Tafsir sourate al houjourate

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III – VIII : Le thème principal de la sourate
Appréhender le thème principal d'une sourate, c'est comprendre son fil conducteur et se saisir de l'unité de sens de ses versets. C'est l'étape finale de la phase introductive à l'étude d'une sourate selon la nomenclature en 8 points pour laquelle nous avons opté.
C'est le moment où la porte de l'univers de la sourate est franchie et que l'intimité s'installe entre ses enseignements et son lecteur.
En effet, ce dernier est alors en mesure de joindre tous les aspects de la sourate qu'il a entraperçu à la lecture de ses versets et de les faire alors converger dans un même élan révélant ainsi toute l'harmonie de ce chapitre coranique et lui donnant une dimension alors inédite et pourtant on ne peut plus essentiel, pour le lecteur.
Percevoir l'âme d'une sourate dépend en grande partie de cette faculté d'unification de ses sens et significations quand bien même ils pourraient paraitre, à première vue, disjoints les uns des autres.
Sourate "al Houjourate" est un parfait exemple de cela.
En effet, ses nombreuses causes de révélation et les nombreux sujets qu'elle aborde et le tout en très peu de versets (18), peuvent déconcerter le lecteur et l'amener à ne comprendre ses versets qu'indépendamment les uns des autres. Il peut alors avoir l'impression de se retrouver face à une succession de comportements dont il peut être amené à penser qu'il est en mesure de les comprendre et d'en saisir la réalité sans éprouver la nécessité de les lier les uns aux autres.
Une telle démarche ne peut le conduire qu'à la superficialité et, in fine, à l'impasse. Il demeura au seuil de la porte de cette sourate ne pouvant pénétrer son univers et ainsi tirer profit de ses enseignements.
Bien évidemment, la réalité de ce chapitre coranique est tout autre et c'est la compréhension de son objet principal qui permet de joindre toutes ces apparentes diversités dans une splendeur de cohérence et d'unité dévoilant alors toute la profondeur de ses sagesses.
En effet, le thème principal de cette sourate est celui de l'éducation de la communauté. La communauté du témoignage, responsable devant le reste de l'humanité.
Dès lors, on comprend que ce sont tous les pans et toutes les strates d'une telle éducation qui sont abordés dans cette sourate passant de l'individu, à la société (communauté) jusqu' à l'ensemble de l'humanité (civilisation) dans un cadre parfaitement hiérarchisé et articulé.
Tout ce qui semblait nombreux, divers et épars devient alors un, cohérent et convergent. Il ne s'agit plus d'une liste de comportements et d'injonctions mais d'un système et des bannières qui le jalonnent et le structure. Ce sont les balises de la félicité ici-bas et dans l'au-delà…en 18 versets, dans la plus majestueuse des éloquences.


Sommaire cours numéro n°3


IV- L'hégémonie d'Allah et la question de la principologie

IV – I : Lecture et apprentissage du verset n° 1
IV – II : Eléments de linguistique
IV – III : Narrations des pieux prédécesseurs
IV – IV : Leçons tirées de ce verset
IV – V : La question de la principologie
IV – VI : Quelques profits tirées de ce verset


IV- L'hégémonie d'Allah et la question de la principologie
أكبرية الله و مسألة المنهح

Akbariyatou Allah wa mas'alatou al manhaj

IV – I : Lecture et apprentissage du verset n° 1
{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لا تُقَدِّمُوا بَيْنَ يَدَيِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ وَاتَّقُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ سَمِيعٌ عَلِيمٌ {
« Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son messager. Et craignez Allah. Allah est Audient et Omniscient. »

IV – II : Eléments de linguistique


  1. « يَا » (« Ya ») : grammaticalement, c'est une particule d'interpellation nommée « Ya’ an nida » c’est à dire le « Ya’ de l’interpellation ». Outre l'interpellation en elle-même, elle a pour but de susciter l'intérêt particulier des interpellés sur le propos qui lui succède.




  1. « لا » (« La ») : grammaticalement, c'est une particule d'interdiction absolue nommée « Lam an nahyi » c’est-à-dire le « Lam de l’interdiction ». Ce type d'interdiction est absolue ce qui signifier qu'elle n’admet aucune dérogation.




  1. « تُقَدِّمُوا » (« Touqaddimou ») est une forme conjuguée du verbe « taqaddama - yataqaddimou » qui signifie devancer, aller au-devant de.


