La recherche de stage, une recherche qui fut longue et difficile



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La recherche scientifique, un fonctionnement dicté par les manques de moyens financiers.

Rapport d’observation stratégique IFI 2

Date :

Du 10/05/04 au 23/07/04


Lieu :

Institut de Mécanique des Fluides et des Solides de Strasbourg

2 rue Boussingault

67 000 Strasbourg


Tuteur  Entreprise:

Mr Yves REMOND, directeur de l’IMFS


Tuteur  Ecole:

Mr Thierry CUTARD, Enseigant-Chercheur au CROMEP




Rapport effectué par : IRIART Gilen

IFI 2006


SOMMAIRE



I La recherche de stage, une recherche longue et difficile 4

II L’IMFS, un institut de recherche vieillissant et isolé 5



1) L’IMFS, à l’écart de tout 5

2) L’IMFS, un institut qui manque cruellement de moyens financiers 5

III L’IMFS, un institut au fonctionnement complexe 6



1) Le fonctionnement de l’IMFS 6

2) La conception des prototypes, du « bricolage » pour limiter les coûts 7

3) Un fonctionnement complexe pour effectuer des commandes 7

IV Mon travail à l’IMFS 8



1) Le rythme de travail 8

2) Une remise en cause quotidienne 8

3) Quelle suite à mon travail ? 9

4) L’évolution de mon projet professionnel 9

V L’Alsace, une région française à part. 10



1) Les particularités de la langue 10

2) Une région tournée vers l’Allemagne 10

3) L’IMFS, un centre de recherche bien intégré dans la vie locale 11

CONCLUSION 12


INTRODUCTION

Quand j’étais petit et qu’on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais toujours sans hésitation : « je veux être chercheur ». Et tout le monde riait en me disant : « chercheur de quoi, de champignon, d’emploi ? ».


La recherche scientifique m’attirait et, je multipliais les expériences aussi bien avec mon microscope, ma lunette astronomique et mon kit de chimie pour enfant. J’admirais en secret Einstein et Darwin qui avait su révolutionner leurs domaines scientifiques et j’enchaînais les expériences ratées de mouvement perpétuels et autres problèmes impossible à résoudre…
La recherche scientifique représente pour moi un idéal : explorer des domaines encore inconnus de l’homme, trouver de nouveaux phénomènes et les expliquer, et pourquoi pas, découvrir quelque chose qui révolutionnera notre société et ainsi, laisser une trace de son passage. Ce stage au CNRS de Strasbourg représentait donc pour moi un rêve de gosse qui m’avait toujours paru inaccessible.

J’ai passé trois mois à l’Institut de Mécanique des Fluides et des Solides (IMFS) de Strasbourg, unité mixte de recherche regroupant à la fois l’Université Louis Pasteur de Strasbourg et le CNRS de Strasbourg. L’IMFS s’occupe de deux secteurs de recherche. Le premier secteur de recherche est le secteur des fluides et de l’environnement. Ces recherches permettent de mieux comprendre les écoulements des fluides dans les milieux poreux ainsi que de modéliser des nappes phréatiques et leur fonctionnement, et ainsi mieux lutter contre leur pollution. Le second secteur dont s’occupe l’IMFS est le secteur des matériaux et de la santé. Ces recherches permettent d’une part de tester les caractéristiques mécaniques de nouveaux polymères, et d’autre part, de mieux modéliser le fonctionnement biomécanique du corps humain pour assurer une meilleure protection lors d’accidents de la circulation. .


J’ai été affecté au service de construction et de prototypage chargé de concevoir et de construire les prototypes expérimentaux demandés par les chercheurs. J’étais chargé de concevoir une étuve calorifugée permettant de tester l’évolution des caractéristiques mécaniques de nouveaux polymères en fonction de la température.

Mais, même si ce stage représentait un rêve d’enfant, ce ne fut pas évident tous les jours. Il a fallu que je m’adapte à un milieu où le manque d’argent est monnaie courante, il a fallu que j’apprenne à travailler différemment et il a fallu que j’apprenne à vivre dans une nouvelle région, loin de ma famille, de mes amis et de mes habitudes.


I La recherche de stage, une recherche longue et difficile



La première difficulté rencontrée lors de ce stage fut justement de trouver un stage…
Mon projet professionnel n’étant pas encore entièrement défini, je recherchais des entreprises dans le secteur de l’énergétique, de l’aéronautique ou des entreprises travaillant dans le secteur des matériaux.

