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TURQUIE / IRAK



L'armée turque met en garde le PKK
France 24

TURQUIE - PKK

vendredi, 8 juin 2007

La Turquie a sensiblement renforcé ses troupes à la frontière irakienne, laissant entrevoir une éventuelle incursion en Irak pour neutraliser les camps des rebelles kurdes, au nombre de 3 500 selon les autorités turques.

vendredi, 8 juin 2007

L'armée turque sort ses griffes contre le PKK réfugié dans le nord de l'Irak

Par AFP


ANKARA, 8 juin 2007 (AFP) - La Turquie a sensiblement renforcé ses troupes à la frontière irakienne, procédé à des manoeuvres sur la ligne de démarcation et établi des zones de sécurité, autant de signes qui laissent entrevoir une éventuelle incursion en Irak pour neutraliser les camps des rebelles kurdes.

Mercredi, des informations faisant état d'une offensive turque dans le nord de l'Irak ont provoqué l'émoi alors que la Turquie est en campagne électorale à l'approche des législatives prévues le 22 juillet.

Le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül a démenti ces informations. Mais il a insisté sur le fait qu'une intervention turque restait possible si les séparatistes du parti des travailleurs du kurdistan (PKK) n'étaient pas mis hors d'état de nuire en Irak où ils agissent, selon Ankara, avec le soutien des factions kurdes, alliées des Américains.

"Nous ne voulons plus de promesses, mais des actions", a déclaré pour sa part le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qualifiant le président de la région autonome du Kurdistan irakien Massoud Barzani de "chef de tribu".

Celui-ci a mis en garde jeudi contre "une invasion turque" qui serait, a-t-il souligné, "une attaque contre la souveraineté irakienne avant d'être une attaque contre les Kurdes".

Si Ankara continue de faire pression sur les Etats-Unis et l'Irak pour qu'ils interviennent contre le PKK, menaçant, à défaut, de lancer elle-même des opérations transfrontalières, Washington s'y oppose, disant ne pas vouloir déstabiliser une région relativement épargnée par les violences qui secouent le reste du pays.

Selon Ankara, quelque 3.500 rebelles du PKK, considéré comme une organisation terroriste par Ankara et Washington, seraient établis en Irak et 1.500 en Turquie. Dans les années 1990, la Turquie avait lancé des opérations d'envergure en Irak, mais sans réussir à les en déloger.

Actuellement, l'armée turque dispose d'un contingent de 1.500 soldats à quelques km de profondeur en territoire Irakien pour empêcher les infiltrations du PKK dans une zone escarpée sur une longue frontière poreuse de 384 km.

En dépit d'un cessez-le-feu décrété en octobre 2006, les rebelles ont profité du printemps pour relancer leurs attaques, avec le renfort d'éléments venus de leurs bases irakiennes.

Le mois dernier, l'armée a lancé une vaste offensive dans le sud-est et déployé des unités supplémentaires à la frontière irakienne.

67 rebelles ont été tués, selon les médias.

Mais les rebelles ont également provoqué de lourdes pertes dans les rangs de l'armée et un attentat attribué au PKK qui a fait huit morts en mai à Ankara a intensifié le débat autour d'une incursion turque.

Cinq ans après la levée de l'état d'urgence dans les régions de combat, l'armée a annoncé avoir établi pour trois mois des zones de sécurité et des manoeuvres à balles réelles se sont déroulées dans la zone frontière.

Et vendredi, l'état-major a exhorté dans un communiqué les Turcs à se mobiliser "massivement" contre les actions du PKK.

"C'est une démonstration de force, l'une des étapes de la gestion de crise. C'est dire que +si la diplomatie ne marche pas, nous entrerons+ (en Irak). Mais pour l'instant nous en sommes pas encore là", commente Ercan Citlioglu, un analyste en terrorisme.

Cet expert du PKK pense que "le fondement légal d'une incursion en Irak n'a pas été constitué", en référence à la nécessité d'un feu vert du parlement turc pour que le gouvernement puisse envoyer des dizaines de milliers de troupes en Irak.

M. Citlioglu croit néanmoins savoir que des unités limitées en nombre effectuent régulièrement des incursions éclairs en Irak pour pourchasser les rebelles.

CORRESPONDANCE FRANCE 24


Assia Shihab
Istanbul, Turquie
http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/asie-pacifique/20070608-turquie-armee-kurdistan-irak-PKK0.html


L'Irak accuse la Turquie d'avoir bombardé le Kurdistan
Plusieurs informations font état d'une offensive turque dans le Kurdistan irakien. Et samedi, les autorités irakiennes ont d’ailleurs publiquement protesté contre la Turquie, accusant Ankara d'avoir bombardé des provinces kurdes au nord de l'Irak…..

