Rapport de Fin de séjour à l’étranger Année universitaire 2010-2011 Université d'Ottawa, on, Canada



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Rapport de Fin de séjour à l’étranger

Année universitaire 2010-2011

Université d'Ottawa, ON, Canada

contact : delage73@gmail.com

J’ai effectué une année complète (deux semestres) d’échange à l’Université d’Ottawa dans le cadre de ma 4ème année d’école d’ingénieur à l’INSA de Lyon et par le biais du programme ORA. J’ai également effectué sur place un stage en laboratoire de 250h.
Avant de partir

TOEFL

Partir à l'étranger...Par où commencer ? Dans le cadre du programme ORA, et des pays anglo-saxons de manière générale, je placerais le TOEFL comme première étape vers le départ. En effet, ce diplôme d'anglais reconnu est exigé par la grande majorité des écoles qui pourraient vous intéresser. Pas des plus simples à passer (en 4 parties : compréhension écrite, rédaction, compréhension orale et expression orale), relativement onéreux (150 $) et très académique (l'épreuve se déroule dans différents centres spécialisés, dont les installations permettent le déroulement de l'épreuve), il est important de se préparer et s'inscrire dès que l'idée du départ se concrétise dans vos esprits ! Mais je ne voulais pas vous décourager dès les premières lignes, bien au contraire ! Bien qu'assez lourde, cette procédure m'a personnellement permis de juger de mes capacités en anglais avant le départ, de me "mettre la machine en route" et ce de manière relativement ludique (séries en anglais, entraînement sur logiciel, etc.) Autre point positif, dans le cas d'élèves ingénieurs, ce diplôme, valable seulement deux ans, peut vous permettre de témoigner de votre niveau d'anglais (sur le CV) à votre retour, en attendant de passer le TOEIC.



Choix d'écoles ORA

En parallèle, le programme ORA vous demande très rapidement de vous prononcer sur vos choix d'universités. 3 d'entre elles doivent être classées. Ce choix dépend bien sûr de très nombreux facteurs personnels : destination désirée, grosse/petite université, renommée, cours dispensés et, surtout, le fameux TOEFL. Renseignez vous avec attention sur le score à obtenir en amont selon chaque université avant de classer vos 3 voeux ! Ainsi, nombres d'entre vous désireront sûrement accéder à la prestigieux University of Toronto. Le score demandé par celle ci est cependant de 100 sur 120 ! Ce qui n'est pas chose si aisée... J'ai personnellement obtenu 99. Ce score, relativement bon mais trop faible donc pour U of T, a fait parti des raisons qui m'ont poussé à choisir Ottawa plutôt que Toronto comme ville d'échange. Néanmoins, dans le cas d'élèves ingénieurs, les meilleurs écoles restent U of T et l'Université de Waterloo.


Synchronisation avec école (choix de cours etc)

Comme je le mentionnais dans le paragraphe précédent, le choix de cours est à prendre en considération assez tôt dans le processus du départ. En effet, les universités n'offrent pas toutes les mêmes possibilités et cette problématique peut prendre de l'ampleur si votre école d'origine (l'INSA dans mon cas) exige également un choix de cours détaillé. Attention donc à ne pas survoler la question dans un trop plein d'enthousiasme en classant vos 3 voeux, vous pourriez avoir des lendemains difficiles avec les Relations Internationales de votre école d'origine. Dans mon cas par exemple, après avoir choisi Ottawa, il m'a fallu passer beaucoup de temps à vérifier et faire valider par l'école mes cours.