J’ai commencé assez tardivement mes recherches, c'est-à-dire au mois de janvier, pensant déjà avoir un stage en Guadeloupe. Je connaissais la personne chargée des stagiaires à EDF-GDF en Guadeloupe. Mais celle-ci n’a pas pu m’accueillir en raison de la politique de l’entreprise qui prend en priorité des guadeloupéens.


Mes recherches se sont ensuite tournées vers des pays européens. J’ai tout d’abord cherché en Belgique, dans le secteur de l’aéronautique. J’ai répondu à une offre de stage et je ne me suis pas trop inquiété ensuite de la recherche de mon stage, pensant qu’il n’y aurait pas de difficulté. Mais cette entreprise ne pouvait pas me recevoir, prenant en priorité les enfants du personnel.
Je pensais avoir un contact à EADS en Espagne, mais cette entreprise ne pouvait pas m’accueillir car elle ne prenait des stagiaires que pour une durée de 6 mois.
Je me suis ensuite tourné vers la Suisse, en appelant toutes les entreprises travaillant dans le secteur des matériaux. Mais, étant déjà au mois de mars, aucune de ces entreprises n’a pu me donner de réponse positive.
Je me suis donc résolu à chercher un stage en France. N’ayant quasiment jamais quitté le sud ouest de la France, j’ai donc décidé d’aller découvrir une autre région. Je connaissais des personnes qui pouvaient m’accueillir en Alsace. C’est donc vers cette région que se sont tournées mes recherches.
Mais les entreprises qui travaillaient dans le secteur des matériaux ne pouvaient pas m’accueillir, soit en raison de leur trop petite taille, soit parce qu’elles avaient déjà leurs quotas de stagiaires.
Le 3 mai, journée à laquelle commençaient les stages, je me suis retrouvé sans stage et sans piste. Monsieur Reyna m’avait trouvé un stage en Bretagne dans le secteur de l’environnement. Je commençais déjà à faire mes bagages pour la Bretagne, un peu résigné.
Mais par hasard, j’ai trouvé le numéro de téléphone de monsieur Rémond, directeur de l’Institut de Mécanique des Fluides et des Solides de Strasbourg, institut qui regroupe à la fois l’université Louis Pasteur de Strasbourg et le CNRS de Strasbourg. Monsieur Rémond m’a donné une réponse positive dans la journée. Travailler dans la recherche scientifique, dans le domaine des matériaux, c’était pour moi une chose inespéré qui me permettait à la fois d’assouvir mon rêve de gamin, mais aussi de répondre à mes exigences actuelles, découvrir un secteur qui m’attirait. J’ai donc commencé mon stage le 10 mai à Strasbourg.
Les difficultés rencontrées pour trouver ce stage m’auront permis de voir qu’il ne faut pas trop compter sur les contacts qui peuvent soit disant vous « pistonner »… Cette recherche de stage m’a permis aussi de voir qu’il faut commencer très tôt les recherches et ne pas tout miser sur une ou deux entreprises, mais au contraire, multiplier les demandes dans les secteurs qui m’intéresse.
Avant cette recherche de stage, j’avais toujours beaucoup d’appréhension au moment d’appeler une entreprise. Cette recherche de stage m’aura permis de prendre un peu confiance en moi. Je me suis rendu compte que la relance des entreprises est souvent plus importante que la lettre de motivation et le CV pour montrer notre motivation.


II L’IMFS, un institut de recherche vieillissant et isolé



En arrivant à l’IMFS, je m’attendais à voir des bâtiments neufs, high-tech et très sécurisés. Je pensais que tous les pôles de recherches du CNRS et de l’Université Louis Pasteur étaient regroupés sur le campus de l’Université, permettant ainsi une interconnexion entre les différents domaines. Quel ne fut pas mon étonnement de voir un bâtiment vieux, vétuste, isolé et peu sécurisé.

1) L’IMFS, à l’écart de tout

Mon premier étonnement en arrivant à l’IMFS de Strasbourg, fut sa localisation. Alors que l’essentiel du pôle de recherche du CNRS et de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg se situe prés du campus universitaire, l’IMFS se situe à la périphérie de la ville, à plusieurs kilomètres du campus.