9 jun 2007 17:59

Le Kurdistan irakien est pratiquement indépendant du reste de l'Irak. Il a obtenu ce statut après la première guerre du Golfe, en 1991. Le Kurdistan irakien est soupçonné par la Turquie, de servir de base arrière au PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan.

La Turquie estime à plusieurs milliers, le nombre de ces rebelles établis dans des camps du nord irakien, où ils se procurent aisément, selon elle, armes et explosifs qui servent à mener des attaques et des attentats de l'autre côté de la frontière. Dans les années 90, l'armée turque est rentrée à plusieurs reprises dans le nord de l'Irak pour traquer le PKK, mais elle n’a jamais réussi à déloger les rebelles. Ces dernières années, la Turquie s’était d’ailleurs fait plus prudente. Mais le débat sur une intervention en Irak s'est intensifié avec la recrudescence des activités du PKK dans le sud-est turc et un attentat à la bombe imputé aux indépendantistes kurdes, qui a fait sept morts et plus de 120 blessés en mai dernier à Ankara.

Et puis, il y a la situation de la ville de Kirkouk. Cette ville irakienne, située à la lisière du Kurdistan, est une riche ville pétrolière. Un referendum y est prévu d'ici la fin de l'année, pour déterminer si Kirkouk sera rattachée ou non à la région kurde. Dans ce cas, le Kurdistan deviendrait une région très prospère, et la Turquie y voit une première étape vers un Kurdistan indépendant.

Washington est très inquiet devant l'hypothèse d'une entrée de la Turquie dans le bourbier irakien. L'administration Bush a averti Ankara de ne pas se lancer dans cette dangereuse aventure….


http://www.rtbf.be/info/international/ARTICLE_098766


Moqtada Sadr ne restera pas « silencieux » face aux agressions turques
Bagdad accuse Ankara de bombarder des provinces kurdes du Nord

Le religieux radical chiite Moqtada Sadr a averti hier qu’il ne resterait pas « silencieux » face aux bombardements turcs au Kurdistan irakien et que son « devoir » était de défendre les Kurdes. Alors que Bagdad protestait officiellement auprès d’Ankara, Washington a affiché son inquiétude face à l’agitation turque à la frontière irakienne.

«Nous ne resterons pas silencieux face à cette menace », a averti Moqtada Sadr, dans un communiqué publié par son bureau à Najaf (Sud). « Le peuple kurde fait partie de l’Irak et notre devoir est de le défendre », a poursuivi Sadr. « J’espère que la Turquie ne recommencera pas à bombarder le territoire irakien. Elle n’a pas le droit de faire cela », a-t-il ajouté.

Les autorités irakiennes ont accusé samedi, dans une note de protestation officielle, la Turquie d’avoir bombardé des provinces kurdes du nord de l’Irak, où sont repliés les rebelles kurdes turcs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La Turquie n’a pas confirmé avoir procédé à des bombardements, mais, selon les forces de sécurité kurdes irakiennes (peshmergas), l’artillerie turque a bombardé samedi à l’aube pendant 45 minutes des zones de la province de Dohouk. La Turquie accuse les Kurdes d’Irak de tolérer, voire de soutenir le PKK et estime à plusieurs milliers le nombre de rebelles établis dans le Nord irakien. À noter que cinq rebelles séparatistes kurdes et un supplétif de l’armée turque ont été tués samedi soir et hier lors de combats dans l’est de la Turquie, ont affirmé des sources locales.

Inquiets de l’agitation turque à la frontière de l’Irak, les États-Unis ont publiquement mis en garde Ankara ces derniers jours contre une opération militaire d’envergure dans ce pays pour traquer les rebelles kurdes.

« Nous espérons qu’il n’y aura pas d’action militaire unilatérale de l’autre côté de la frontière en Irak », a déclaré le 3 juin le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, alors qu’il se trouvait à Singapour. Malgré tout, les risques d’une action militaire turque semblent limités pour l’instant. « Il est peu probable que la Turquie se rebiffe contre son allié américain. Cela embarrasserait les États-Unis et serait considéré comme une condamnation de leur politique en Irak », écrivait la semaine dernière le New York Times.

S’agissant de l’Irak, l’armée américaine envisage de réduire fortement à partir de mi-2008 son contingent (actuellement 150 000 soldats) et de conserver une forte présence d’environ 50 000 militaires pendant plusieurs années, affirmait le Washington Post d’hier. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, n’a ni confirmé ni démenti hier ces informations, soulignant que cela dépendait des conditions sur le terrain et de la capacité des responsables politiques irakiens à mettre fin à leurs désaccords.

