Tafsir sourate al houjourate



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I-II : Nature et rôle du coran.



  1. Le Coran, une âme descendue par l’ame pour l’âme.


Allah nous dit dans le Coran :
وَكَذَلِكَ أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ رُوحًا مِنْ أَمْرِنَا مَا كُنْتَ تَدْرِي مَا الْكِتَابُ وَلاَ الإِيمَانُ وَلَكِنْ جَعَلْنَاهُ نُورًا نَهْدِي بِهِ مَنْ نَشَاءُ مِنْ عِبَادِنَا

« Et c’est ainsi que Nous t’avons révélé un esprit [le Coran] provenant de Notre ordre. Tu n’avais aucune connaissance du Livre ni de la foi; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. » (Sourate chu'aa – verset 52).
Dans ce verset, le terme « esprit » désigne le Coran comme l’indique l’imam Ad Dahak ainsi que l’imam Malik Ibn Dinar et d'autres éxégètes, qu’Allah leur fasse miséricorde.
Dans le meme ordre d'idée, Allah dit dans le Coran :
وَإِنَّهُ لَتَنزيلُ رَبِّ الْعَالَمِينَ * نَزَلَ بِهِ الرُّوحُ الأمِينُ * عَلَى قَلْبِكَ لِتَكُونَ مِنَ الْمُنْذِرِينَ * بِلِسَانٍ عَرَبِيٍّ مُبِينٍ

« Ce (Coran) ci, c’est le Seigneur de l’univers qui l’a fait descendre, et l’Esprit fidèle est descendu avec cela, sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire. » (Sourate 26 Versets 192-195)

قُلْ نَزَّلَهُ رُوحُ الْقُدُسِ مِن رَّبِّكَ بِالْحَقِّ لِيُثَبِّتَ الَّذِينَ آمَنُوا وَهُدًى وَبُشْرَىٰ لِلْمُسْلِمِينَ

« Dis: «C’est le Saint Esprit [Gabriel] qui l’a fait descendre de la part de ton Seigneur en toute vérité, afin de raffermir [la foi] de ceux qui croient, ainsi qu’un guide et une bonne annonce pour les Musulmans.» » (Sourate an Nahl – verset 102).
Dans ces deux versets, l’esprit indique Djibril, l'ange de la révélation, Paix sur Lui.

  • L’impact de l’âme coranique sur l’humain.

Comme vu précédemment, le miracle du Coran diffère des miracles des Prophètes précédents.


En effet, jusqu'alors les miracles avaient pour objectif d'attester de la véracité des envoyés d'Allah en faisant entorse aux lois de la nature. Certes, il s’agissait de miracles spectaculaires mais dont le cadre spatial et temporel était nécessairement limité par leur réalisation. Ainsi, ils n'avaient de visibilité que pour ceux qui y assistaient effectivement et n'imposaient leur véracité qu'à ces derniers. Ainsi, pour celui qui ne les avait pas vu, ces miracles constituaient autant de récits du passé auxquels il était susceptible de croire ou non.
Concernant le miracle accordé au Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, il en va autrement. En effet, le Coran est un miracle universel, affranchi de toute contingence spatiale ou temporelle. Cette caractéristique est la conséquence directe de sa nature première de « Rouh », c’est une âme à part entière, le souffle de la vie spirituelle.
A l’instar du « Rouh al badani », l' âme du corps, le Coran insuffle la vie pour le cœur, c'est l' âme du coeur. Cette insufflation transforme l’individu en un homme nouveau. Il renait et s'élève des cendres de la bestialité et de la sauvagerie pour atteindre les sommets des stations de la piété. Cet individu pieux constitue alors la clef de voute de la famille saine, elle-même pierre angulaire de la bonne société et de la communauté droite.
Ainsi, le principal miracle du Coran ne réside pas donc dans son éloquence en tant que telle mais bien dans sa capacité à s’accaparer les coeurs et transformer l’homme en un homme de foi et de credo ayant une vision claire de lui-même et du monde qui l’entoure.
C'est cette transformation qui permet à l'homme d’être le digne vicaire d'Allah sur terre et c'est en raison de cette transformation que la création lui est soumise.
Il est important de prendre la juste mesure de ce phénomène.