Démarches administratives (passeport, permis d'étude, bourse explora, billet avion)

Une fois votre TOEFL en route et les démarches ORA bien enclenchées, c'est à dire dès lors que vous aurez la relative assurance de pouvoir réaliser votre échange, il sera temps de s'occuper de différentes questions administratives telles que le passeport, le permis d'étude, la bourse Explora sup (de la région Rhone Alpes), éventuellement la Bourse de mobilité CROUS (à ne pas négliger !) et enfin le billet d'avion. Pour ce qui concerne le passeport, rien de particulier à mentionner si ce n'est de s'y prendre suffisamment à l'avance pour ne pas avoir de frayeur avant le départ. Pour ceux dont le passeport daterait d'un certain temps, sachez qu'un passeport biométrique n'est pas requis pour le Canada mais qu'il l'est pour les Etats Unis ! Il faudra par ailleurs débourser 6$ si vous souhaitez vous rendre sur le sol américain. Concernant le permis d'étude, vous ferez certainement face à un certain stress. En effet, vous devrez attendre la confirmation officielle d’ORA avant de démarrer la démarche d’obtention du permis. Autrement dit, le mois de Juin alors que vous partirez probablement en Juillet ou Août. Si vous craignez d’être trop justes, rendez vous directement aux ambassades pour obtenir le papier dans la journée.



Sur place

Logement

Ne paniquez pas ! Trouver un logement sur place à peine débarqué de France peut sembler une tâche absolument insurmontable mais en se débrouillant un peu, et à force de persévérances (visites très nombreuses) vous finirez par trouver votre bonheur. Concernant Ottawa, les prix varient entre 400 et 700$ suivant le type de logement. Personnellement, je conseillerais de vous loger durant une petite semaine en auberge de jeunesse afin de faire des rencontres « internationales », de vous acclimater gentiment et de prospecter par le biais des sites ottawa.craigslist.ca, ottawa.kijiji.ca ou encore celui de la faculté https://web5.uottawa.ca/rezweb/searchf.php, dont le nom québécois vous fera sourire : le Balbillard du logement. Ottawa n’est pas une ville excessivement grande, les quartiers dits Downtown, The Glebe et Sandy Hill sont les plus conseillés pour se loger. J’ai personnellement réussi à trouver par le biais d’un français sur place une colocation dans le Downtown, à 3 minutes de la faculté, avec une allemande, un australien, un canadien et un français. Tous, sauf le canadien, étaient « issus » de l’auberge de jeunesse BackPackers que je conseille vivement comme point de chute ! Je payais tout de même 650$ pour une maison dont l’état général laissait franchement à désirer (chauffage mauvais, propreté moyenne, etc.) et qui n’étaient pas meublée à l’origine. A souligner que des canapés trainent souvent dans la rue et que l’Université d’Ottawa organise en début d’année (puis par la suite toutes les fins de mois) une « gratuiterie » très pratique pour récupérer différents types d’objets du quotidien (couverts, casseroles, etc.). Nos rapports avec le propriétaire étaient très cordiaux et nous devions simplement le payer « en cash » à chaque début de mois, les premier et dernier mois étant préalablement réglés. Certaines colocations étaient plus formalisées que la notre (préavis de départ, etc.) mais jamais rien de très compliqué. Malgré l’état de la maison, je ne regrette pas mon choix pour le côté pratique de sa localisation. Choisissez avec précaution votre logement car en hiver surtout, votre trajet maison-université pourrait bien se transformer en une épopée fantastique ! Les plus courageux et plus proches de leurs sous pourront choisir le quartier québécois de Hull, de l’autre côté du fleuve où les prix avoisinent plus 300$ pour des logements très bons ! Mais bon courage pour l’hiver !



Argent

Le taux de change était à mon époque de 1€ = 1,4$ environ, ce qui rendait globalement la vie moins chère. Attention cependant à faire le bon choix de banque afin de ne pas perdre cet avantage. Deux options sont recommandées : ouvrir sur place un compte dans une banque telle que la ScotiaBank (pas de frais d’ouverture) ou avoir un compte français à la BNP Paribas. J’ai personnellement choisi cette seconde option et j’ai été très satisfait. En effet, cette banque a non seulement un partenariat canadien avec la ScotiaBank (banque présente partout sauf au Québec profond) qui permet de ne payer aucun frais mais également avec Bank of America, ce qui pourra faciliter du même coup vos éventuelles virées américaines. Je n’ai par ailleurs pas utilisé de Traveler’s cheque mais cela peut être utile pour le paiement de certains logements ; Renseignez vous donc pour cela !