Cet isolement présente l’avantage que l’IMFS est un peu oublié, et donc les chercheurs peuvent travailler plus librement, sans avoir l’impression d’être surveillé. Mais cela présente le désavantage que l’IMFS est oublié financièrement. Les locaux n’ont pas été rénovés depuis plus de 60 ans. On voit les vestiges de l’occupation allemande à travers certains meubles qui portent encore la marque de l’aigle allemand.

2) L’IMFS, un institut qui manque cruellement de moyens financiers

Le plus étonnant, à l’IMFS, c’est le manque flagrant de moyens financiers. L’IMFS est constitué de deux bâtiments. Un de ces bâtiments vient d’être rénové. Mais les locaux où sont situés la majorité des expériences et où sont situés la majorité des bureaux sont vétustes et ne sont plus aux normes de sécurités. Les différentes expériences sont menées dans des petits locaux très sombres et inadaptés, ressemblant plus à des caves qu’à des pièces conçues pour réaliser des expériences.


L’IMFS possède son propre atelier pour fabriquer les prototypes. Cet atelier comporte des appareils de tournages, des fraiseuses, des appareils de soudures, des perceuses… Mais le matériel est vieillissant et certains de ces appareils ne sont plus aux normes de sécurité.
J’ai été marqué par le manque flagrant de systèmes de sécurités dans le bâtiment le plus ancien. Les systèmes de sécurité concernant le personnel sont inexistant : aucune porte anti-feu, aucune alarme incendie. La sécurité contre les intrusions est elle aussi très faible. N’importe qui peut entrer à l’institut. Le bâtiment est très peu protégé contre les vols la nuit et les week-ends. D’ailleurs, plusieurs cambriolages ont déjà eu lieu.
Mais des crédits ont été débloqués récemment. Une partie des locaux ont entièrement été refait et le deuxième bâtiment de l’IMFS sera refait l’année prochaine.


III L’IMFS, un institut au fonctionnement complexe



Je pensais que les chercheurs étaient assez libres de leurs mouvements et qu’ils n’avaient pas vraiment d’obligation de résultats, certaines recherchent pouvant durer des années et ne pas aboutir. Je ne fus donc pas étonner de constater qu’il n’y avait pas vraiment d’horaire fixe. Par contre, je fus très étonné de voir à quel point le manque de crédit était flagrant dans la recherche et à quel point les chercheurs doivent justifier leurs dépenses.

1) Le fonctionnement de l’IMFS

A l’IMFS, il n’y a pas d’horaires fixes. Les chercheurs doivent faire 37 heures 30 dans la semaine. Ils doivent juste être présent de 9 heures du matin à midi et de 14 heures à 17 heures.


Mais il n’y a aucune vérification, le directeur de l’institut faisant entièrement confiance à l’ensemble des chercheurs. D’ailleurs, les chercheurs sont des passionnés qui ne comptent pas leurs heures, certains restant même très tard le soir et venant même les week-ends et les jours fériés.

Chaque directeur de recherche élabore un projet de recherche qui passe devant une commission spéciale pour déterminer s’il est utile de commencer ou de poursuivre des recherches dans ce domaine.


Si le projet est retenu, chaque directeur de recherche reçoit des crédits pour effectuer ces recherches. Il embauche des thésards pour une durée de trois ans auxquels il donne une mission précise en rapport au sujet de recherche. J’ai été étonné de voir que de plus en plus de thésards viennent du maghreb. Ils ne reçoivent que rarement des bourses et ils doivent travailler le jour pour financer leurs séjours et faire leurs thèses la nuit, certains dormant même directement à l’IMFS, dans leur bureau.
Pour faire face aux manques de crédits, de plus en plus de directeurs de recherche font appel à des entreprises directement intéressées par leurs recherches. C’est notamment le cas en biomécanique où une grande partie des recherches sur la modélisation du « coup du lapin » est financé par de grands constructeurs automobile.
La plupart du temps, les chercheurs disposent de crédits pour commencer leurs recherches, et doivent présenter des résultats, même partiel, pour continuer à avoir des crédits.
L’atelier a un crédit annuel pour financer le remplacement de certains outils et pour se procurer tout le matériel classique comme la visserie. Comme ces crédits sont très insuffisants pour acheter du matériel neuf, l’atelier fabrique des pièces pour d’autres organismes. Je fus étonné de voir que l’atelier fabriquait des pièces pour un organisme de contrôle de la pollution des sols en Tunisie.