Selon lui, dans le cas d’une forte réduction du contingent, les soldats américains pourraient être en force de réaction rapide pour aider les forces irakiennes qui seraient en première ligne. Selon le Washington Post, la réduction du contingent militaire américain commencerait à partir de mi-2008 pour atteindre sa configuration « post-occupation » d’ici à fin 2008 ou début 2009, c’est-à-dire au moment où le président George W. Bush quittera ses fonctions.

Parallèlement, le chef des opérations militaires américaines au Moyen-Orient, l’amiral William Fallon, a réaffirmé hier à Bagdad au Premier ministre irakien le soutien de l’Administration américaine, selon un communiqué publié par les services de Nouri al-Maliki. « Nous nous battons sur de nombreux fronts. Mais notre volonté est ferme et elle n’est pas ébranlée par le terrorisme et les milices. Nous réussissons d’une belle manière et nous ne serons pas cléments avec ceux qui violent la loi », lui a affirmé M. Maliki


http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=344133


Les Etats-Unis inquiets de l'agitation turque à la frontière de l'Irak
Les Etats-Unis sont inquiets de l'agitation turque à la frontière de l'Irak et ont publiquement mis en garde Ankara ces derniers jours contre une opération militaire d'envergure dans ce pays pour traquer les rebelles kurdes.

"Nous espérons qu'il n'y aura pas d'action militaire unilatérale de l'autre côté de la frontière en Irak", a déclaré le 3 juin le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, alors qu'il se trouvait à Singapour.

"Les Turcs sont sincèrement préoccupés par le terrorisme kurde sur le sol turc (...) et nous travaillons avec les Turcs pour contrôler ce problème sur le sol turc", a-t-il ajouté.

Les inquiétudes américaines ont semblé prendre corps quelques jours plus tard, des informations faisant état d'une offensive turque dans le nord de l'Irak avant d'être démenties par Ankara, Washington, et les rebelles séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Samedi, les autorités irakiennes ont accusé la Turquie, dans une note de protestation officielle, d'avoir bombardé des provinces kurdes du nord de l'Irak. Ankara accuse les Kurdes d'Irak de tolérer, voire de soutenir le PKK.

"Une guerre en Irak entre les Turcs et le PKK doit être évitée à tout prix", écrit un ancien sous-secrétaire adjoint à la Défense, Peter Brookes, aujourd'hui expert au centre de réflexion Heritage Foundation, dans un point de vue publié cette semaine dans le quotidien New York Post.

"La Turquie pourrait envoyer des troupes en Irak à tout moment. (...) C'est la dernière chose dont nous - ou les Irakiens - avons besoin. Empêcher cela doit être une priorité de l'Amérique, de l'Irak et de l'Europe", ajoute-t-il.

Le sujet préoccupe les Etats-Unis depuis longtemps. Ancien commandant suprême des forces alliées de l'Otan en Europe (Saceur), le général à la retraite Joseph Ralston est depuis août 2006 "Envoyé spécial américain pour riposter au PKK" avec pour responsabilité de coordonner les contacts avec le gouvernement turc et le gouvernement irakien.

Robert Gates a souligné dimanche que le général avait des contacts approfondis avec la Turquie.

Révélateur également des inquiétudes américaines, l'ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'Onu, Richard Holbrooke, avait suggéré l'an dernier de redéployer des soldats américains dans les zones kurdes irakiennes.

Dans les années 90, les Turcs sont entrés à quelques reprises dans le nord de l'Irak avec des dizaines de milliers d'hommes. Mais depuis l'invasion américaine en 2003, l'armée turque n'a fait que de courtes incursions d'envergure limitée en Irak pour traquer des rebelles kurdes.

Mais la situation dans la ville de Kirkouk, au sud du Kurdistan irakien, pourrait servir de justification à une intervention turque. Capitale d'une riche province pétrolière, c'est une ville multiethnique, où habitent des Kurdes, des Arabes sunnites et des Turcomans.

Un référendum y est prévu d'ici à la fin de cette année pour déterminer si la ville sera rattachée à la région kurde. Une telle éventualité inquiète Ankara, qui y voit une première étape vers un Etat kurde indépendant.

Aux Etats-Unis, le Groupe d'études sur l'Irak, coprésidé par l'ancien secrétaire d'Etat James Baker et l'ancien parlementaire Lee Hamilton, a proposé dans un rapport publié fin 2006 de reporter le référendum, jugeant qu'il serait "explosif" et pourrait conduire à davantage de violences.


"Les risques de violences supplémentaires déclenchées par un référendum à Kirkouk sont élevés", selon ce rapport.