Côté pratique, le prix de la vie varie beaucoup selon les types d’achats. La nourriture est globalement chère (fromage en tête !), l’alcool également, les moyens de communications également (forfait de téléphone, internet) tandis que les trajets sont très abordables via le site de covoiturage http://ottawa.en.craigslist.ca/rid/ ou les bus Megabus. La principale compagnie Greyhound reste assez onéreuse.

Santé

Je n’ai personnellement eu absolument aucun problème de santé sur place et me suis donc très peu soucié de cet aspect. Seule passage obligé, le paiement en début d’année de l’UHIP (University Health Insurance Plan), au prix de 240$ par semestre, vous permet d’être couvert au même titre qu’un étudiant canadien. Ce paiement est obligatoire et vous donne accès à une carte que vous présenteriez en cas de « pépin ». J’avoue ne pas connaître les détails des prestations couvertes par cette assurance mais ne peut que vous conseiller de vous renseigner en amont auprès de vos mutuelles en cas de doute ou de craintes.



Télécommunications

Voici l’un des points qui ne joue pas en faveur du Canada ! En effet, pour un pays aussi développé et porté sur les nouvelles technologies, j’ai personnellement trouvé les coûts d’internet et de téléphone exorbitants ! Les deux compagnies Internet sont Rogers et Bell. Nous avions dans notre colocation un forfait Rogers de 60$ par mois (soit 75$ avec taxes) pour seulement 80 Go. Cette limite est assez facilement dépassée si vous êtes, comme mon colocataire australien, un fan absolu de youtube ou de téléchargement. Pour ce qui est des abonnements de téléphonie mobile, j’ai d’abord opté pour un forfait Virgin Mobile de 20$ par mois donnant accès à 200 minutes en tout temps. Au Canada, vous paierez non seulement en appelant mais aussi en reçevant des appels ! C’est la raison pour laquelle j’ai très vite abandonné ce forfait et delaissé pour l’année mon téléphone portable. Internet est omniprésent au Canada et je n’ai pas ressenti le besoin personnellement d’avoir un téléphone. Cela peut cependant s’avérer utile pour les personnes en échange dans de plus grosses villes (Toronto par exemple) ou dont le groupe d’amis fonctionne par texto pour les sorties, etc. Enfin, et c’est là sûrement le moyen de communication le plus utile et connu, Skype constitue bien sûr le b.a.-ba de l’expatrié. Très pratique pour appeler votre famille ou amis, il m’a également permis de rentrer en contact, ayant ajouté en amont du crédit, avec les personnes en covoiturage ou les auberges de jeunesse dans la planification de mes voyages, n’ayant pas de portable. Facebook est également, fidèle à sa réputation, pratique à l’étranger pour ceux qui aiment passer par ce biais.



Vie universitaire

La vie universitaire fut pour moi l’une des choses les plus déroutantes. Les cours, de 1h15 au lieu de 2 voire 3h en France, sont dispersés dans la journée et globalement beaucoup moins nombreux qu’en France. En amont, vous devrez choisir vos cours en coordination avec les Relations Internationales. L’Université d’Ottawa offre de ce côté-là une description des cours relativement (je dis bien relativement) bonne via le site http://www.uottawa.ca/academic/info/regist/annuaires/cours/. Attendez vous cependant à une réorganisation quasi inévitable en début d’année suivant les horaires qui vous seront proposées. Il n’est pas rare que des cours se chevauchent ! Une bonne communication avec le bureau des études canadien et les Relations Internationales en France est donc indispensable en début d’année pour ne pas faire traîner trop longtemps ces soucis d’organisation.

En tant qu’étudiant international, l’Université vous conseille de ne pas prendre plus de 4 cours par semestre, ce qui, suivant le type de cours (tutoriel, laboratoire ou groupe de discussion) ne représentera pas plus de 15h par semaine ! Suivant votre façon de travailler en France et vos études d’origine, cela pourra paraître très déconcertant. Etant en école d’ingénieur, j’étais davantage habitué aux semaines de 35 voire 40h ! Il s’agissait donc pour moi à première vue d’une aubaine pour souffler un peu et j’ai eu tendance au départ à trouver leur système trop facile. Au fil du temps cependant, on réalise que la charge de travail imposée par l’Université est loin d’être négligeable : assignements (travaux maison) à rendre chaque semaine, quizz très fréquents, mid-term puis examens finaux ponctueront votre semestre et ne seront pas de tout repos ! Le principe du contrôle continu est ainsi poussé à l’extrême, ce qui pourra énerver les plus adeptes des révisions de dernière minute mais à l’inverse convenir aux personnes désirant une assimilation progressive des notions.