IV – III : Narrations des pieux prédécesseurs
Au sujet de la signification de ce verset, Ibn Abbas, qu'Allah l'agrée, nous dit :
« Ne dites pas ce qui est contraire au Coran et à la Sounna. »
Moujahid, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit concernant ce verset :
« Ne "soufflez" pas de réponses au Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, jusqu'à ce qu'Allah tranche à travers ses paroles. »
Ibn abi Zayd, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit :
« Ne prenez aucune décision avant de vous référer à Allah et son Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui. »
Sofian ath-Thawri, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit :
« Ne devancez pas Allah et son Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, avec une parole et des actions. »
De ces différentes exégèses se dégage le sens général du verset n°1 suivant :
« ô vous qui avez pris Allah pour "Seigneur", l'Islam pour religion et Muhammad, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, pour Prophète, n'émettez aucun avis, ne faites aucune action et ne prenez aucune décision en ce qui concerne les affaires de votre vie personnelle avant qu'Allah et Son Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, ne tranchent. Et craignez Allah. Et mettez entre vous et Sa colère un rempart et sachez qu'Allah entend les paroles que vous prononcez et qu'Il est, certes, parfaitement connaisseur de vos intentions et de vos actions ».

IV – IV : Leçons tirées de ce verset
Ce chapitre coranique « Al Houjourate » débute par l'exposé sans détour du principe fondateur de l'Islam : l'hégémonie et la prééminence d'Allah.
Ainsi, ce premier verset est la pierre angulaire de cette sourate sur laquelle se construisent l'ensemble des versets suivants dont le propos ne constitue qu'autant d'explications et de conséquences directe de ce principe mère. Toutes les bannières de l'Islam que met en lumière cette sourate sont des formes dérivées de ce principe.

On dégage de ce verset l'objectif final de la révélation : La formation d'un individu ainsi que d'une communauté de foi et de credo dotés d'une vision claire d'eux-mêmes et du monde qui les entoure.


C'est par ce qu'un tel homme réunit toutes les caractéristiques de l’humanité qu'il s’élève alors au-dessus de la bestialité et de la sauvagerie.
Quelle est cette humanité salvatrice ? C'est celle qui réside dans l'assimilation et l'installation de l'hégémonie et de la prééminence d'Allah dans le cœur de l'individu puis au centre de la famille et par voie de conséquences, comme fondement de la société musulmane.
Il est donc vital pour le croyant de bien saisir l'essence du message véhiculé par l’Islam et d'en saisir les implications majeures. Celles-ci se résument en deux points fonction l'un de l'autre : Soumission et Libération.
Verticalement, la relation transcendante liant le serviteur à son Créateur est bâtie

sur un principe exclusif : la soumission. De ce fait, la réalité et la profondeur de cette relation dépendent du degré de soumission du serviteur.


Horizontalement, la relation qu'entretien l'individu avec les créatures s'articule autour d'un principe essentiel : la libération. En effet, l'Islam est un message libérateur : par l'asservissement total au Créateur, il libère l’individu de la servitude à autre qu'Allah. Que celle-ci soit vouée à la nature, à quelconque objet en quelconque endroit du ciel ou de la terre, à quelconque animal, à Satan, ou à un autre être humain qu'il soit roi ou devin, la soumission entière à Allah est un obstacle infranchissable à la servitude à l'égard des créatures. Plus subtilement, l'Islam affranchi l'homme d'une servitude plus insidieuse et pernicieuse : la servitude envers sa propre personne et les vils passions qui y prolifèrent.
Alors libéré de l'imposture d'une servitude usurpée, le musulman, celui qui a fait de l'Islam sa vie, adore Allah Seul, sans le moindre associé.
Pour comprendre ce point fondamental à la lumière de sourate « Al Houjourate », il faut saisir une caractéristique essentiel des arabes de l'époque antéislamique : l'insoumission (principe de libération). Ils n'avaient jamais été colonisés ou vassalisés et honnissaient la servitude. Parallèlement, le principe de soumission à Allah ne leur était pas totalement inconnu mais relevait plus de leur folklore païens que d'une réalité pratique. Ils vivaient donc en asymétrie par rapport aux principes centraux du message auquel ils étaient pourtant en train d'adhérer en masse.
Comme nous explique Abou Qatada, qu'Allah lui fasse miséricorde, c'est ce déséquilibre qui fut la cause de la révélation de ce premier verset. En effet, il nous explique le comportement inapproprié et déplacé que les arabes fraichement convertis adoptaient à l'égard du Messager d'Allah, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, et à l'égard de la révélation qu'il recevait. Ils l'invectivaient, le questionnaient sur le pourquoi de telle ou telle révélation allant jusqu'à suggérer une révélation sur tel ou tel sujet !
C'est justement par ce qu'ils étaient par définition insoumis qu'ils étaient aussi libres dans leur ton et leurs propos.
Cependant, ils ne saisissaient pas une nuance essentielle et fondamentale que leur adhésion nouvelle à l'Islam leur imposait pourtant de saisir impérativement : ils n'étaient plus, ici, dans une relation de créature à créature mais dans une relation de Maitre à esclaves. Un Maitre qui leur ordonnait la soumission la plus totale.
Le Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, est le Messager d'Allah et son message, le Coran, n'est autre que la parole d'Allah. Ne questionnez pas, ne disputez pas, ne tergiversez pas, soumettez-vous totalement, c'est cela l'Islam véritable.