Plus qu'une transformation, c'est une métamorphose. L'homme change radicalement, en profondeur, tendant vers l'idéal de la cause de sa création : un homme voué exclusivement à Allah, libre de toute autre servitude et asservissement usurpés telle que la servitude envers les biens de ce bas monde , la servitude envers Satan, mais aussi la servitude vis-à-vis d’autres hommes, qu'ils soient rois, devins ou autres charlatans ou encore la servitude, bien plus insidieuse et néfaste, envers lui-même et ses viles passions.

L’individu ainsi façonné par le Coran n'est, avant tout, que par dévotion et adoration d'Allah. C'est alors seulement lorsqu'il incarne cette forme qu'il peut cerner la finalité de sa vie et le secret de son existence. De ce fait, toute personne privée du « souffle de vie » coranique n'est autre qu'un cadavre : une enveloppe de chaire en mouvement mais spirituellement inerte.
Allah nous explicite cette vérité dans le Coran :

أَوَمَنْ كَانَ مَيْتًا فَأَحْيَيْنَاهُ وَجَعَلْنَا لَهُ نُورًا يَمْشِي بِهِ فِي النَّاسِ كَمَنْ مَثَلُهُ فِي الظُّلُمَاتِ لَيْسَ بِخَارِجٍ مِنْهَا كَذَلِكَ زُيِّنَ لِلْكَافِرِينَ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ



« Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir? Ainsi on a enjolivé aux mécréants ce qu’ils œuvrent. » (Sourate al An' am – verset 122).

Allah nous dit aussi :


يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا اسْتَجِيبُوا لِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُمْ لِمَا يُحْيِيكُمْ وَاعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ يَحُولُ بَيْنَ الْمَرْءِ وَقَلْبِهِ وَأَنَّهُ إِلَيْهِ تُحْشَرُونَ
« Ô vous qui croyez! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous donne la vie, et sachez qu’Allah s’interpose entre l’homme et son cœur, et que c’est vers Lui que vous serez rassemblés. »



  • L’impact de l’âme coranique sur le « collectif »


Nul doute que le concept de « Oumma » musulmane est un principe fondateur de notre merveilleuse religion.

Elle représente un ensemble de gens réunis et soudés (jama’a) sur une même voie existentielle : l'adoration d'Allah. Ainsi, leur vie toute entière, dans tous ses aspects tant intellectuels que sociaux, politiques, moraux et pratiques procède de la soumission à Allah et de l’éthique islamique (« minhaj » ou « approche principologique et méthodologique »).
De nos jours, le constat est sans appel et grande est la tristesse : cette Oumma a cessé d’exister.
Elle s'est évaporée depuis que ses membres ont tournés le dos aux « valeurs coraniques » pourtant seules gages d'harmonie et de sérénité dans leur vie d'ici-bas et dans l'au-delà.
Divergences, guerres intestines, jalousies, médisances, acculturation, assimilation, doutes, mauvais comportements…La liste des maladies incubées suite au délaissement du Coran et qui prolifèrent et rongent notre communauté est encore longue.
Dans une parabole des plus éloquente, le Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui a comparé la nation musulmane « Oumma » a un corps.
D’après le compagnon Nu’man Ibn bachir, qu’Allah l’agrée, le Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, a dit :
{ مثل المؤمنين في توادهم وتراحمهم وتعاطفهم مثل الجسد إذا اشتكى منه عضو تداعى له سائر الجسد بالسهر والحمى }
« L’exemple des croyants dans leur amitié, leur miséricorde et leur compassion, est comme l’exemple d’un corps qui, lorsqu’un de ses membres est affecté par une maladie, c`est tout le reste du corps qui est touché par la douleur et la fièvre ».
Le parallélisme des formes est saisissant : de même que le corps n’est que poussière sans l’âme corporel, la nation musulmane n’est qu’une illusion sans le souffle de la vie coranique.



  1. Le Coran, lumière ultime.

Le bonheur de l’être humain est dans la lumière.

