Banque de donnees economiques et financieres



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République du Sénégal
Un Peuple - Un But - Une Foi


MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN

BANQUE DE DONNEES ECONOMIQUES ET FINANCIERES



Version définitive 2013 et provisoire 2014

ISSN 0850-1777


Décembre 2015




AGENCE NATIONALE DE LA STATISTIQUE

ET DE LA DEMOGRAPHIE


Directeur Général
Directeur Général Adjoint

Directeur des Statistiques Economiques et de la Comptabilité Nationale

Directeur du Management de l’Information Statistique
Chef de la Division des Statistiques Economiques P.I

Aboubacar Sédikh BEYE Babacar NDIR


Mbaye FAYE Mamadou NIANG

Fahd NDIAYE




EQUIPE DE REDACTION

Rédacteurs

Insa SADIO
Ousmane DIOP


Agents d’appui Rokhaya NIANE Nicolas DIAME Ndèye Yakhara NDOYE El Hadj Ibra DIAGNE Abdou Karim DIOP Djiby SENE Abdoulaye Saïdi SARR Mariama MBAYE

Distribution El Hadji Malick GUEYE

Pour toute information, s’adresser à la Division des Statistiques Economiques Tél : 33 869 21 37

ISSN 0850-1777


Rocade Fann Bel Air - Cerf Volant, ex terrain foyer - BP116 DAKAR RP Tel : (221) 33 869 21 46 / 33 869 21 39 - fax : 33 869 21 62 / 33 824 36 15

Site : www.ansd.sn E-mail : statsenegal@ansd.sn




AVANT - PROPOS

Comme chaque année, l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a le plaisir de présenter la dernière édition de la Banque de Données Economique et Financières (BDEF). Cette édition porte sur les résultats provisoires de l’exploitation des déclarations statistiques et fiscales des entreprises pour l’exercice 2014. Toutefois, les données des années 2012 et 2013, publiées dans les éditions précédentes, sont révisées à la faveur de la disponibilité de documents complémentaires d’entreprises.


Les dirigeants d’entreprises devraient y trouver des outils précieux pour se situer dans leur secteur d’activité ainsi que dans l’économie globale afin de mieux fonder leurs décisions. En outre, les autorités publiques devraient pouvoir y disposer d’informations utiles à la gestion en vue de mettre en œuvre des politiques susceptibles de hisser le pays sur le sentier de l’émergence.

Conscient de l’aide et des précieuses contributions sans lesquelles la réalisation de ce document ne saurait être possible, je tiens à remercier nos partenaires qui ne ménagent aucun effort pour fournir les informations de base nécessaires à l’élaboration de ce document. Au demeurant, je réitère notre engagement pour le bon fonctionnement du guichet unique, afin d’assurer une parution régulière et à bonne date, de la BDEF. L’ANSD accueillerait avec grand intérêt toutes les remarques et suggestions visant à aider à l’amélioration de la qualité de cette publication.

Puisse ce document répondre aux préoccupations de l’ensemble des utilisateurs.

Le Directeur néral de lAgence Nationale de la Statistique et de la Démographie

Aboubacar Sédikh BEYE

i
SIGLES ET ABREVIATIONS

AF Autofinancement
ANSD Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie
BCEAO Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest BDEF Banque de Données Economiques et Financières BFE Besoin en Fonds d’Exploitation

BFR Besoin en Fonds de Roulement


BTP Bâtiments et travaux publics
CAFG Capacité d’Autofinancement Globale
CGU Contribution Unique Globale
CUCI Centre Unique de Collecte de l’Information
DGID Direction Générale des Impôts et des Domaines
EBE Excédent Brut d’Exploitation
ETE Excédent de Trésorerie d'Exploitation
GUDEF Guichet Unique de Dépôt des Etats Financiers
HAO Hors Activité Ordinaire
NINEA Numéro d’Identification National des Entreprises et Associations
PME Petite et Moyenne Entreprise
PSE Plan Sénégal Emergent
RGE Recensement Général des Entreprises
RNEA Répertoire National des Entreprises et Associations
SMT Système Minimal de Trésorerie
SYSCOA Système Comptable Ouest Africain
TAFIRE Tableau Financier des Ressources et des Emplois
TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée
ii
U

S O M M A I R E

AV AN T P R O P O S i S I G L E S E T AB R E V I AT I O N i i I N T R O D U C T I O N 1

S Y N T H E S E 2

P R E S E N T AT I O N D E S R E S U L T AT S 4
Rappel sur le système d’information sur les entreprises de lANSD