C'est en quelques mots, certes maladroits, ce que ce premier verset adresse comme message profondément identitaire à ces arabes fraichement convertis ainsi qu'à tous musulmans en tout lieu et toute époque :


الاسترقاق لله و العبودية له
Pour nombre d'entre eux, la notion de servitude traduite par le nom « abd » renvoi alors uniquement à un statut juridique et à une condition sociale d' « homme-objet », privé de toute capacité et sur lequel le maître avait tous les droits y compris celui de vie et de mort.
C'est alors que l'Islam est venu bouleverser les codes et les standards établis de la société arabe faisant du «'abd », «'abid » (« l'esclave »), un statut des plus élogieux.
En ce sens l'imam Mouslim, qu'Allah lui fasse miséricorde, rapporte d'Abou Hureyra, qu'Allah l'agrée, que le Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, a dit :

« Que personne d’entre vous ne dise “mon esclave” (‘abdî) homme ou femme, car vous et vos femmes, vous êtes tous les esclaves d’Allah. »6

A lui seul ce terme de «'abd », pose un cadre un nouveau : L’islam n’est définitivement pas qu’un simple système de croyances et de pratiques cultuelles personnelles et communautaires. Plus que cela, c'est le cadre de vie de l'être humain et le mode de gouvernement de la société des hommes. Il polarise toutes les dynamiques individuelles et collectives et les fait converger vers la source unique de tout pouvoir ou autorité : Allah. Dès lors, l'Islam est à la fois religion, Etat et monde. En d'autres termes, il structure à la fois l'individu, la famille, la société et la civilisation.


De ce fait, il devient impossible de concevoir une quelconque séparation entre le sacré et le profane, le religieux et le séculier, le temporel et le spirituel. Il n'y a rien à rendre à César pour reprendre un des proverbes que l'on retrouve dans la bouche de certains musulmans n'ayant pas compris cette vérité coranique.
Ce verset indique donc clairement aux nouveau arrivants que sceller leur attestation de foi revient à consacrer l'hégémonie et la prééminence absolues d'Allah.
Cela se traduit par le règne sans partage de la norme divine sur la vie du croyant et la prépondérance exclusive que ce dernier reconnait à Allah sur les passions de son âme.
Sur ce fondement, la matrice de la société musulmane se subdivise en trois pôles distincts ayant chacun un rôle prédéfinis :


  1. Le Législateur (Al Mouchari’) qui ordonne et qui légifère pour le bien de ses esclaves.

2- Le messager (Al moubaligh’) qui a pour rôle la transmission fidèle des prescriptions divines.


3- L’exécutant soumis et discipliné 7.
C'est cette matrice qui constitue le paradigme du croyant dans sa relation au Créateur comme dans sa relation aux créatures.
Bien évidemment, c'est chez le compagnons, qu'Allah les agrées tous, que l'on retrouve la plus belle expression de ce paradigme.
Comme nous le rapporte les imams al Boukhary et Mouslim, qu'Allah leur fasse miséricorde, d'après Abû Bakra Nafi’ ibn el Harîth at-Thaqafî, qu'Allah l'agrée :
عَنْ أَبِي بَكْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَطَبَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ النَّحْرِ قَالَ ‏"‏ أَتَدْرُونَ أَىُّ يَوْمٍ هَذَا ‏"‏‏.‏ قُلْنَا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ‏.‏ فَسَكَتَ حَتَّى ظَنَنَّا أَنَّهُ سَيُسَمِّيهِ بِغَيْرِ اسْمِهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَلَيْسَ يَوْمَ النَّحْرِ ‏"‏‏.‏ قُلْنَا بَلَى‏.‏

قَالَ ‏"‏ أَىُّ شَهْرٍ هَذَا ‏"‏‏.‏ قُلْنَا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ‏.‏ فَسَكَتَ حَتَّى ظَنَنَّا أَنَّهُ سَيُسَمِّيهِ بِغَيْرِ اسْمِهِ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ أَلَيْسَ ذُو الْحَجَّةِ ‏"‏‏.‏ قُلْنَا بَلَى‏.‏

قَالَ ‏"‏ أَىُّ بَلَدٍ هَذَا ‏"‏‏.‏ قُلْنَا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ‏.‏ فَسَكَتَ حَتَّى ظَنَنَّا أَنَّهُ سَيُسَمِّيهِ بِغَيْرِ اسْمِهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَلَيْسَتْ بِالْبَلْدَةِ الْحَرَامِ ‏"
Le Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, nous a fait un sermon le jour du Sacrifice. Il a demandé :

- Savez-vous quel jour sommes-nous ?