Ne disons-nous pas des pessimistes qu'ils "voient la vie en noir" ? Et quand tout va mal autour de nous que nous "broyons du noir ? » et lorsque nous sommes certains d’une chose « C’est clair ! », ou "mettre en lumière" pour signifier expliquer ou « Je vois ! » pour dire « Je comprends ! » etc. Cette notion de vérité-lumière se retrouve dans toutes les traditions philosophiques et religieuses à tel point qu'elle imprègne le langage commun dans tout ce qui touche à l'explication ou la compréhension.
Tout le malheur de l’humain est sa vaine recherche du bonheur dans des lueurs éphémères après lesquelles il peut courir à en perdre haleine alors même que sa vie est très courte. Illusions après illusions, lueurs après lueurs son avenir s'obscurcit alors inévitablement.
Allah, source de toute lumière nous a créés et Il nous a révélé la source de notre bonheur, de notre lumière permanente et salvatrice.
Dans sourate « An Nour » (« La lumière »), un verset nous éclaire et nous illumine : 
{ قال الله تعالى: {اللَّهُ نُورُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ مَثَلُ نُورِهِ كَمِشْكَاةٍ فِيهَا
مِصْبَاحٌ الْمِصْبَاحُ فِي زُجَاجَةٍ الزُّجَاجَةُ كَأَنَّهَا كَوْكَبٌ دُرِّيٌّ يُوقَدُ مِنْ شَجَرَةٍ
مُبَارَكَةٍ زَيْتُونَةٍ لا شَرْقِيَّةٍ وَلا غَرْبِيَّةٍ يَكَادُ زَيْتُهَا يُضِيءُ وَلَوْ لَمْ تَمْسَسْهُ نَارٌ
نُورٌ عَلَى نُورٍ يَهْدِي اللَّهُ لِنُورِهِ مَنْ يَشَاءُ وَيَضْرِبُ اللَّهُ الأَمْثَالَ لِلنَّاسِ وَاللَّهُ
بِكُلِّ شَيْءٍ عَلِيمٌ. فِي بُيُوتٍ أَذِنَ اللَّهُ أَنْ تُرْفَعَ وَيُذْكَرَ فِيهَا اسْمُهُ يُسَبِّحُ لَهُ فِيهَا
بِالْغُدُوِّ وَالآصَالِ. رِجَالٌ لا تُلْهِيهِمْ تِجَارَةٌ وَلا بَيْعٌ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ وَإِقَامِ الصَّلاةِ
وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ يَخَافُونَ يَوْماً تَتَقَلَّبُ فِيهِ الْقُلُوبُ وَالأَبْصَارُ. لِيَجْزِيَهُمُ اللَّهُ أَحْسَنَ
مَا عَمِلُوا وَيَزِيدَهُمْ مِنْ فَضْلِهِ وَاللَّهُ يَرْزُقُ مَنْ يَشَاءُ بِغَيْرِ حِسَابٍ}


« Allah est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est à l’image d’une niche qui contient une lampe. La lampe est dans un récipient de cristal, le récipient est tel un astre ayant l’éclat d’une grosse perle. Sa flamme se nourrit d’un arbre béni – un olivier – qui ne relève ni de l’est, ni de l’ouest. Son huile éclaire presque sans même s’enflammer. Lumière sur lumière. » (Sourate An Nour – verset 35 à 38).
Dans ce verset, Allah nous apporte une métaphore concernant cette Lumière, son emplacement, celui qui la porte et sa matière.

Il évoque une « niche ». Cette niche est la « poitrine » du fidèle.

Dans la niche, une lampe dans un récipient éclatant de lumière tel un astre. Ce récipient est le cœur du croyant. La ressemblance du cristal avec le cœur du croyant réside dans sa pureté, sa clarté mais aussi sa finesse et sa robustesse.

La lampe porte la lumière qui est la flamme alimentée par l’huile qui en constitue l’énergie. Aussi, l’énergie de la lumière  que porte le cœur du croyant provient de l’arbre du Coran. Le cœur du croyant est donc illuminé de par sa constitution propre et quand lui vient le Coran, il en devient étincelant et rayonnant, lumière sur lumière. 


قال ابن كثير : كان أبي بن كعب يقرؤها: "مثل نور من آمن به", فهو المؤمن, جعل الله الإيمان والقرآن في صدره وهو قول ابن عباس ورواه عنه سعيد بن جبير وقيس بن سعد.
Ibn Kathir nous rapporte en ce sens

Ainsi, une fois que le souffle coranique pénètre la poitrine, le coeur vit. Or, qui dit vie du cœur dit cheminer vers Allah et pour cela, il a besoin d'une lumière le guidant. A défaut, il est tel la maison équipée pour recevoir l’électricité, mais qui n’en a pas encore fait commande. C'est un cœur dépourvu de la lumière coranique, un cœur à l'arrêt, enlisé dans la pénombre et incapable de cheminer vers Allah.


