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Extrait de la publication mensuelle du « Café pédagogique », janvier 2013

Numérique : Devauchelle : Les contenus disciplinaires à l'ère du numérique
En 1992 (BO n°8 du 20 février 1992) dans la charte nationale des programmes est écrit au point 2.2.4 : "L'introduction des technologies modernes modifie profondément la façon d'aborder certains contenus et certaines pratiques. Le programme prend en compte les modifications nécessaires et intègre ces technologies modernes (audiovisuel, informatique)". Un peu plus loin, dans le même document, il est aussi conseillé d'utiliser les technologies dites modernes pour facilité la mise en activité des élèves. On le sait, depuis ces recommandations, les programmes ont très progressivement été dans ce sens. Pendant plusieurs années, le corps même des programmes a été peu marqué par les technologies, alors que, dans leur préambule, des allusions y étaient beaucoup plus fréquentes, exprimées en termes d'outils d'information favorisant les approches pédagogiques.
Si les disciplines des sciences exactes et de technologie ont été plus rapidement introductrices de ces technologies et en particulier de l'informatique, les autres disciplines ont eu beaucoup plus de difficulté à situer la place prise par le numérique dans leurs programmes. Nous mettrons bien évidemment ici à part les programmes professionnels et techniques des filières de ces domaines. En effet aux antipodes des autres enseignements, les enseignements professionnels et techniques ont parfaitement mis en place le numérique au coeur de leurs enseignement et ce dès le démarrage de "l'envahissement" de l'informatique dans la société. De fait c'est dans le monde professionnel tertiaire et industriel que le numérique a fait son irruption comme technique modifiant la nature du travail et donc les enseignements nécessaires pour y accéder. Les mécaniciens se souviennent tous de l'arrivée des tours à commande numérique et du changement radical que cela a introduit dans les ateliers d'enseignement. Les plus jeunes se sont emparés de cette évolution avec entrain et même plaisir, y voyant un renouveau réel de métiers qui avaient parfois une image de marque un peu désuète et qui, du fait, devenaient à la pointe des évolutions techniques et technologiques.
Mais alors ce fossé entre les disciplines marque-t-il l'existence de deux mondes que la relation au numérique rendrait plus distant l'un de l'autre ? Pas exactement, et à regarder ce qui est en train de se passer en ce moment même, il y a simplement une question de temporalité. L'enseignement technique et professionnel, pris dans l'urgence de l'insertion professionnelle devait répondre rapidement à une nouvelle réalité, tandis que les autres filières de formation ont pu longtemps laisser croire que ce numérique n'était pas de leur ressort. Tandis que le Conseil National des Programmes avait bien compris dès 1992 que cette évolution était déjà présente, il aura fallu 10 années au minimum pour que les choses commencent à évoluer. Les tenants d'un enseignement de l'informatique, en tentant de s'opposer, en vain, à l'approche par les usages, ont pesé dans la balance en laissant penser qu'il n'y avait pas lieu de laisser place au numérique au coeur des programmes et donc dans l'enseignement. Le relatif échec du B2i tient d'ailleurs à cette très grande difficulté à trouver une place au numérique dans l'ensemble des disciplines d'enseignement de l'école et du collège.
En fait à coté d'un enseignement des fondamentaux du numérique, à coté d'une approche par les usages, il fallait qu'il y ait un travail de fond sur les savoirs enseignés et sur la perception de ce qu'ils doivent désormais au numérique. Cela a été fait en mathématiques, en physique, en sciences de la vie et de la terre, sans difficulté. Une énigme a été celle de l'enseignement de la technologie dont les débats ont eu beaucoup de mal à situer le numérique tant l'objet était fuyant, semble-t-il. Mais d'autres problèmes liés au sens même de l'enseignement de cette discipline ont influé sur des non-choix dans le domaine. Pour les disciplines littéraires et les humanités, ont s'aperçoit que le numérique prend progressivement une place, mais que nombre d'enseignants sont en questionnement, oscillant entre un investissement massif et une rejet parfois épidermique. Ainsi peut-on dire que si nombre de ces pratiques disciplinaires, prolongeant des recommandations plus ou moins précises des concepteurs des programmes, ont intégré le numérique c'est davantage par des choix personnels que par des injonctions ou des recommandations fortes ou ressenties comme telles....