- Allah et Son Messager le savent mieux, avons-nous répondu.

- Il s’est tu, un instant, à tel point que nous avons pensé qu’il allait le désigner par un autre nom.

- N’est-ce pas le jour du Sacrifice ?

- Si, bien sûr !

- Quel mois sommes-nous ?

- Allah et Son Messager le savent mieux, avons-nous répondu.

- Il s’est tu un instant à tel point que nous avons pensé qu’il allait le désigner par un autre nom.

- Ne sommes-nous pas en Dhul - Hijja ?

- Si, bien sûr !

- Sur quelle terre sommes-nous ?

- Allah et Son Messager le savent mieux, avons-nous répondu.

- Il s’est tu un instant à tel point que nous avons pensé qu’il allait la désigner par un autre nom.

- Ne sommes-nous pas sur la Terre Sacrée ?

- Si, bien sûr !

C'est en ce sens que le Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, nous informait que son enseignement était « condensé ».
IV – V : La question de la principologie
A – Les sources normatives
A l'hégémonie d'Allah est directement liée la question des sources normatives à l'échelle individuelle et sociétale ou autrement dit la principologie.
Il est capital de bien saisir ce lien et de comprendre que ce premier verset de sourate « al Houjourate » s'attaque donc à l'un des sujets les plus importants de la religion à savoir celui des sources normatives. En cela réside l'un des enseignements essentiel de ce verset : Allah détient le monopole normatif absolu et en toute chose sans exception, Il a édicté une Loi et un Ordre.
En effet, la Révélation ne saurait se réduire à un ensemble d’actions pratiques, le Coran et la Sounna ne sauraient se trouver confiner dans des limites du rite et de l'interdit. Non. L'islam est avant tout une conception de la réalité ('aqida), un comprendre et un agir complet et global auquel aucun pan de l'existence ne peut se soustraire.

Ainsi, il ne convient pas d'aborder ces sources comme des listings d'injonctions, d'ordres et d'interdits figés et inertes. Bien au contraire, ce sont des textes dynamiques en interaction directe avec la réalité destiné à comprendre le présent ou à agir sur lui.

Ce que nous désignons sous le vocable du « comprendre » et de « l'agir » correspond à ce que les pieux prédécesseurs désignaient par le savoir (« al 'ilm ») et l'action (« al 'amal »)

Dans cette optique, le Coran se distingue des textes révélés par un niveau d’abstraction plus élevé. Moins détaillés, moins factuels et moins descriptifs, les récits prophétiques que l'on trouve dans le Coran comme la tradition prophétique sont allégés du détail superflu ne présentant pas d'intérêt particulier au regard de l'objectif de compréhension et ce, justement, afin d'orienter les croyants vers une lecture saine et plus profonde.

C'est en ce sens que le Prophète, Paix et bénédiction d'Allah sur lui, nous informait que son enseignement était « condensé » :
« J’ai reçu six faveurs par rapport à tous les autres prophètes : […] je suis venu avec le savoir condensé (« jawâmi’ al-kalim ») […] »

Ce caractère épuré et condensé de la Révélation induit la formulation d’une nouvelle méthodologie dans la production de la connaissance.

En effet, si les textes révélés sont dépouillés des détails factuels se concentrant uniquement sur les enseignements, alors cela oblige les penseurs et auteurs à puiser les données factuelles ailleurs et notamment dans le savoir expérimental, inexactement nommé « profane » et appelé aussi empirique.

Il en résulte une saisissante complémentarité entre « savoir révélé et savoir observé » : le savoir empirique vient compléter la Révélation d’informations « factuelles » et circonstanciées dont elle est volontairement dépourvue.

Dans le meme temps, c'est cette dernière qui permet la juste lecture de ce savoir acquis. En effet, le savoir révélé est qualifié de {lumière et livre éclairant8} car il vient éclairer la réalité et la rendre intelligible. La Révélation doit donc être considérée comme « l'outil » pour comprendre le monde.