Allah, exalté soit-Il, dit :
أَوَمَنْ كَانَ مَيْتًا فَأَحْيَيْنَاهُ وَجَعَلْنَا لَهُ نُورًا يَمْشِي بِهِ فِي النَّاسِ كَمَنْ مَثَلُهُ فِي الظُّلُمَاتِ لَيْسَ بِخَارِجٍ مِنْهَا كَذَلِكَ زُيِّنَ لِلْكَافِرِينَ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ
« Est-ce que celui qui était mort (de coeur) et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? Ainsi, on a enjolivé aux mécréants ce qu'ils œuvrent.» (Sourate al An'am - Verset 122)
La réponse est, ici, implicite. Allah a donné les deux choses nécessaires au cheminement du coeur : la vie et la lumière guidante. 
Quand la vie s'installe, la lumière naît dans le coeur, c'est la guidée (« hudâLlah »). C'est alors par cette lumière que le coeur discerne le bien du mal et c'est par elle que le droit chemin (« as-sirât al-mustaqîm ») devient clair.
En résumé, si le soleil est la source de la lumière sensible qui rend visibles les choses, le Coran est la lumière spirituelle qui permet d’accéder aux vérités ultimes. Il éclaire les yeux, l’esprit et le cœur et permet aux choses d’être clairement perçues ou pensées.



  1. Le Coran , source de prospérité et productivité.

Le Coran insuffle la vie spirituelle, illumine et donne clairvoyance au cœur et transforme l'humain en un homme "civilisationnel" porteur d'un héritage fort fondé sur d'éminentes qualités morales génératrices de profits et de bienfaits pour lui-même ainsi que pour son environnement.


Prendre conscience de ces dimensions et impacts du Coran dans la vie du croyant est un facteur déterminant de son cheminement spirituel.
La communauté musulmane est une communauté qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire de l'humanité.
En effet, Allah en a fait la meilleure des communautés par le rôle et la fonction spécifiques qu'Il lui a attribuée comme Il en informe les croyants dans le verset suivant :
{[…]كُنتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ […]}
« Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes » (sourate Ali Imran – verset 110)
أُخْرِجَتْ traduit par «faire surgir» ou «faire sortir» indique la finalité première de cette volonté et de cet ordre divin : Allah n'a pas fait sortir cette communauté pour elle-même mais pour l'humanité. Elle est la communauté de la prédication da'wah») et du témoignage («chahada»). Cette caractéristique constitue son essence et doit animer chacun des membres qui la composent.
En ce sens Allah dit dans le Coran :
وَكَذَٰلِكَ جَعَلْنَٰكُمْ أُمَّةًۭ وَسَطًۭا لِّتَكُونُوا۟ شُهَدَآءَ عَلَى ٱلنَّاسِ وَيَكُونَ ٱلرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيدًۭا
« Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous » (sourate al Baqarah – verset 143)

L'une des meilleures paraboles représentant ce devoir de témoignage est la tradition prophétique d'Abou Moussa al ach'ari, qu'Allah l'agrée, rapportée par les deux authentiques des imams al Boukhary et Mouslim, qu'Allah leur fasse miséricorde, le Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, a dit :