Il y a une discipline que l'on peut qualifier de "sans programme officiel" qui n'est pas en reste, loin de là sur ces questions numériques : c'est la documentation. En effet les enseignants documentalistes sont parmi les enseignants les plus directement concernés par cette évolution du numérique et ce sont parmi les premiers à avoirs "informatisé" une partie de leur activité. Mais leur position transversale aux autres disciplines ne leur a pas facilité la tâche, de même que les débats sur les usages. En effet, c'est au CDI, le plus souvent, que les usages numériques des élèves se sont le plus souvent exprimés de façon évidente, brutale parfois. Mais la difficulté à situer la documentation comme un pôle d'apprentissage développant des compétences comme les autres disciplines mais d'une manière complètement différente n'a pas encore été reconnu, ni par les autorités qui peinent à en re-définir les contours de l'activité ni par les autres disciplines, ni mêmes parfois par les professionnels eux-mêmes.
On le conçoit donc aisément désormais, le numérique a envahit, parfois à corps défendant, l'ensemble des disciplines. Mais de nombreux obstacles se dressent encore face aux bonnes volontés. D'une part l'organisation scolaire, d'autre part la lourdeur des programmes, et d'autre part encore la culture des enseignants eux-mêmes sont des éléments qui méritent d'être analysés (en système probablement) afin de faire en sorte qu'ils facilitent les choix des enseignants au lieu de parfois les limiter. Il faut parler aussi ici de l'école primaire qui confrontée à des débats sur les apprentissages fondamentaux ne doit pas être oubliée. En effet quelle place prend le numérique dans l'accès aux apprentissages fondamentaux ? La culture du numériques chez des enfants, de plus en plus jeunes, n'a de cesse de poser la question beaucoup plus fondamentale : comment l'usage du numérique pourra-t-il éviter que ne se creuse un nouveau fossé entre ceux qui y accèdent en dehors de l'école mais de manière bien différente les uns des autres. Il y a peu encore, l'écart était représenté par le lire et l'écrire papier à la maison, désormais l'écart qui se construit semble se prolonger dans le lire et l'écrire désormais modifié, amplifié par le numérique (écran, multimodalité, réseau). Accéder au numérique comme au livre à la maison ne garantit pas qu'il soit une base de développement personnel, c'est pour cela que l'école a été rendue obligatoire (pour le livre) et pourrait le rester encore longtemps (pour le numérique). Car disposer de l'accès direct aux savoirs ne garantit pas le développement des connaissances si une médiation appropriée n'est pas mise en place. La première médiation est celle qui concerne les contenus même des enseignements qui désormais sont eux-aussi marqués par les outils numériques.... Encore faut-il que chacun en ait conscience, ou connaissance, et que l'impulsion institutionnelle aille dans le même sens... ce qui est parfois loin d'être le cas comme l'ont montré certaines évolutions des programmes des dernières années... laissant finalement peu apparaître la mise en oeuvre de la recommandation de 1992.
Bruno Devauchelle
Toutes les chroniques de B Devauchelle
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2012_BDevauchelle.aspx
TICE : Une étude québécoise évalue les effets des TICE au secondaire
"Les résultats révèlent un rôle certain des TIC chez les élèves, notamment au niveau des habiletés et compétences (écriture, créativité, méthodes de travail, communication, travail d'équipe, jugement critique, etc.)". L'étude menée auprès des élèves (2714) et enseignants (389) de la commission scolaire East Townships au Québec détaille les effets des TICE. " Au-delà du rôle capital des technologies sur l'écriture, les résultats montrent également les principaux avantages inhérents à l'usage des technologies en classe tels que soulignés par les enseignants et les élèves : la motivation scolaire, l'accès à l'information, la variété des ressources disponibles, de même que le fait de pouvoir différencier l'apprentissage, le sentiment de compétence accru, pour n'en nommer que certains".
L'étude
http://etsb.crifpe.ca/files/synthese_fre.pdf

Usages des TICE : Où en est-on ?