A ce sujet, Allah dit dans le Coran :

وَنَزَّلْنَا عَلَيْكَ ٱلْكِتَٰبَ تِبْيَٰنًۭا لِّكُلِّ شَىْءٍۢ

« Nous avons révélé sur toi, le Livre comme explicatif (tibyân) de toute chose » (Sourate an Nahl – verset 89)

En sus, Allah nous informe par ce verset que cet outil de lecture du monde que constitue la Révélation est inépuisable : plus nous collectons d’informations tangibles sur le monde, plus la Révélation à vocation à éclairer le savoir récolté et rendre intelligible le monde qui nous entoure.

Cependant, les possibilités considérables offertes par le croisement des textes révélés et des données empiriques imposent de fixer des règles méthodologiques strictes et précises.

La première réside dans la bonne compréhension de la fonction de la parole coranique et du texte prophétique. Versets et traditions sont les moteurs de la réflexion musulmane, ils ne sauraient en constituer des limites.



فقال: ﴿ أَوَلَمْ يَكْفِهِمْ أَنَّا أَنْزَلْنَا عَلَيْكَ الْكِتَابَ يُتْلَى عَلَيْهِمْ ﴾ [العنكبوت: 51]

﴿ فَمَنِ اتَّبَع هُدَايَ فَلاَ يَضِلُّ وَلاَ يَشْقَى * وَمَنْ أَعْرَضَ عَن ذِكْرِي فَإِنَّ لَهُ مَعِيشَةً ضَنكًا وَنَحْشُرُهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ أَعْمَى ﴾ [طه:123-126].

 

روي البخاري عن ابن مسعود - رضي الله عنه - قال: "أحسن الحديث كتاب الله، وأحسن الهدى هدي محمد -صلى الله عليه وسلم- وشر الأمور محدثاتها، وإن ما توعدون لآت وما أنتم بمعجزين".

وفي خطبة النبي -صلى الله عليه وسلم- في حَجة الوداع حث على التمسك بالكتاب والسنة؛ حيث قال: "وقد تركت فيكم ما إن اعتصمتم به، فلن تضلوا أبدًا، أمرًا بينًا، كتاب الله، وسُنة نبيه"؛ رواه مالك،

أن يعلم العلم اليقيني بوجوب أن يتقيد في كل حركة من حركاته، وسكنة من سكاناته، ونفس من أنفاسه، بالكتاب والسنة التي جاء بها النبي المصطفى - صلى الله عليه وسلم -

والكتاب والسنة فيهما بيان كل شيء مما يحتاجه المكلف؛

قال تعالى عن القرآن: ﴿ وَنَزَّلْنَا عَلَيْكَ الْكِتَابَ تِبْيَانًا لِّكُلِّ شَيْءٍ ﴾ [النحل: 89]،

والله يقول عنه "مَّا فَرَّطْنَا فِي الكِتَابِ مِن شَيْءٍ" سورة الأنعام: 38.

وقال تعالى: ﴿ وَأَنْزَلْنَا إِلَيْكَ الذِّكْرَ لِتُبَيِّنَ لِلنَّاسِ ﴾ [النحل: 44].

وذلك أن القرآن الكريم مشتمل على كل ما يهم الناس في معاشهم ومعادهم؛ عقيدة، وعبادة، وسلوكًا، على المستوى الفردي والجماعي، المحلي والعالمي، وذلك في شتى المجالات الثقافية والاجتماعية، والاقتصادية والسياسية والحربية وغيرها،

وهذا التبيان القرآني قد يكون بالنص والتصريح، وقد يكون بالإشارة والتلميح، وهذا الأمر ضمن للقرآن استمرارية العطاء  للبشرية، وصلاحية الدين الإسلامي لكل زمان ومكان، فليس بعده دين يكمله أو ينسخه؛ كما قال - سبحانه -: ﴿ الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِينًا ﴾ [المائدة: 3]

عدمُ اعتقاد كمالِ الشريعة وتمامها، وعدم كفايتها في مواجهةِ تغيُّرات العصْر، وكأنَّما الله - تعالى الله عمَّا يتصوَّرون - لا يَعلم بأنَّ هذه التغيراتِ ستحدُث، فلم يحسب حسابها، فجاءَ هذا المشروع ليستدركَ ويستكملَ على الله

وقد تُوفِّي رسولُ الله - صلَّى الله عليه وسلَّم - وما من طائرٍ يُقلِّب جناحيه في السماء إلاَّ ذَكَر منه لأمَّته عِلمًا.

Toute construction individuelle ou sociétale trouve son origine dans une norme fondamentale. La norme fondamentale est une norme sans précédent en ce sens qu'elle n'a pas pour fondement une autre norme. C'est elle qui donne un sens à la dite construction et sur laquelle repose ensuite l'ensemble du système qui ne sera que d'autant de ramifications et de dérivés de ce fondement. Par ailleurs, la véracité de cette norme n'est pas un critère : toute construction peut supposer une norme érigée en vérité qui lui serve de fondement et sur laquelle repose par la suite la validité de son système normatif sans pour autant qu'elle soit véridique dans sa réalité.