Malgré tout, une action militaire turque paraît pour l'instant peu probable. "Il est peu probable que la Turquie se rebiffe contre son allié américain. Cela embarrasserait les Etats-Unis et serait considéré comme une condamnation de leur politique en Irak", écrit cette semaine le New York Times.   (AFP, 9 juin 2007


http://www.info-turk.be/346.htm#Etats

L'Irak s'inquiète des opérations turques à sa frontière
LE MONDE | 11.06.07 | 12h11 • Mis à jour le 11.06.07 | 12h13
ISTANBUL CORRESPONDANCE

L'imam chiite Moqtada Al-Sadr a ajouté, dimanche 10 juin, sa voix au concert de protestations et de menaces de représailles contre la Turquie après les bombardements qui ont frappé, ces derniers jours, les régions frontalières du Kurdistan irakien. "Nous ne resterons pas silencieux face à cette menace. Le peuple kurde fait partie de l'Irak et il est de notre devoir de le défendre", a-t-il déclaré.

Samedi, le ministère irakien des affaires étrangères avait protesté auprès de l'ambassade turque à Bagdad contre la série de bombardements aériens qui auraient provoqué d'importants dégâts dans des zones rurales de la région de Dohouk, et demandé l'arrêt immédiat des tirs. "Nous sommes contre toute intervention militaire ou toute violation des frontières, a rappelé le chef de la diplomatie, Hoshyar Zebari, et tous les problèmes peuvent être résolus par le dialogue."

Au moins 3 500 séparatistes kurdes sont réfugiés dans des camps disséminés dans les montagnes du Kurdistan irakien. Des bases arrière d'où partiraient des attaques contre des cibles militaires dans le Sud-Est anatolien, avec le consentement voire le soutien, selon Ankara, des autorités kurdes irakiennes et de Massoud Barzani. "Nous avons besoin de signaux positifs (...), sinon il est sans intérêt de mener un dialogue juste pour le plaisir de le faire", avait observé Levent Bilman, porte-parole du ministère des affaires étrangères turc.

Cette escalade verbale inquiète Washington au plus haut point. "Une guerre en Irak entre les Turcs et le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, séparatiste) doit être évitée à tout prix", écrit l'ancien secrétaire d'Etat à la défense, Peter Brookes, dans le New York Post. Il faut dire que, depuis plus d'un an, l'émissaire spécial pour la lutte contre le PKK, l'ancien général Joseph Ralston, n'a obtenu aucun résultat sérieux.

"COUP DE MASSUE"


Mais l'état-major turc ne croit plus guère aux vertus du dialogue pour régler la question du PKK. Près de 100 000 soldats ont été massés dans les régions proches de la frontière irakienne et la menace d'une opération transfrontalière s'est considérablement accrue, à l'approche des élections législatives, prévues le 22 juillet. L'opération a même déjà un nom : "Coup de massue". Les affrontements quotidiens, les obsèques déchirantes et médiatisées de jeunes soldats turcs tombés en "martyrs" renforcent un peu plus chaque jour ces velléités belliqueuses. Dimanche, cinq rebelles et un "gardien de village" ont été tués dans des accrochages. Dans les grandes villes, la tension est également palpable. Une explosion, dimanche, dans un quartier d'Istanbul, a fait 14 blessés.

Dans un nouveau communiqué publié, vendredi, sur le site Internet de l'état-major, le chef des armées turques a répété sa détermination à lutter contre "l'organisation terroriste, séparatiste et raciste" et a souligné qu'il avait prédit "une recrudescence du terrorisme à partir de mai".

Ces derniers jours, les deux attaques de convois militaires qui ont tué respectivement 4 et 3 soldats, dans la région de Sirnak, ont ravivé le ressentiment. C'est dans cette ville, un fief kurde situé à 50 km de la frontière irakienne, que plusieurs milliers de personnes ont défilé, samedi, contre le PKK, brandissant des drapeaux turcs. Ces manifestants ont scandé "Vous ne diviserez pas la nation turque !" à l'appel de l'Association pour la pensée d'Atatürk, déjà à l'origine des grands rassemblements "laïques" du mois d'avril. Cette organisation ultranationaliste, dirigée par un ancien général de gendarmerie, s'est imposée comme le levier civil des militaires qui réclament que "la grande nation turque exprime en masse son opposition face aux actions terroristes". Et donc son soutien à une intervention militaire en Irak.

Depuis samedi, les habitants des provinces de Siirt, Sirnak et Hakkari voient resurgir le spectre de l'état d'urgence, en vigueur de 1980 à 2002 dans le Sud-Est turc. L'armée évoque cette fois des "zones de sécurité temporaires", mises en place pour trois mois. Les entrées et les sorties sont strictement contrôlées.