2) La conception des prototypes, du « bricolage » pour limiter les coûts

Lorsqu’une équipe de recherche a besoin d’un prototype expérimental, elle fait appel à l’atelier qui construit directement tous les prototypes.


Aucun plan du prototype à concevoir n’est réalisé. L’équipe de recherche discute directement avec les techniciens de l’atelier pour savoir la faisabilité du projet. En fonction des moyens financiers disponibles, en fonction de ce qui est réalisable avec les outils disponibles et en fonction des côtes et des paramètres importants pour les expériences, l’atelier réalise au mieux les prototypes.
Je fus très étonné de ne pas voir de bureau de conception. Les prototypes sont fabriqués à partir des besoins des chercheurs et les problèmes rencontrés sont corrigés au fur et à mesure qu’ils apparaissent. Souvent, des matériaux moins chers et moins adaptés sont employés pour réduire les coûts de fabrication.
Pour réduire les coûts de fabrication des nouveaux prototypes, l’atelier démonte les anciens prototypes et fait de la récupération, essayant d’adapter les pièces des anciens prototypes aux nouveaux. Il n’y a donc aucun plan et ni aucune trace des prototypes qui sont démontés. Je fus très étonné de voir la complexité de certains prototypes entièrement réalisés par les techniciens de l’atelier de prototypage, prototypes réalisés en grande partie à partir de matériaux récupérés.


3) Un fonctionnement complexe pour effectuer des commandes

L’IMFS étant une unité mixte de recherche, elle touche à la fois des crédits de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg et du CNRS. Mais ce dédoublement des crédits ne constitue pas forcément un avantage. En effet, l’Université Louis Pasteur ne peut acheter de matériels qu’aux entreprises qui possèdent un marché public. Mais ces entreprises ne vendent pas forcément le matériel spécifique pour la réalisation des prototypes expérimentaux.


Lorsque j’ai du commander le matériel nécessaire à la réalisation de mon projet, j’ai été confronté à la lourdeur administrative de l’IMFS. Lorsque j’avais trouvé le matériel nécessaire, il fallait ensuite chercher si le fournisseur avait un marché public avec l’IMFS. Si ce n’était pas le cas, il fallait chercher s’il ne pouvait pas y avoir un produit correspondant chez des fournisseurs possédant un marché public. Les chercheurs, pour commander le matériel nécessaire, doivent constamment jongler entre les crédits du CNRS et de l’Université Louis Pasteur.
Pour effectuer une commande, il faut fournir à la fois le numéro SIRET et un RIB du fournisseur, si l’IMFS ne possède pas de numéro client chez ce fournisseur. Ces indications ne sont pas forcément faciles à obtenir, les fournisseurs renvoyant souvent la balle à des revendeurs présents en Alsace. Les chercheurs n’ont pas toujours forcément le temps de s’occuper de ces papiers.
Une fois tous les documents fournis, les secrétaires font une demande de commande auprès du service qui gère les fonds de tous les pôles de recherche de Strasbourg. Si la commande est approuvée, elles reçoivent en retour un numéro de commande indispensable pour faire le bon de commande. Le directeur de l’IMFS doit ensuite signer le bon de commande.
Je n’ai pas été étonné de voir que, devant la lourdeur de l’administration pour effectuer une commande, certaines personnes préfèrent aller acheter le matériel directement avec leurs deniers pour les cas urgents. Mais lorsqu’il s’agit de grosses sommes, le remboursement n’est pas toujours évident et peut prendre plusieurs mois.


IV Mon travail à l’IMFS



Ce stage m’aura été utile, non seulement pour connaître le monde de la recherche scientifique, mais aussi car il m’a appris de nombreuses choses sur moi-même. Il m’aura permis de mieux connaître mon rythme de travail, mais surtout de faire évoluer mon projet professionnel.

1) Le rythme de travail

A force de travailler toujours au même endroit et avec les mêmes personnes, une routine s’est installée… boulot, tram, dodo… Mais à force, je me suis rendu compte que je travaillais mieux à certaines heures. De 9h30 à 11h30 et de 14 heures à 16 heures, ce sont les heures auxquelles j’avançais le plus dans mon travail. L’après midi, de 13 heures à 14 heures, il m’était impossible de me concentrer suffisamment sur mon travail. Je mettais donc à profit cette heure pour accomplir des tâches nécessitant moins de concentration, comme par exemple chercher de la documentation sur internet. Mieux connaître mon rythme de travail et les heures où je suis le plus apte à travailler va me permettre de mieux m’organiser à l’avenir.