Cette norme fondamentale est par définition une croyance animant un système normatif qui n'est ni plus, ni moins qu'une religion quel que soit l'étendard qu'il brandit ou le nom qu'il se donne.

D'un point de vue pratique et transposé à notre époque, ce principe peut s'illustrer au travers d'une multitude d'exemples. Prenons par exemple, l’athéisme. Il est indéniable qu'il constitue un système normatif composé de nombreuses normes (modernisme, humanisme…) mais dont la norme fondamentale n'est autre que la divinisation de la « raison humaine »_. Celle-ci est hissée au rang de vérité et d'autorité absolue qui ne saurait être remise en question, c'est donc une croyance. Ainsi, l’athéisme bien qu'il s'en défende est bien une religion : un système normatif reposant sur une croyance originelle érigée en vérité, sans divinité, ni dogme, ni croyance, ni rites autres que ce que la raison de l’homme lui dicte. L’athéisme est une religion où l’homme est finalement et fatalement sa propre divinité.

Produit de cet athéisme, la posture moderniste réside alors dans l'opposition systématique de sa norme fondamentale (la raison-passion) à la révélation en se bornant aux données empiriques pour fonder son « comprendre » et son « agir ».

A l'opposé la position islamique, saine, équilibrée et forte des lumières de la révélation promeut un rapport raison/Révélation complémentaire. A elle-seule, la raison est incapable de bâtir une connaissance certaine sur une réalité qui par définition lui échappe. En effet, la raison humaine ne peut analyser que ce qui est envisageables par les sens et l’expérience or la réalité dépasse largement le cadre du sensoriel et du vécu. De ce fait, une grande part du réel est totalement inaccessible à la "raison pure" comme certains se plaisent à l'appeler. A quoi bon spéculer sur la nature de l’âme ou sur les principes immuables qui régissent l’univers en utilisant des procédés logiques ? N'est-ce pas là purement stupide que de vouloir percevoir par la raison ce qui par nature lui échappe puisque d'une nature inconnue et inaccessible aux sens ?

C'est justement là qu'intervient la Révélation. Elle pallie aux limites rapidement atteintes de l'entendement humain en lui offrant des informations sur une réalité transcendant le monde sensoriel.

Ainsi, la Révélation n’a pas vocation à se substituer aux données empiriques mais plutôt à en fixer le cadre idéologique leur délimitant alors un champ de mise en perspective sain les rendant intelligibles et permettant donc à la raison d'optimiser ses potentialités. La Révélation surplombe donc la raison, l'encadre, la complète et maximise son rendement. Il est donc question de hiérarchisation, d'ordre, de complémentarité et d'épanouissement.

Dès lors, "maitriser" les sphères du révélé et de l'observé ainsi que la synchronisation de leurs données respectives permet de dégager de nombreux enseignements bénéfiques et de donner sens au monde.

S'il fallait parler « d'ingénierie de la norme », foi et raison ( au sens d'observation et d'analyse) ne devraient pas s’opposer en termes d’autorité quant aux savoirs, mais au contraire, se compléter en termes de référence quant à l’action.

« Impératif mariage et nécessaire harmonie », c'est en résumé la relation authentique entre raison et Révélation. 

La structure de la tradition légale islamique en est une parfaite illustration. En effet, on y trouve une différence d’ordre et de méthodologie claire entre les sphères du credo (‘aqîda) et des pratiques cultuelles (‘ibadât) d’une part, et des affaires sociales (mu’âmalât) d’autre part .

Nous terminerons ces considérations normatives par une vérité sans appel : l’homme est normé (religieux).

Toute la question est de savoir quel est son sacré, ses sources normatives l'exprimant et à quelle loi, dès lors, nécessairement « religieuse » il se soumet scrupuleusement.



B- L’ « islamisation » des concepts étrangers au Coran et à la Sounna

Plus que capitale, la compréhension du propos suivant est vitale pour le musulman. Il en va de la survie de sa foi et les mots sont pesés.

En effet, une grande majorité insouciante de musulmans aborde les sciences dites « profanes » sous le prisme d’une prétendue neutralité et objectivité très en vogue chez les rationalistes. Toutes ces sciences n'auraient pour autre but que de nous inculquer généreusement un savoir et une connaissance purs et originels, affranchis de toute idéologie et indépendants de tout contexte ( politique, social et scientifique.).