Par ailleurs, du fait des sommes importantes mises en jeu par les étudiants durant leur cursus (système nord américain oblige), la relation professeurs-étudiants est largement facilitée par rapport à la France et s’apparente presque à un rapport professionnel. Par le biais d’internet ou de rendez vous (leurs heures de permanence sont établies en début d’année), il vous sera très facile de communiquer avec vos professeurs et leur poser des questions concernant les assignements, les projets ou le contenu des cours en début d’année.


Côté résultats, le niveau final requis est, de mon point de vue, loin d’être extraordinairement difficile et vous aurez largement le temps de faire d’autres expériences que celle de la vie universitaire nord américaine. Obtenir un A pourrait même vous arriver plus facilement que ne l’imaginez.

Vie quotidienne

Difficile de décrire le quotidien d’une année d’échange… J’aurais plutôt tendance à dire qu’il n’y en pas vraiment ! Me concernant, je souhaitais engranger le maximum d’expérience en évitant, justement, de tomber dans une routine que je considère propre à la France, aux habitudes. Ayant beaucoup aimé cette année, je ne peux que vous conseiller d’en faire de même !

S’il fallait cependant vous donner des conseils sur votre vie quotidienne, l’adaptation au climat et à la nourriture me paraissent les deux points essentiels.

Concernant le climat, OUI, c’est définitivement vrai, le Canada est un pays au climat austère ! De Décembre à Mars, préparez vous à vivre au rythme des « snow storm » et des bulletins météos où les courbes de température restent désespérément bloquées entre –20 et -10°C. Mais ne vous affolez pas pour autant, on survit et on finit même par s’y acclimater ! Moyennant quelques achats indispensables (veste très chaude, chaussures de qualité) et une organisation quotidienne quelque peu particulière (« aujourd’hui, j’ose sortir ! »), vous passez un hiver dont vous vous souviendrez toute votre vie. Au sein du programme ORA, je pense même qu’Ottawa est l’une des villes les plus attirantes en hiver. Le Canal Rideau se transforme en une immense patinoire de 7km et le parc voisin de Gatineau est l’endroit idéal pour faire du ski de fond ! Par ailleurs, les tempêtes de neige sont finalement assez rares et les jours très ensoleillés font légion tout au long de l’hiver. Seule la fin d’hiver est réellement pénible et longue du fait des jours pluvieux qui transforment la ville en immense terrain boueux. Bref, vous passerez beaucoup de temps à scruter le ciel et le thermomètre mais pas de panique, ces expériences vous marqueront positivement pour le reste de votre vie !

Concernant la nourriture, inutile de passer par quatre chemins, si vous y accordez un minimum d’importance en France, vous allez « souffrir » toute l’année. Mis en part en début de semestre d’automne où le centre ville abrite un marché très agréable, vous pourrez abandonner à Ottawa l’idée de trouver des produits frais, abordables et de bonne qualité. En cause le climat qui oblige les agriculteurs de la région à faire pousser sous serre une bonne partie de l’année mais aussi plus généralement le mode de vie nord américain qui, de mon humble avis en tout cas, est plus que fidèle à sa réputation. A moins d’une volonté de fer, voire même d’un certain sadisme face à tant de tentations, même les plus écolo-bio d’entre vous finiront par céder aux innombrables fast food (Mc Donald bien sûr, mais également Burger King, A&W, Subway, KFC), marchands de pizzas ainsi qu’à l’incontournable fierté canadienne : Tim Hortons. Ce dernier, ne soyons pas totalement négatif, finit par devenir agréable tant il est quotidien de venir y « graber » un café, un blueberry muffin ou encore un petit déjeuner. Bref, pour résumer, à vous les folies culinaires américaines, les quelques kilos engrengés et les sporadiques crises de nerf franco-françaises. Mais encore une fois, tout comme pour le climat, le jeu en vaut la chandelle et l’on ne meurt pas d’une telle expérience bien au contraire ! Autre point important à mentionner concernant la nourriture, attendez vous à quelques gymnastiques de calcul du fait de l’absence des taxes et tips (pourboires de 15% obligatoires) dans le prix initialement mentionné.