Le système d’information sur les entreprises, mis en place à l’ANSD, est composé du Centre Unique de Collecte de l’Information dont la création remonte à l’année 1976 et du Répertoire National des Entreprises et Associations (RNEA) où sont retracés les événements liés à la vie des entreprises : création, vie, disparition, fusion-acquisition, etc.
L'ANSD complète ce suivi annuel par un dispositif de collecte d'informations infra annuelles auprès d'un échantillon d'entreprises sélectionnées et périodiquement mis à jour à partir du RNEA. Il permet de suivre la conjoncture à travers des indicateurs tels que l'indice de la production industrielle et l'indice des prix de la production industrielle.
Le système actuel fournit des éléments précieux d'aide à la décision. Cependant, dans le souci d'améliorer la qualité de l'information produite, l'ANSD a lancé le Recensement Général des Entreprises (RGE).
La nécessité de disposer de données comptables, fiscales et économiques de qualité s’est exprimée avec acuité ces dernières années car l’information statistique revêt une importance stratégique dans tout processus de prise de décision et de gestion. Depuis la mise en place du Guichet Unique de dépôt des Etats Financiers (GUDEF), logé à la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID), un grand bond a été fait dans la collecte des déclarations statistiques et fiscales, mais des efforts restent à faire pour mieux couvrir les régions. Le GUDEF a contribué à améliorer le taux de couverture de la BDEF. Ainsi, le nombre d’entreprises répertoriées au CUCI s’est établi à 10 818 en

2014 dont 46,3% dans les services, 33,0% dans le commerce, 12,4% dans les industries et 8,3% dans les BTP. Cette population est composée de 97,4% de PME.

L’une des publications phares tirée du système d’information sur les entreprises est la Banque de Données Economiques et Financières. Elle est issue de l’agrégation des données fournies par les entreprises à travers les déclarations statistiques et fiscales complétées par des estimations pour celles en activité dont les documents comptables ne sont pas disponibles. Le champ couvert par la base de données est celui des sociétés et quasi-sociétés non financières établies au Sénégal et assujetties au plan comptable SYSCOA. Les entreprises sont caractérisées par leur activité principale.
Pour la compilation des données, un premier niveau d’agrégation ramène la classification des activités de cent quinze (115) à trente-cinq (35) secteurs qui sont, à leur tour, regroupés en neuf groupes de secteurs. Ces groupes de secteurs sont ensuite rassemblés en quatre macro-secteurs. Les données sont agrégées pour l’ensemble du secteur dit moderne en un compte « global ». Pour chaque niveau d’agrégation, les résultats sont présentés à travers 6 types de tableaux : actif ; passif ; charges ; produits ; soldes caractéristiques du TAFIRE ; tableau des ratios.
L’analyse est d’abord globale et porte sur l’ensemble des entreprises qui ont déposé au moins une fois leurs états financiers au CUCI, afin d’appréhender la situation générale des entreprises du Sénégal. Ensuite, une analyse détaillée de chaque macro-secteur est faite. L’analyse, basée essentiellement sur des ratios, a trait à la création de richesse, aux moyens mis en œuvre, à la structure financière et à la rentabilité.

Cette publication présente les résultats provisoires de 2014. Les données de 2013 et

2013, publiées dans les éditions précédentes et pour lesquelles des estimations avaient été faites, sont révisées à la faveur de la disponibilité de documents d’entreprises

complémentaires.


1


Synthèse des résultats


Malgré des conditions plus propices imputables à la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent et à la consolidation des échanges avec le Mali, la valeur ajoutée des entreprises du secteur moderne s’est abaissée de 8,6% en 2014 par rapport à

2013 en se chiffrant à 1 348 milliards de FCFA à prix courants. Cette richesse a été créée à 79,6% par les grandes entreprises1 qui représentent 2,8% des unités répertoriées. Cette situation s’explique par une chute de 39,8% de la valeur ajoutée des industries atténuée par un accroissement de celle des BTP (+14,2%), du commerce (+6,9%), et des services (5,9%). Dans le même sillage, le résultat net s’est fortement dégradé. L’affaissement de la valeur ajoutée des industries est en relation avec une hausse plus importante des consommations intermédiaires (+4,7%) par rapport à la production (+0,4%). Cet accroissement des consommations intermédiaires est lié à une progression de 27,0% des services extérieurs. Les sous secteurs les plus affectés sont l’extraction d’hydrocarbures, les industries pharmaceutiques et la fabrication de produits agro-chimiques.


Toutefois, la production s’est accrue de 2,9% en 2014, en relation avec la hausse enregistrée dans tous les secteurs : commerce (+9,7%), services (+5,2%), industries (+0,4%) et BTP (+0,04%). Sur la période 2008-2014, la valeur ajoutée a enregistré un taux de croissance moyen de

4,8%.
Le taux de valeur ajoutée s’est abaissé de deux points en ressortant à 19,5% en 2014 contre 21,9% en 2013. Cette situation est liée à une diminution de six points dans les industries où le taux de valeur ajoutée s’est établi à 9,3% en 2014.