De la stupidité d'une raison prisonnière des sens s'aventurant dans l'invisible, nous basculons dans l'absurdité d'un homme produit de son environnement et partisan convaincu prétendant s'extirper de son conditionnement et incarner l'objectivité.

A notre époque, cette absurdité est érigée en vérité. C'est ainsi que beaucoup de nos frères et sœurs absorbent des concepts totalement étrangers au Coran et à la Sounna dans le domaine des sciences profanes sous prétexte d'une obligation -slogan de "créer des conditions d'objectivité dans l'étude de son objet".

Cet objectivisme scientifique qui est à l'objectivité ce qu'est le scientisme à la science n’est qu’illusion, une chimère intellectuelle, décoloration de « l’universalisme ».

C'est dans ce trompe l'œil que se sont engouffrés de nombreux penseurs arabo-musulmans modernes qui manifestent une admiration béate envers la production intellectuelle occidentale. Portant la science sous sa forme actuelle comme une vérité incontestable, ils ont introduit dans le monde musulman des idéologies « profanes » qu’ils ont ensuite « islamisées », prenant ainsi le risque de légitimer ce qui s’oppose clairement et frontalement à la législation islamique.

Ce comportement n'est autre que vouloir devancer Allah et Son Messager, Paix et bénédiction d'Allah sur lui.
Ces pseudos et souvent autoproclamés penseurs musulmans appliquent une méthodologie complètement erronée : ils admettent sans sourciller des idéologies étrangères au monde musulman puis s'empressent de les ériger en idéaux incontestables. Ce n'est qu'ensuite qu'ils tentent de « faire concorder » l’islam avec ces idéologies en recherchant dans les textes l'existence d'une argumentation au service de leur lubies. Or qui cherche, trouve…que ce soit la vérité ou le faux.

C'est cette démarche que l'on nomme « islamisation » des sciences humaines étrangères au monde musulman. Ce processus est l'un des facteurs historiques décisifs de la division de la communauté musulmane.

En effet, parmi les pires calamités de l'histoire musulmane se trouve l'éclosion et la propagation de "l'i'tizal" ou théologie mu'tazilite d'ailleurs si chère aux orientalistes. Cette gangrène n'a pu voir le jour que dès lors que le monde musulman s'est trouvé au contact du monde grecque, de sa philosophie, de sa logique et de sa raison "logos" et qu'il a trouvé en la personne de Wassil Ibn Ata le propagateur de cette idéologie occidentale. Ce dernier a insidieusement combiné ces doctrines du monde hellénique avec le crédo de la foi islamique orthodoxe aboutissant ainsi aux pires catastrophes.

Suivant le même schéma, l’entrée en contact du monde musulman et du soufisme orthodoxe avec l’hindouisme et le bouddhisme au nord-ouest de la Perse et en Asie centrale a engendré les maux les plus terribles introduisant dans la communauté musulmane des concepts lui étant totalement étrangers car contraires à son crédo tel que le concept de « l’ extinction », « fanâ », tirée directement du « nirvâna » et autres concepts dont on remarquera qu'ils sont aussi très chers aux penseurs occidentaux.

Cette approche arguant l'objectivé scientifique outre son approximation méthodologique consistant à intégrer des éléments externes et de justifier par la suite leur intégration avec les sources internes a pour principal défaut de justement réduire ces sources, à savoir la Révélation divine, à un simple corpus textuel nécessitant confirmation par l'homme.

Il faudrait confirmer la parole divine universelle et omnisciente par les dires d'hommes de passage, nés ici et morts là-bas mais jugés plus fiables. Peut-on encore légitimement parler d'objectivité, de neutralité ou de raison ?

C’est donc une complète inversion du rapport hiérarchique entre Révélation et réalité. Le Coran est Vérité et éclaire la réalité. Il n'a besoin d'aucune confirmation car c'est lui qui confirme en premier lieu. C'est un moyen de compréhension du monde et non un corpus figé sujet à validation.

Mais, dès lors, quel positionnement adopter ?

Les musulmans devraient délaisser ces filières et ne prendre de l’Occident que ses connaissances « techniques » et scientifiques comme la médecine et l’ingénierie, dont il est possible d'ostraciser les néanmoins inévitables soubassements idéologiques.

Par ailleurs, il convient de remarquer que, dès les premiers siècles de l'histoire islamique, les pieux prédécesseurs avaient déjà posé les fondements méthodologiques sains à adopter à l’égard des sciences empiriques. Ils résidaient dans leur position vis-à vis des sources judéo-chrétiennes « isrâiliyât » : 

« Relatez les textes des Israélites », mais en respectant une division minutieuse. Cette division classique c'est celle que nous retrouvons dans les manuels exégétiques. Elle comporte trois grandes catégories :

-Les informations conformes à la révélation islamique : elles peuvent être intégrées à l’analyse.