Certains observateurs estiment que les militaires cherchent à dessiner une zone tampon, à cheval sur la Turquie et l'Irak, pour endiguer les tentatives d'intrusion du PKK. Ces derniers jours, les troupes turques ont fait quelques incursions limitées en territoire irakien, qui peuvent être perçues comme des préparatifs.

Guillaume Perrier
Article paru dans l'édition du 12.06.07.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-921821,0.html

L'Irak accuse la Turquie d'avoir bombardé le Kurdistan
09/06/07 15

Les autorités irakiennes ont accusé samedi la Turquie d'avoir bombardé des provinces kurdes du nord de l'Irak. Dans un communiqué publié à Bagdad, le ministère des Affaires étrangères indique avoir "envoyé une lettre au chargé d'affaires turc pour protester contre des bombardements dans les provinces de Dohouk et d'Erbil, qui ont causé des dégâts importants, un incendie et la panique parmi la population".

Il ne précise toutefois pas la date de ces bombardements ni s'ils ont été effectués depuis la Turquie ou par les forces turques stationnées dans le nord de l'Irak. Des troupes turques sont implantées depuis plusieurs années à Barmeni, à environ 40km à l'intérieur du territoire irakien, et sont estimées à quelque 1.300 personnes, selon les autorité irakiennes.

Mercredi, l'Irak, la Turquie, les Etats-Unis et même les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) implantés dans cette région, avaient démenti des informations selon lesquelles plusieurs milliers de soldats turcs avaient pénétré dans le Kurdistan irakien afin de neutraliser le PKK. La Turquie accuse les Kurdes d'Irak de tolérer, voire de soutenir le PKK et qui a longtemps fait pression sur les Etats-Unis et l'Irak pour qu'ils interviennent contre lui. (belga)


http://www.7sur7.be/7s7/alg/pag/hln_index.jsp?p_page=moyen-orient&p_cat=irak&p_scherm=1&p_artid=487476&&wt.bron=hlnDossierTeaser


L'Irak proteste contre des pilonnages de l'armée turque
09.06.07 | 14h42

Par Oualid Ibrahim

BAGDAD (Reuters) - Le ministère irakien des Affaires étrangères a accusé samedi la Turquie de s'être livrée cette semaine à un "pilonnage intensif" sur le nord de l'Irak, en précisant avoir remis une note de protestation à l'ambassadeur d'Ankara à Bagdad.

Selon un communiqué ministériel, ces pilonnages ont causé "d'énormes dégâts" dans une zone située entre les provinces de Dahouk et d'Arbil.

Un porte-parole du ministère a dit que les bombardements avaient duré plus de trois heures mercredi soir et jeudi matin.

"Cette attaque a causé des incendies importants et d'énormes dégâts dans la région, en semant la frayeur dans la population", dit le communiqué du ministère sans préciser la nature des dégâts.

Une information diffusée mercredi soir faisait état d'une importante incursion transfrontalière effectuée par l'armée turque dans le nord de l'Irak contre des rebelles kurdes.

La Turquie avait démenti l'information, mais une source militaire avait parlé d'une attaque limitée dans le Nord irakien, où seraient retranchés 4.000 rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit).

UNE MANIFESTATION SOUTENUE PAR L'ETAT

Le vice-ministre irakien des Affaires étrangères, Mohammed al Hadj Hamoud, a remis à l'ambassadeur de Turquie à Bagdad une note de protestation appelant à la tenue de pourparlers entre les deux gouvernements.

"Une telle action peut entamer la confiance entre les deux pays et le climat amical entre les deux gouvernements", peut-on lire dans le communiqué officiel, au sujet des bombardements.

Le Premier ministre et le président irakien ont prôné à plusieurs reprises, ces derniers jours, un dialogue avec la Turquie sur l'accroissement récent de leurs tensions bilatérales. Washington a en outre exhorté Ankara à ne pas engager d'action militaire unilatérale.

Parallèlement, dans le Sud-Est majoritairement kurde de la Turquie, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière irakienne, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi pour une manifestation, organisée par l'Etat, contre les violences séparatistes.

La veille, l'armée turque avait lancé aux civils un appel en faveur d'un "réflexe massif de résistance" aux attaques du PKK.

Les manifestants, en majorité des agents de sécurité locaux, des fonctionnaires et des écoliers, brandissaient des drapeaux turcs et scandaient des slogans hostiles à la guérilla, à Sirnak, une localité isolée proche de la frontière.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31217896@7-37,0.html




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