Rémi Thibert (IFé) analyse l'impact des TICE dans le secondaire. " Quelle est donc leur efficacité ? Les méta-analyses qui ont été menées depuis les années 1980 indiquent qu'elles n'ont pas d'impact significatif sur la réussite scolaire des élèves. Pourtant elles soulèvent beaucoup d'espoirs en terme de motivation des élèves et d'approche pédagogique différente, davantage centrée sur les apprenants", écrit-il. "La question qui s'impose ne concerne donc plus l'impact des TIC, mais plutôt de savoir quelles solutions technologiques peuvent soutenir efficacement les apprentissages, et quelle pédagogie doit être mise en place pour profiter pleinement des possibilités offertes par le numérique... Comment l'école secondaire peut-elle profiter du numérique pour se refonder ?"
Le dossier
http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA-Veille/79-novembre-2012.pdf


Microsoft propose sa "classe immersive" aux enseignants
"On a appris l'anglais avec les pieds". C'est en sautant sur un tapis interactif que Sandra a révisé sa leçon de vocabulaire anglais. Elle a inauguré à sa façon, le 20 novembre, la "classe immersive" proposée par Microsoft, un espace modulable bénéficiant des technologies les plus récentes. Utilisé régulièrement toute l'année par la classe de Sandra, il devient un laboratoire des usages ouvert sur de nouvelles pratiques pédagogiques. La "classe immersive" peut se réserver en ligne.
La classe immersive "fait appel à tous les sens pour apprendre : le toucher, la vue, l'ouïe". Dans cet espace modulable, les murs, le sol, le mobilier sont interactifs. Il y a un TBI et des tablettes bien sur. Mais aussi des tables interactives, un mur relié à une Kinect, un écran de projection en réalité augmentée et bien sur le fameux tapis interactif dont a parlé Sandra.
Régulièrement, la classe immersive devient celle de Sébastien Chéritat. Professeur à l'école des chartreux d'Issy-les-Moulineaux (92) il a en charge une classe de ce1 - cm2. En lien avec le CDDP du 92 et l'inspection des Hauts-de-Seine, il bénéficie une fois par mois de cet espace. "On ne passe pas d'une pédagogie traditionnelle à une nouvelle approche", explique-t-il. "On reste dans une approche qui fonctionne. Mais on profite des outils pour bénéficier davantage de la richesse du groupe".
S Chéritat prend soin de faire le lien entre la classe immersive et le travail fait en classe ordinaire. Ce qui l'intéresse c'est que les enfants puissent réfléchir sur la façon dont ils apprennent et bien sur de voir ce que peuvent apporter ces nouveaux outils. "C'est beaucoup plus motivant pour les enfants", estime-t-il. "Du coup les groupes sont parfois plus longs à se mettre au travail. il faut laisser le temps de la fascination passer".
Avec la classe immersive, les enfants jouent à trier des déchets avec la table interactive. Elle sert aussi à trier des photos pour construire des chronologies. Le tapis interactif permet de jouer de la musique en sautillant ou d'apprendre des mots d'anglais ou de localiser des régions. La Kinect donne la possibilité d'interagir avec ses mais sur des objets virtuels. Le professeur utilise aussi des manuels numériques avec réalité augmentée qui sont projetés sur un mur. Ces usages sont suivis par l'inspection locale mais aussi par les chercheurs de Compas ou du groupe Edugame Lab. Et la classe immersive est prête à accueillir d'autres classes.
"Amener le numérique à l'école c'est passionnant", a déclaré le président de Microsoft France, Alain Crozier. Il a rappelé la faiblesse des usages du numérique pédagogique en France. Pour Edouard Rosselet, Dasen du 92, "l'école doit s'adapter au monde actuel et aux nouvelles façons de penser de la société. L'innovation doit faciliter l'appropriation des connaissances et être au service de la formation du citoyen". Plus blasés que les adultes, les élèves reformulent à la demande de leur maître ce qu'ils sont en train d'apprendre. On est bien à l'école.

