dieu t'abreuvera au torrent de ses délices.

Aimes-tu la sagesse? La sagesse de Dieu se manifestera en personne.



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