2) Une remise en cause quotidienne

Dans la recherche, il faut savoir se remettre en cause quotidiennement, surtout lorsqu’on élabore des prototypes. Ce ne fut pas évident pour moi les premières semaines. A chaque fois que j’avais trouvé une solution pour répondre à un problème sur le prototype, je devais me demander si j’avais pensé à tous les paramètres et si je n’avais rien oublié.


Chaque jour, je devais remettre en cause le travail de la veille en voyant surgir de nouveau problèmes auxquels je n’avais pas songé. Il m’était difficile de devoir tout recommencer à zéro. Mais au bout de quelques semaines, j’ai réussi à me faire à l’idée que cette succession de projets avortés était nécessaire pour faire le tour du sujet et aboutir à une solution qui réserve le moins de mauvaises surprises au moment de la réalisation du prototype.

3) Quelle suite à mon travail ?

L’objectif de ce stage était de concevoir une étuve calorifugée permettant de tester les caractéristiques mécaniques de polymères et de composites. Une étuve existait déjà mais elle ne fonctionnait plus. Je devais donc entièrement revoir cette étuve, concevoir un système pour la mettre en position sur le lieu de l’expérience. Je devais dans un premier temps, élaborer les plans. Puis je devais trouver les fournisseurs pour le matériel nécessaire et enfin, commandé tous les constituants.

A la fin de mon stage, l’ensemble des plans était réalisé. Le matériel nécessaire à la fabrication de ce que j’avais conçu était commandé et en attente de réception. Dés la rentrée au mois de septembre, l’ensemble du matériel commandé sera reçu et l’atelier de prototypage procèdera au montage de ce que j’ai conçu.
Mon travail permettra de futures recherches sur les matériaux composites et sur des polymères, notamment le Polypropylène et le Polyéthylène à basse densité. Il permettra d’étudier ces matériaux composites à différentes températures. Les recherches actuelles concernant ces matériaux composites et ces polymères ne se faisait qu’à température ambiante.

4) L’évolution de mon projet professionnel

Je ne pensais pas, qu’en tant qu’ingénieur, il était possible de travailler dans la recherche scientifique. J’avais abandonné toute idée de travailler dans un centre de recherche. Avant ce stage, je souhaitais plutôt travailler dans le secteur de l’aéronautique, plus précisément dans le secteur touchant à la mécanique et aux matériaux de l’aéronautique. Je souhaitais en particulier travailler en tant qu’ingénieur en recherche et développement.


Ce stage m’a conforté dans l’idée que je voulais travailler en tant qu’ingénieur R&D, dans le secteur de la mécanique et des matériaux. Mais, pendant ce stage, je me suis aperçu qu’il existait des concours pour devenir ingénieur au CNRS. J’envisage donc, à la fin de mon cursus à l’école, d’essayer de rentrer au CNRS.

V L’Alsace, une région française à part.



Je pensais ne pas être dépaysé en allant en Alsace car je me disais que la France, c’était un peu partout pareil, quelque soit la région. Ce fut une grosse erreur de ma part ! Je vivais en collocation avec quatre Alsaciennes dont deux étais soeurs et je passais mes week-ends chez ces deux sœurs. J’ai donc entièrement découvert la culture alsacienne de l’intérieur.

1) Les particularités de la langue

Ma première surprise fut de voir que beaucoup de gens ne me comprenaient pas du premier coup à cause de mon accent du sud ouest. De mon coté, je ne les comprenais pas plus non plus à cause de leur accent très particulier. Mais les différences ne s’arrêtaient pas seulement à l’accent. Certains mots et certaines expressions qui me semblaient courantes n’existaient tout simplement pas en Alsace.


Je n’imaginais pas à quel point la langue française pouvait être différente d’une région à l’autre, étant très rarement sorti du sud ouest.

Mais ma surprise fut encore plus grande quand j’ai découvert que l’alsacien était une langue qui était encore très vivante. Contrairement à ce que je pensais, l’alsacien n’est pas parlé seulement par les personnes âgées, mais il est aussi parlé par beaucoup de jeunes.