مثل ما بعثني الله به من الهدى والعلم كمثل الغيث الكثير أصاب أرضاً ، فكان منها نقية قبلت الماء فأنبتت الكلأ والعشب الكثير ، وكانت منها أجادب أمسكت الماء ، فنفع الله بها الناس فشربوا وسقوا وزرعوا ، وأصاب منها طائفة أخرى إنما هي قيعان لا تمسك ماءً ولا تنبت الكلأ فذلك مثل من فقه في دين الله ونفعه ما بعثني الله به فعلم وعلم ، ومثل من لم يرفع بذلك رأساً ، ولم يقبل هدى الله الذي أرسلت به
« La guidée et la science avec lesquelles Allah m'a envoyé sont comparables à une pluie se déversant sur une terre. Une partie de cette terre est fertile, elle absorbe l'eau et fait pousser de l'herbe et de la verdure en abondance. Une partie de cette terre est aride, elle retient l'eau, Allah en fait donc profiter les gens. Ainsi, ils en boivent, s' en servent pour l'irrigation et l'utilisent pour la culture. Enfin, une autre partie de cette terre est stérile, elle ne retient pas ; l'eau et ne fait pousser aucune plante non plus. La partie fertile est comparable à celui qui a reçu la bonne compréhension de la religion et qui a su tirer profit de ce que Allah m' a révélé. Il l'a donc appris et l' a enseigné à autrui. La partie aride de cette terre est, quant à elle, comparable à celui qui a appris cette science mais n' a su en tirer lui-même profit. Enfin, la terre stérile qui ne retient pas l'eau est comparable à celui qui n'accepte pas la guidée qu'Allah m'a chargé de transmettre. »

Dans ce hadith, seul le croyant ayant accompli son devoir de prédication et de témoignage est considéré comme ayant profité de la guidée et de la science révélée au Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui. Ceci s'explique par le fait que le Coran change inévitablement l'homme en une personne aux valeurs prospères et aux vertus fécondes.


Il est un élément dont la compréhension est primordiale : l’idée authentique n’est pas toujours efficace et une idée efficace n’est pas toujours vraie.

En effet, son histoire ne dépend pas de son caractère intrinsèque mais du dynamisme de ses adeptes et de leur capacité à traduire cette idée en de grandes réalisations historiques.

Dès lors, cette idée ne vaut pas tant par son contenu métaphysique que par les conséquences sociales et économiques qu’elle génère.

De fait, l’histoire n'accorde aux idées de valeur que lorsqu'elles trouvent application effective et prouvent leur justesse dans l’action. En dehors de ces paramètres de réalisation, elle les relègue au rang des spéculations, ô combien nombreuses…


La prospérité des adeptes de l’islam est donc directement et des plus étroitement liée à la relation qu’ils entretiennent avec le Coran.
Dans la tradition prophétique rapportée par l’imam Ahmad dans son mousnad, qu'Allah lui fasse miséricorde, d’après AbdouLlâh Ibn Mass’oud, qu'Allah l'agrée, le prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, a dit :

« مَا قَالَ عَبْدٌ قَطُّ إِذَا أَصَابَهُ هَمٌّ وَحَزَنٌ: اللهُمَّ إِنِّي عَبْدُكَ، وَابْنُ عَبْدِكَ، ابْنُ أَمَتِكَ، نَاصِيَتِي بِيَدِكَ، مَاضٍ فِيَّ حُكْمُكَ، عَدْلٌ فِيَّ قَضَاؤُكَ، أَسْأَلُكَ بِكُلِّ اسْمٍ هُوَ لَكَ، سَمَّيْتَ بِهِ نَفْسَكَ، أَوْ أَنْزَلْتَهُ فِي كِتَابِكَ، أَوْ عَلَّمْتَهُ أَحَدًا مِنْ خَلْقِكَ، أَوِ اسْتَأْثَرْتَ بِهِ فِي عِلْمِ الْغَيْبِ عِنْدَكَ، أَنْ تَجْعَلَ الْقُرْآنَ رَبِيعَ قَلْبِي، وَنُورَ صَدْرِي، وَجِلَاءَ حُزْنِي، وَذَهَابَ هَمِّي، إِلَّا أَذْهَبَ اللهُ عَزَّ وَجَلَّ هَمَّهُ، وَأَبْدَلَهُ مَكَانَ حُزْنِهِ فَرَحًا "، قَالُوا: يَا رَسُولَ اللهِ يَنْبَغِي لَنَا أَنْ نَتَعَلَّمَ هَؤُلَاءِ الْكَلِمَاتِ؟ قَالَ: " أَجَلْ، يَنْبَغِي لِمَنْ سَمِعَهُنَّ أَنْ يَتَعَلَّمَهُنَّ « 