La classe immersive


http://microsoft.com/france/classe-immersive

Une étude universitaire valide l'usage des tables interactives


Les TICE peuvent-elles venir au secours de la numératie ? Selon une étude de l'université de Durham, l'application Number Net, développée pour une table interactive, a un effet positif sur les résultats des écoliers. Avec elle la moitié des enfants ont amélioré leur sort en maths et seulement 16% pour ceux qui travaillaient avec un bloc papier. La table permettrait d'apprendre en groupe.
L'étude
http://www.academia.edu/1212652/NumberNet_Using_Multi-touch_technologies_to_support_within_and_between_group_mathematics_learning


Rennes : Le séminaire "Apprendre avec le numérique" étudie l'Homme numérique
Alain Van Sante, Conseiller TICE du Recteur de l'académie de Rennes a organisé le mardi 20 novembre une journée dense et complète autour du thème de l'enseignement et de l'apprentissage avec le numérique. A la suite du temps de travail organisé en septembre à Plescop qui avait posé les questions principales que la région voulait soumettre dans le cadre de la refondation de l'école, ce premier séminaire a permis aux 300 participants de réfléchir ensemble aux fondements même de cette question.
L'ouverture de la journée par la vice présidente du conseil régional de Bretagne a été pour elle l'occasion de rappeler l'engagement de la région dans le développement des ENT mais surtout dans le déploiement d'une maintenance de qualité. La région a identifié combien la question de la maintenance était vive et s'est engagé dans un programme audacieux, dont on peut s'étonner qu'il n'arrive que maintenant. Au delà de ces questions, la région est engagée dans une réduction des inégalités liées au numérique, aussi dans un accès pour tous à ces technologies par l'accompagnement et la formation et enfin à rechercher un rapprochement entre les populations par le numérique.
Le recteur de l'académie, Alexandre Steyer a présenté cette journée comme une étape supplémentaire dans l'initiative académique. Pour lui, le numérique n'est plus une question, mais une évidence, une réalité avec laquelle il faut composer. Développer le travail collaboratif, mettre le numérique au service de la pédagogie, utiliser le numérique pour améliorer les liaisons école/collège et lycée/enseignement supérieur.
La journée a été organisée principalement autour de trois intervenants principaux. Ayant pour vocation de dresser un état des lieux. A partir de la psychologie cognitive, avec Alain Lieury, il a été question de l'efficacité du numérique dans la mémorisation. Alain Lieury a d'abord rappelé que l'influence du numérique sur les compétences scolaires était très faible, en s'appuyant sur une étude de la DEPP auprès de 30 000 élèves. Il a ensuite abordé la question de l'opposition habituelle entre auditif et visuel, et il nous a montré que cette distinction n'était pas opérante comme le sens commun peut le laisser croire. Tout d'abord l'image n'a pas de potentiel de mémorisation supérieur au son en particulier dans l'apprentissage des mots. Alain Lieury a ensuite montré qu'on pouvait tout à fait apprendre avec du "bruit" autour de soi. Par contre il a démontré que si ce sont des paroles et non plus du bruit les performances baissent significativement. En se basant sur la théorie du double codage, il nous a permis de comprendre l'importance du codage verbal qui s'effectue même à partir d'images. Ce qui est particulièrement important pour Alain Lieury c'est le choix des types de supports (textes, audio, visuel, audiovisuel), leur pertinence en regard de l'activité, en prenant soin d'éviter toute surcharge. La fin de son exposé a permis de mettre en évidence les risques de l'hypertexte comme pouvant "gêner" l'apprentissage et la mémorisation. En synthèse, on peut dire que le chercheur a mis le doigt sur la nécessité de sortir des allant de soi sur l'efficacité supposée du numérique pour la mémorisation et s'appuyer sur des travaux qui permettent aux enseignants d'éviter de commettre des erreurs qui nuiraient aux élèves.
Dans une vision anthropologique, Pascal Plantard de l'université de Rennes 2, a éclairé la question des fractures numériques qu'il renomme d'ailleurs inégalités numériques en nous invitant à entrer dans l'ère de la banalisation, à la suite de celles de l'innovation et de la massification. Définissant l'usage comme "un ensemble de pratiques socialisées", il nous a fait prendre conscience que à cette massification correspond une augmentation des compétences en informatique en lien avec l'intensification des pratiques. Le bémol qu'il a apporté concerne les plus jeunes, qui manquent de repères et de confiance par rapport au numérique, peu aidés en cela par des parents qui méconnaissent souvent les soucis de leurs enfants face au numérique. Pour Pascal Plantard on peut nommer le développement des usages à partir des 3B : Braconnage, Bricolage, Butinage. C'est pourquoi, à l'instar de Lucien Sfez, il invite les enseignants à faire "avec, par et dans" le numérique. On ne peut pas faire comme si le numérique n'existait pas a-t-il conclu en invitant à l'émergence d'une "ingénierie pédagogique". En rappelant les travaux qu'il mène avec le GIS Marsouin, Pascal Plantard nous a fait prendre conscience que l'éducation au numérique concernait toute la population, SDF, handicapés, isolés sociaux etc. compris. Il a d'ailleurs mis en évidence l'importance de ce facteur de l'isolement social comme corrélé avec la difficulté face au numérique. Ainsi quand quelqu'un dit : "je ne vois pas pourquoi, dans ma situation sociale, j'utiliserai le numérique" il faut l'analyser comme un indicateur de perte de socialité complémentaire de l'isolement général. L'engagement dans une lutte contre les inégalités numériques passe donc aussi par l'école, mais pas seulement par l'école