Relativement à la répartition sectorielle, la part du secteur des services demeure la plus importante avec 62,5% de la valeur ajoutée. Les industries viennent en deuxième position avec 21,4%, suivies du commerce (11,4%) et des BTP (4,7%).

Comme par le passé, la richesse créée par les entreprises est prioritairement affectée aux charges salariales (53,3% de la valeur ajoutée globale), aux dividendes et à l’autofinancement (27,3%), aux frais financiers (12,0%) et aux impôts sur le résultat (7,5%).


La production des entreprises s’est faite avec un équipement relativement neuf, nonobstant la dégradation du taux de vétusté comptable ressorti à 37,8% en 2014 contre 35,6% un an auparavant.
La rentabilité globale des facteurs s’est dégradée de cinq points en 2014 pour s’établir à 11,5% contre 16,4% en 2013. Cette régression est imputable surtout à l’industrie où elle est négative.
Les délais de paiement des fournisseurs dépassent de 49 jours les délais de règlement des clients, ce qui s’est traduit par un impact positif sur les besoins en fonds de roulement. En effet, les délais accordés par les fournisseurs se sont établis à 118 jours après 110 en 2013, alors que les délais clients sont restés stables à 69 jours.
Le poids des dettes financières est resté stable en s’établissant à 24,4% en 2014 contre 24,5% en 2013. Il a augmenté de 1,2 point dans les services et de 1,3 point dans le commerce. En revanche, il a baissé de 1,6 point dans les industries et de 1,3 point dans les BTP qui, contrairement aux industries, ont une marge d’endettement confortable2 et

reste à un niveau soutenable.



1 Entreprises dont le CA est supérieur à 5 milliards

2 Poids des dettes inférieur à 25%


La capacité de remboursement des dettes a fléchi en s’établissant à 12,7% en 2014 contre 17,7% en 2013, en raison d’une diminution dans tous les secteurs. Cette situation résulte essentiellement de l’accroissement de 10,1% des dettes financières combiné à une chute de 21,3% de la Capacité d'Autofinancement Global (CAFG). Ainsi, environ, huit (08) années de résultat sont nécessaires pour rembourser les dettes à long terme.
Le poids des concours bancaires courants dans l’endettement des entreprises s’est replié de 0,3 point en 2014 en s’établissant à

18,0% contre 18,3% en 2013, à la suite d’une baisse dans les BTP, le commerce et les services. Ce repli a été atténué par un accroissement de 0,6 point dans les industries. Le poids reste élevé dans le commerce (46,1%) et moyen dans les industries, les BTP et faible dans les services avec respectivement 17,8%, 17,3% et 10,6%.


L’indépendance financière est passée de

49,0% en 2013 à 46,9% en 2014, soit une chute de deux points, liée à une baisse de

8,9% des capitaux propres. Cependant, elle

sest améliorée pour les BTP et le commerce.

Ainsi, le ratio est largement inférieur à 1 avec une situation plus marquée dans les industries et le commerce où elle est inférieure à 40%. Cette situation montre les difficultés des entreprises du secteur moderne à faire face à leurs dettes à long terme par le biais de leurs capitaux propres.


Le ratio de solvabilité s’est replié de 0,4 point en ressortant à 20,8% en 2014, contre 21,2% en 2013. Il a reculé dans les industries et les BTP.
De même, l’autonomie financière s’est rétrécie en 2014 en s’établissant à 85,4%, sous l’effet d’une progression plus forte des dettes financières (+10,1%). Elle a diminué dans le commerce et les services. Elle est assez importante dans les BTP, les capitaux propres faisant trois fois les dettes financières, du fait des subventions d’investissements.
La rentabilité économique s’est repliée de 1,5 point en 2014, en relation avec l’abaissement de 4,2 points enregistré dans les industries. En outre, la rentabilité financière a chuté de

5,3 points, imputable à la diminution dans les industries et les services.





Valeur ajoutée par macro secteur (en milliards de FCFA)




Macro secteurs


2008


2009


2010


2011


2012


2013


2014


Var 2013-2014 (%)

TOTAL

1 089,0

1 144,4

1 284,8

1 462,0

1 474,6

1 474,3

1 348,1

-8,6%

INDUSTRIES


318,9

342,5

442,9

545,3

522,0

479,7

288,7

-39,8%

BTP ET ANNEXES


70,2

88,5

85,9

110,0

48,5

55,5

63,3

14,2%

COMMERCE

106,5

110,5

122,5

131,3

140,3

144,2

154,1

6,9%

SERVICES

593,5

602,9

633,5

675,4

763,9

795,0

842,0



5,9%





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