Dernier point, n’hésitez pas à participer à la vie sportive de l’université. Je ne l’ai personnellement pas fait au profit de nombreuses fêtes ou activités plus personnelles (vélo, escalade, course à pied) mais je l’ai regretté. C’est en effet le meilleur moyen de rencontrer des canadiens, notamment si vous avez les capacités physiques et l’envie de pratiquer LE sport national : le hockey sur glace. Les installations sont en tout cas très bonnes à l’Université d’Ottawa, pour le hockey donc mais également la natation, le badminton ou encore la musculation (sports d’intérieur principalement donc, climat oblige). Si vous aimez l’escalade, je vous conseille la salle Vertical Reality, située entre Ottawa et Gatineau qui offre des prix très raisonnables (5$ après 9pm pour le « bouldering », bloc en français) pour des installations relativement bonnes.



Voyages

Ils furent nombreux me concernant et je ne peux que vous encourager à en faire de même ! J’ai ainsi visité très rapidement (Septembre/Octobre) Toronto et Montréal, les deux grosses villes de la région. J’y avais des amis dans les deux villes, et notamment par le biais d’ORA ! Profitez des mois d’été et d’automne pour faire un maximum de voyages dans l’est, le nord ontario et le Québec et notamment dans les parcs tels qu’Algonquin ou Gatineau car une fois l’hiver arrivé, si vous n’êtes pas un minimum adepte des sports de neige, vous pourriez rester facilement des « fins de semaine » entières cloitrés dans votre appartement. Comme bon nombre de français en échange, j’ai profité des vacances de Noel pour visiter la East Coast des Etats-Unis (Boston, New York, Philadelphie, Washington) à des prix extrêmement raisonnables via la compagnie de bus megabus et des logements en auberge de jeunesse ou couch surfing. Par la suite, finances obligent, j’ai calmé mes envies de voyages jusqu’au Printemps, exceptées quelques nouvelles visites de Toronto et Montréal pour échapper à Ottawa qui reste une ville de taille (trop) petite à mon goût. Enfin, point d’orgue de l’année, nous avons traversé le Canada en stop avec deux amis. De nombreux français envisagent de se rendre sur la West Coast et vous ferez sûrement parti de ceux là. Les options sont variées (bus, avion, location de voiture) et vous pourrez dans tous les cas vous en sortir pour très peu d’argent, 150$ par exemple en bus via la compagnie Greyhound. Mais si vous souhaitez voir du pays, faire des économies ou tout simplement prendre un peu le temps, je ne peux que vous recommander de faire les bagpackers/hitchhickers ! Bien sûr, comme partout, les avis divergent sur la réussite en stop ou les dangers (surtout si vous êtes une fille). A trois, dont une fille, nous n’avons eu absolument aucun problème ni aucun faux pas. Avec de formidables rencontres à la clé, et en prenant le temps de s’arrêter dans les régions qui nous intéressaient le plus (grands lacs dans l’ouest ontarien, parc Jasper dans les Rocheuses, vallée de l’Okanagan), nous avons mis 3 jours pour rejoindre Edmonton en covoiturage (via le site craigslist) puis 9 jours pour rejoindre Vancouver en stop ! Par la suite, nous avons réalisé une semaine de wwofing (travail agricole de 4h par jour contre un logement, 3 repas par jour et de très bonnes rencontres) sur l’île de Denman, à proximité de l’île de Vancouver. Là encore, si l’expérience wwofing vous intéresse, n’hésitez surtout pas à vous inscrire sur le site, cela sera forcément enrichissant et financièrement intéressant si vous êtes un peu justes.