Au sein même de l’IMFS, les techniciens qui travaillent à l’atelier de prototypage parlent alsacien avec les fournisseurs. Et cela à plus d’importance que ce que je croyais au départ. A partir du moment où le fournisseur alsacien voit qu’il a affaire à un autre Alsacien, la négociation des prix devient plus facile.
Parler alsacien est un atout pour travailler dans cette région.

2) Une région tournée vers l’Allemagne

Ma première impression, en arrivant en Alsace, même si cela déplaisait aux Alsaciens quand je le leur disais, fut de croire que j’avais changé de pays. L’Alsace est une transition entre la France et L’Allemagne et elle a conservé de nombreux caractères propres à ce pays. Les quelques fois où je suis allé en Allemagne, je n’ai pas vu de différences majeures : les styles de maisons sont les mêmes, la manière d’être des gens est la même, les noms de villes ont les mêmes consonances. Cette absence de changement entre l’Alsace et l’Allemagne est d’autant plus surprenante pour moi car je suis habitué à voir un changement radical sur seulement quelques kilomètres lorsque je vais en Espagne.


Une grande proportion de la population est bilingue. L’Allemand est une langue parlée très couramment par la majorité des jeunes. Le travail transfrontalier est une chose courante en Alsace, les salaires étant plus élevé de l’autre coté du Rhin. Les Alsaciens vont en Allemagne faire leurs courses comme nous, nous changeons de rue.


Cette proximité de l’Allemagne se retrouve aussi à la télévision, l’ensemble des foyers alsaciens recevant aussi bien les chaînes allemandes que françaises.

A mes yeux, l’Alsace est un exemple à suivre au niveau européen. En effet, elle a su conserver ces particularismes locaux tels que sa langue et ses traditions tout en s’ouvrant vers l’étranger.



3) L’IMFS, un centre de recherche bien intégré dans la vie locale

L’environnement à une place très importante en Alsace, et en particulier à Strasbourg. La proximité de l’Allemagne, déjà très avancé en matière de préservation de l’environnement, constitue un moteur pour l’Alsace. Les chercheurs des deux rives du Rhin travaillent ensemble pour préserver la nappe phréatique transfrontalière, en collaboration avec une école d’ingénieur spécialisée dans ce domaine, l’ENGEES. Les travaux de l’IMFS sur la modélisation des nappes phréatiques s’inscrit donc dans un programme régional de recherche.


Les recherches concernant les matériaux composites et les polymères s’inscrivent elles aussi dans une logique locale. En effet, l’Alsace est la troisième région française pour l’importance et le nombre de ses activités en plasturgie. Deux écoles Strasbourgeoises, l’INSA et l’ECPM, sont spécialisées dans ce domaine.

Les activités de l’IMFS s’inscrivent donc dans une logique locale et permettent ainsi de contribuer au développement de l’économie de la région.



CONCLUSION


Ce stage à l’IMFS de Strasbourg aura été enrichissant humainement et professionnellement pour moi. Il m’aura tout d’abord permis de mieux connaître cette région très particulière qu’est l’Alsace et m’aura permis d’avoir une vision différente du nord de la France. Cet éloignement loin de ma région natale m’aura permis d’élargir un peu mon champ de vision qui était jusqu’à maintenant très cloisonné au Sud Ouest. Il existe enfin autre chose pour moi que le Sud Ouest.

Il m’aura aussi permis de réaliser un rêve d’enfant, travailler dans un centre de recherche. J’ai réalisé à travers ce stage à quel point la recherche manquait de moyens financiers mais, malgré tout, à quel point les chercheurs étaient passionnés par leur travail.

Ce stage m’aura aussi beaucoup appris sur moi, sur ma manière d’être face à une région, face à des modes de vies totalement différents de mes habitudes. J’aurais aussi appris à devenir plus autonome dans une grande ville, moi qui n’aie jamais vraiment vécu dans une grande agglomération.

La chose la plus importante que m’aura apporté ce stage, c’est l’avancée que j’ai faite dans mon projet professionnel. Je sais maintenant que je n’ai aucune envie de travailler à l’amélioration d’une chaîne de production. J’envisage donc de devenir ingénieur en recherche et développement, dans le secteur de la mécanique et des matériaux. Et qui sait, pourquoi pas continuer ce rêve d’enfant et travailler au CNRS ?





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