-Les informations en contradiction avec la révélation islamique : elles sont automatiquement rejetées.

-Les informations neutres, ni confirmées, ni infirmées par les textes islamiques : elles ne dépassent pas le stade de la simple hypothèse. Elles sont considérées tout aussi vraies que fausses.

Notre rapport avec les thèses empiriques dites « scientifiques » doit impérativement se calquer avec l'approche des Anciens par rapport aux récits de la tradition judéo-chrétienne. Leur intégration doit être fonction de leur compatibilité avec la Révélation exclusivement et non l’inverse car c'est dans les textes révélés que nous avons foi et ce n'est qu'en eux que réside l'infaillibilité. Ce principe ne prête à aucune discussion ou concession, ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est la croyance du musulman.

والهدف من هذه الدّعوة كما صرّح إسماعيل الفاروقي هو: «إعادة صيّاغة المعرفة على أساس علاقة الإسلام بها، بمعنى أسلمتها؛ أي إعادة تعريف المعلومات وتنسيقها، وإعادة التّفكير في المقدّمات والنّتائج المتحصّلة منها، وأن يقوَّم من جديد ما انتهي إليه من استنتاجات، وأن يُعاد تحديد الأهداف، على أن يتمّ كلّ ذلك في إمكانات تجعل تلك العلوم تثري التّصوّر الإسلامي، وتخدم قضية الإسلام، وأعني بها وحدة الحقيقة، ووحدة المعرفة، ووحدة الإنسانية، ووحدة الحياة، والطّبيعة الغائيَّة للخلق وتسخير الكون للإنسان، وإدراك الحقيقة وتنظيمها»[4].

أجمَلَها نزار العاني مدير مركز القيّاس والتّقويم والتّطوّر الأكاديمي بجامعة البحرين في خمسة عشر معيارًا هي: أن تكون «مخلوقة غير خالقة، غرضيّة غير عبثيّة، تعبُّديّة استخلافيّة، محكومةً بالسّنن الكونيّة، نفعيّة غير ضارّة، وحديّة غير تجزيئيّة، علميّة غير علمانيّة، دالّة لا يستدلّ عليها، مفسّرة غير معلّلة بالضّرورة، ظاهرة غير باطنة، مهيمنة غير تابعة، مسخَّرة غير مسخًرة ، مرجعيتها لله غير وضعيّة، مؤمنة بالغيب، توكُّلية غير تواكليّة»[5].

Les sceptiques qui doutent et rejettent la Révélation avancent deux arguments principaux : - ils sont incroyants comment peuvent-ils dès lors considérer comme des fondements du savoir des croyances auxquelles ils n’adhèrent pas et ne donnent aucun crédit ?

- Comment nous-mêmes (musulmans) pouvons-nous utiliser des informations que nous considérons comme révélées mais dont nous n’avons pas préalablement prouvé la validité rationnelle ?

En réalité, la validité rationnelle de la Révélation se confirme justement dans le processus de confrontation aux données empiriques.

C’est en postulant à juste titre de la véracité des données révélées et en les utilisant comme outils pour interpréter le monde, que l’on constate leur parfaite cohérence interne (les unes par rapport aux autres) et externe (en rapport avec le savoir observé, les données empiriques). Par ailleurs, c'est lors de la confrontation aux données du savoir observé que l'on constate leur éclatante « pertinence » et leur indéniable supériorité sur les outils conceptuels produits de l'esprit humain. En effet, si les informations contenues dans la révélation étaient fausses, elles ne supporteraient pas la comparaison avec les disciplines empiriques et ne résisteraient pas à l'épreuve de la réflexion et du regard critique or comme le souligne ce verset déjà cité plus avant dans notre étude :

« Ne méditent-ils pas le sens de ce Coran ? S’il provenait d’un autre qu'Allah, ils y trouveraient de multiples contradictions » (Sourate an Nisa – verset 82)
N.B : parmi les domaines d'enseignement contaminés par les idéologies pernicieuses évoquées précédemment on retrouve la globalité des sciences humaines et parmi elles :

- Les sciences de l’éducation et tous leurs concepts fondateurs et idéologiquement nocifs et destructeurs tels que la confiance en soi, le rapport à l'autorité et l'enfant roi , l’intelligence sociale et émotionnelle etc.

- La psychologie et son déni de principe de tout ce qui renvoi à l'occulte tels que la possession, la sorcellerie etc.

- Mais aussi l'histoire, la sociologie et la liste est longue.

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