"Ô Seigneur! Je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur et de Ta servante, mon toupet est dans Ta main. Ton jugement s’accomplit sur moi, Ton décret sur moi est juste. Par les noms qui T’appartiennent avec lesquels Tu T’es nommé, ou que Tu as révélés dans Ton Livre ou que Tu as enseignés à l’une de Tes créatures, ou bien que Tu aies gardé secret dans Ta science de l’inconnu, je Te demande de rendre le Coran le printemps de mon cœur, la lumière de ma poitrine, la dissipation de ma tristesse et la fin de mes soucis. "
Cette invocation est la preuve que le Coran est le printemps des coeurs. Cette saison où la terre revêt sa plus belle parure, nous donne le meilleur d’elle-même, où se dévoilent les plus belles de ses fleurs et murissent les meilleurs de ses fruits. De même, si la lumière du Coran pénètre et irradie dans nos coeurs, nos êtres s’embellissent, bourgeonnent et offrent le meilleur de ce qu’ils ont de miséricorde, générosité, altruisme, fidélité, courage, humilité et autres hautes et nobles vertus et valeurs morales.
II- La méditation du coran

1- Comment vivre avec le coran

L’époque pré-islamique en Arabie est connue sous l’appellation de jâhiliyya, ou époque de l’ignorance. Cette appellation suggère une société bédouine peu avancée. Les compagnons et les Arabes de la péninsule arabique , Au regard des autres civilisations qui les entouraient, ne représentaient pas grand- chose, sinon de petites tribus ignorantes isolées pratiquant un paganisme arriéré.

C’est par le coran et uniquement par le coran qu’Allah a redonné la vie aux compagnons en les faisant passé d’une nation d’illettré et de berger a une nation qui parqua l’histoire de l’humanité en provoquant un bouleversement extraordinaire !

Avant la descente des premiers versets de la sourate « al- ’alaq » , certes leur talent pour l’éloquence était connu de tous mais leur vie  fruste et illetrée de nomades, regroupés en tribus isolées du monde extérieur pratiquant une idolâtrie ridicule les plonger dans un état de faiblesse et de déclin.

Les compagnons réceptionnèrent le coran avec une intelligence qui déchiffra ses sens, une oreille qui filtra sa voix dans le vacarme du monde qui les entouré et un cœur qui embrasse ses mots.

Au fil de cet accompagnent du coran, une intelligence intellectuelle et émotionnelle se construisis jusqu’a qu’elle devienne une entité dynamique qui transparait subtilement dans leur pensée et orientait solennellement leur comportement.

Cette symbiose fut la clés qui leur ouvrit les portes du royaume terrestre et du royaume céleste . L’histoire de l’humanité vi un miracle jamais égalé auparavant . En quelques années , après la mort du prophète paix et bénédiction sur lui , la civilisation islamique s’étend sur trois continents et s'épanouit sur un espace extrêmement vaste allant de l’Asie au Magreb .

Médecine, astronomie, chimie , physique , mathématiques… aucun domaine n’échappe aux savants musulmans . De nouvelles disciplines scientifiques, comme l’algèbre, la trigonométrie, la science du temps – essentiellement dans les mathématiques et l’astronomie –, le développement de modèles planétaires sans parler des avances dans de nombreux domaines comme la médecine.(médecine hospitalière , techniques chirurgicales, avancées en physiologie et en anatomie)

Dorénavant ces bédouins joue un rôle crucial dans le monde et ont fabriqué ensemble une culture unique qui directement ou indirectement influence toutes les sociétés sur les autres continents. 

La question cruciale qui s’impose aujourd’hui : Le Coran que nous récitons aujourd’hui n’et-il pas le même que celui que récitaient nos prédécesseurs ?

Tel est la question et tel est le problème !

Il est donc d’une importance première que chacun se pose la question de savoir quelle est La relation que je dois entretenir avec le message coranique ? Quelles sont les bases afin que je puisse accéder a son royaume ?

Point de félicité , point de salut pour le croyant ainsi que pour la nation musulmane si ce n’est a travers le coran .

Ainsi une sérieuse introspection s’impose sur le caractère du type de relation que nous entretenons avec le livre d’Allah .

Nous vivons à une époque où le besoin de centrer nos vies sur le Coran est d’une extrême urgence et d’une extrême nécessité. Sans cela, nous, musulmans, ne pourrons jamais nous redécouvrir, ne pourrons jamais donner un sens à notre existence et ne pourrons jamais trouver notre dignité en ce monde.



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