La deuxième partie de la journée s'est centrée sur les enseignants, les établissements et les pratiques. Quatre témoignages ont inauguré l'après-midi M. Paul du CRDP de Besançon a présenté les expérimentations qu'il mène avec les tablettes numériques. Il nous a permis de nous rendre compte que les tablettes sont un facteur de confiance, elles "rendent capable", même des personnes âgées, complétant sa présentation sur le monde scolaire par un regard plus large que lui permet sa pratique. Xavier Mercier a lui montré comment, en mathématique des situations problèmes permettent aux élèves de s'engager dans une réflexion à l'aide de logiciels de géométrie dynamique. Quand à Didier Perret il nous a montré comment les TPE en lycée étaient une des meilleurs opportunités pour engager l'usage du numérique par les élèves. Ces deux enseignants ont été suivis du proviseur du lycée professionnel Bel Air de Tinténiac, assisté du responsable du développement numérique pédagogique de l'établissement (par ailleurs professeur de lettres-histoire). La présentation a mis en évidence l'importance de penser le numérique de manière globale mais aussi de manière locale. La pensée globale évoquée ici est celle d'une impulsion du numérique au plus prés des pratiques réelles. La pensée locale c'est qu'au delà d'une architecture unifiée, il y a des mises en place différenciées des équipements en fonction des seuls besoins pédagogiques et didactiques des enseignants. En permettant aux enseignants de définir eux-mêmes les spécificités de leurs usages et donc des équipements, le proviseur a pu répondre à ce qui est essentiel dans l'établissement qui s'engage dans le numérique de façon généralisée : l'implication du plus grand nombre autour d'un projet commun.
Bruno Devauchelle, enseignant chercheur à l'université de Poitiers, a ensuite tenté de faire le point sur les pédagogies en lien avec le numérique. Constatant qu'il fallait prendre soin de la variété des contextes pour parler des usages du numériques, il a essayé de montrer combien l'action des enseignants se trouvait "gênée" par le numérique : non seulement les machines encombrent le paysage de la classe, mais aussi le numérique traverse les élèves et fait irruption dans un quotidien dont les limites ne sont plus les seuls murs de l'établissement scolaire. Sa conclusion a été de dire qu'il n'y a pas de pédagogie numérique, mais des pédagogies à l'ère du numérique. Pour développer ces pédagogies, outre les contextes, il y a aussi la nécessité d'une culture personnelle de l'enseignant qui lui permette d'accompagner les élèves, considérés ici aussi comme des jeunes, mais aussi de les aider à structurer leur environnement de vie envahit par le numérique.
Avant de finir la journée, jean Loup Burtin responsable du numérique pour le premier degré à la DGESCO nous a montré qu'il y avait la volonté de poursuivre le développement des usages, du partage d'expériences (Primtice). Cette volonté, bien que modeste en termes de moyens humains, est réelle et l'arrivée des tablettes numériques est une opportunité pour tenter d'aller plus loin. C'est en particulier dans un domaine particulier qu'il nous a présenté : l'accès aux textes littéraires par le numérique à l'école primaire. En nous montrant le potentiel des logiciels de lecture enrichie de livres numériques sur tablette au travers de quelques exemples simples, il a su nous amener à penser que des outils plus perfectionnés pourraient bien accompagner de mieux en mieux les enseignants dans cette tâche délicate et ainsi faciliter les apprentissages.
Alain Van Sante, IA IPR d'Economie Gestion et conseiller TICE du recteur de Rennes, a dressé un portrait de l'avancée qui était en cours dans le domaine du numérique. Avec honnêteté, il a permis à chacun de mesurer la complexité de la tâche (en nous montrant par exemple la montée en puissance des usages des espaces en ligne), aussi bien au niveau des infrastructures (incluant la maintenance) que de la formation des enseignants, de l'équipement des établissements et la mise à disposition de ressources. C'est sur ces quatre piliers qu'est fondé le développement du numérique en éducation dans la région. A chacun de s'engager, suite à une telle journée qui a connu un succès inattendu pour ses organisateurs, pour transformer tout cela en pratiques effectives, dans les classes au service des élèves.