A titre indicatif, le covoiturage entre Toronto et Edmonton, soit près de 3500 km tout de même, nous a coûté 80$ d’essence chacun, l’essence étant encore bien moins chère en Amérique du Nord qu’en France (1,3$ en temps de crise !). Puis environ 400$ pour le reste du voyage, fournitures, entrées de campings et de parc, auberges de jeunesse (Hi-Lake Louise et Kelowna International Hostel sont à recommander vivement) et nourriture comprise. Pour un mois, vous pourrez difficilement faire moins !
Bilan et Suggestions

Foncez ! Une année d’échange, c’est l’occasion de mener à bien un projet du début à la fin, d’acquérir une autonomie, un certain recul face à son propre « cocon » français (scolaire, familial, etc.), faire bien sûr de nombreuses rencontres et finalement bénéficier d’aides financières conséquentes dans le but de réaliser différentes expériences scolaires et extra-scolaires précieuses pour le reste de votre vie ! Si le démarrage peut paraître compliqué (consultez la rubrique Avant de partir), ne désespérez pas pour autant, persévérez dans vos choix et envies, vous n’aurez que peu de risques d’être déçus !

Le Canada, malgré quelques obstacles apparents (climatiques et culinaires donc, consultez la rubrique Vie quotidienne), est un pays extrêmement intéressant et enrichissant. L’accueil réservé par les canadiens aux étrangers, le rapport à autrui au quotidien et à l’espace, la quantité de choses à découvrir et visiter voilà autant de points qui vous pousseront, je vous l’encourage en tout cas, à choisir le programme ORA pour votre année d’échange.

Scolairement parlant, suivant votre avancement (licence, master, école) et votre domaine d’étude (sciences sociales, ingénierie, droit, politique) vous ferez probablement face à des expériences très différentes de la mienne. Dans le cas d’élèves ingénieurs comme moi, comme je le mentionnais dans la rubrique « Choix d’école ORA », je vous conseille de vous orienter davantage vers Waterloo, Toronto ou Carleton (à Ottawa également) plutôt qu’à l’Université d’Ottawa pour accéder à de meilleurs infrastructures si vous souhaitez suivre des cours labs (TP en France). Cette dernière présente un bon département de Génie Chimique avec notamment une spécialisation dans le biodiesel mais un Génie Mécanique que j’ai personnellement jugé un peu faible.



Pour ce qui est du perfectionnement en anglais, c'est-à-dire probablement l’un de vos objectifs principaux pour cette année, Ottawa a été pour moi parfaitement adapté à ma progression. Son caractère totalement bilingue m’a ainsi permis d’alterner au gré de mes humeurs et de progresser graduellement sans se heurter à des moments de « désespoir » s’il vous arrive de douter de vos capacités.

Côté difficultés, je soulignerais, comme l’ont déjà fait beaucoup de personnes ORA parties avant moi, la lourdeur des procédures administratives en amont (fidèle au film L’Auberge Espagnole) et l’absence de réels liens d’amitiés avec les canadiens sur place. Ce dernier point dépend en grande partie d’un manque d’effort de ma part du fait de groupes d’amis internationaux déjà constitués mais aussi de légères différences culturelles, par exemple du fait du contrôle continu qui oblige les canadiens à beaucoup travailler.



Finalement, bien que difficile à décrire de manière objective, juste, la richesse d’une année à l’étranger est indéniable tant du point de vue personnel que « professionnel ». Vous aurez accès à une multitude de situations nouvelles et à une diversité de personnes aux parcours divers, et pourrez donc avoir un cheminement personnel en engrangeant de précieuses expériences.

Remerciements

Merci à toutes les personnes à l’initiative du programme ORA qui ont rendu pour nous et continueront je l’espère de rendre pour vous cette année possible et tout particulièrement à Louise Lewin, responsable du programme ORA ainsi que Claude Passot, Directeur des Relations Internationales de l’INSA de Lyon et Rémi Revellin, Responsable des Relations Internationales au sein du département Génie Energétique et Environnement à l’INSA de Lyon.
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