Bruno Devauchelle




Divers, Janvier 2013

Sur le site Framasoft, une version Dys de la framakey :

Une clé USB avec des logiciels libres pour apprendre et pour compenser les troubles

« La Framakey orientée « dys » est une compilation de logiciels libres à installer sur une clé USB pour les élèves et les collégiens présentant un trouble spécifique du développement (les troubles « dys » : dysphasies, dyspraxies, dyscalculies, dyslexies-dysorthographies et TDA/H).

Ces logiciels sont dits « nomades », ce qui signifie que les logiciels fonctionnent uniquement depuis la clé USB sans rien installer sur l’ordinateur utilisé. Il s’agit donc d’une solution qui peut être utilisée sur n’importe quel ordinateur équipé de Windows : à la maison, à l’école, au collège, chez un camarade, à la médiathèque, etc.).

Les logiciels ont été sélectionnés pour répondre aux besoins scolaires et permettre la compensation des troubles, notamment pour l’accès à l’écrit (…) »

http://framakey.org/Pack/Framakey-Dys





Extrait de la publication du site du CERPEG, janvier 2013

Le logiciel Pearltree :

ACTUALITE DES RESSOURCES SUR LE SITE DU CERPEG

En économie et gestion industrielle : Une sitographie des ressources disponibles sur le net, sous forme de Pearltree

Un outil complet de visualisation des ressources didactiques et pédagogiques, à destination des enseignants d’économie et gestion intervenant dans le secteur de la production. Une mine d’informations, regroupant notamment les données institutionnelles, des progressions pédagogiques, des ressources par axes du programme, des exemples de sujets d’examen et d’évaluation…



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