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association sans but lucratif http://www.teslabel.com

Association de Défense et de Réflexion

sur la Problématique des champs électromagnétiques

BP 89


B - 1170 BRUXELLES 17 juin 2002.

c/o Jean DELCOIGNE

Tél & Fax. +32 (0)2 / 673.12.01


Ondes GSM : La limite de 3 V/m est insuffisante – Pourquoi?

Rayonnements électromagnétiques en hyperfréquences:
Les effets biologiques et sanitaires et les limites d'exposition.
I. Introduction.
Une partie de plus en plus importante de la population est exposée à un rayonnement électromagnétique en très hautes fréquences, de type micro-ondes, provenant principalement de la multiplication des stations de base et antennes GSM installées au milieu de l'habitat.

Ces rayonnements électromagnétiques exercent une influence sur la plupart des systèmes biologiques du corps humain et peuvent entraîner des effets néfastes sur la santé ainsi qu'une dégradation importante de la qualité de vie (fatigue, céphalées, perturbation du sommeil, problèmes cutanés, etc.).


Les effets biologiques se produisent à différents niveaux de l'intensité d'exposition et dépendent également de la durée de cette exposition.
Les effets les mieux connus sont les effets thermiques pour lesquels il y a échauffement du corps exposé à une forte intensité du rayonnement micro-ondes. Les scientifiques les ont étudiés depuis longtemps et ont pu déterminer la densité de puissance de l'exposition à partir de laquelle ces effets peuvent se produire.
Des effets non thermiques, appelés aussi effets athermiques ou effets spécifiques, sont relatés par des publications de plus en plus nombreuses. Ces effets biologiques peuvent apparaître pour des intensités d'exposition nettement plus faibles que la limite entraînant des effets thermiques. Ces effets non thermiques peuvent se manifester à court terme et dans ce cas ils ont un impact significatif sur la qualité de vie des personnes exposées. D'autres effets n'apparaîtront qu'à long terme et suite à une exposition chronique permanente ou de longue durée.
Pour protéger la santé du public, les scientifiques étudient les effets biologiques observés en fonction de l'intensité (densité de puissance) de l'exposition aux champs électromagnétiques et ils élaborent en conséquence, souvent au sein d'organismes internationaux tels ICNIRP ou CENELEC, des limites d'exposition à respecter. Aujourd'hui, ces instances internationales qui émanent de l'industrie de l'électricité et des télécommunications ont élaboré des recommandations qui ne concernent que les effets thermiques bien connus et ont fixé des limites d'exposition de la population sur base des niveaux d'intensité qui produisent ces effets thermiques. Néanmoins, le monde scientifique prend en compte de plus en plus l'existence des effets non thermiques qui se produisent pour des intensités d'exposition très faibles et ils définissent en conséquence des niveaux limites d'exposition qui permettent la protection de la santé contre ces effets non thermiques.
II. Les effets biologiques résultant d'une exposition aux ondes hyperfréquences de faible intensité.
Pour évoquer les effets des ondes électromagnétiques sur la santé, nous nous référerons à une liste non exhaustive de rapports et d'avis émanant de scientifiques de divers pays et nous donnerons un bref aperçu de leur contenu. Certains de ces documents sont repris intégralement sur le site.



  • Vienna EMF-Resolution – October 25-28, 1998.

  • Liste d'études de Sage Associates.

  • Rapport du Dr G.J. Hyland.

  • Texte du professeur Von Klitzing.

  • Texte du Dr Leif G. Salford.

  • Texte du professeur R. Santini.

  • Etude "L'Irradiation Hertzienne" réalisée pour l'asbl TESLABEL Coordination en 1997.

  • Document "Ondes hertziennes: la menace se précise" réalisé pour Teslabel en 1999.

  • Salzburg Resolution on Mobile Telecommunication Base Stations, June 7-8, 2000.



1. Vienna EMF-Resolution – October 25-28, 1998.
Un Symposium intitulé "Mobile Phones and Health" s'est tenu à Vienne du 25 au 28 octobre 1998. Des scientifiques de divers pays ont discuté des effets biologiques et sanitaires potentiels des champs électromagnétiques RF (radiofréquences). Ils ont adopté une Résolution, la Vienna EMF-Resolution, concernant les effets biologiques des rayonnements électromagnétiques en radiofréquences.
Trois points de cette résolution doivent être soulignés:


  • Les participants signataires admettent que les effets biologiques résultant d'expositions à faible intensité, sont scientifiquement établis.

  • Ils affirment que le public devrait pouvoir participer aux décisions concernant les limites d'exposition et l'implantation des émetteurs.

  • Ils demandent, de manière à promouvoir un usage prudent du téléphone cellulaire, de fournir une information suffisante sur le débat concernant la santé, de sorte que les utilisateurs puissent gérer une réduction de leur exposition aux champs électromagnétiques.

Ils affirment aussi que le consensus scientifique actuel est insuffisant pour établir des standards d'exposition fiables. Cela veut bien dire que des effets biologiques potentiellement délétères peuvent se produire à faible intensité d'exposition, mais que les scientifiques ne peuvent pas atteindre un consensus sur la valeur la plus faible de l'intensité d'exposition qu'il faudrait adopter comme limite d'exposition. Dès lors, ils ne se sont pas prononcés sur des valeurs limites, lors de ce symposium.



2. Liste d'études de Sage Associates.
Sage Associates, consultants en matières environnementales aux USA, a établi en 2000, une liste d'études relatant les effets biologiques résultant d'expositions à des radiations électromagnétiques en hyperfréquences ou radiofréquences, à des niveaux d'intensité de loin inférieurs à ceux où se produisent les effets thermiques.
Une première liste d'études est présentée par ordre croissant de densité de puissance de l'exposition ayant mis en évidence certains effets. Nous relevons notamment les études suivantes:


  • Von Klitzing (1995), dont nous donnons plus loin le contenu de son intervention au Colloque du Parlement Européen, le 29 juin 2000, a mis en évidence l'altération des ondes cérébrales de l'électroencéphalogramme (EEG) par l'exposition au signal d'un téléphone cellulaire (champs électromagnétiques hyperfréquences pulsés en basse fréquence), à une densité de puissance de l'ordre de 0,1µW/cm² (microwatt par centimètre carré), soit 0,614V/m.

  • Kolodynski (1996) - fonction motrice, mémoire et attention affectées chez des enfants à l'école, par une intensité d'exposition de 0,16µW/cm², soit 0,78V/m.

  • Magras (1997) – étude sur des souris: mise en évidence de la baisse de fertilité et changement dans le développement prénatal induit par des radiations RF à des niveaux de 0,168 à 1.053µW/cm², soit de 0,8V/m à 63V/m.

  • Hocking (1996 – Sydney, Australie) – augmentation significative des cas de leucémies infantiles et des décès par leucémies, liée à l'exposition aux radiations d'émetteurs TV, pour intensité d'exposition entre 0,2 et 8µW/cm², soit entre 0,87V/m et 5,5V/m.

  • Dolk (1997 – Grande-Bretagne) augmentation de l'incidence des leucémies chez les adultes liée à l'exposition à des ondes d'émetteurs radio et TV, à des densités de puissance comprises entre 1,3 et 5,7µW/cm², soit entre 2,2V/m et 4,6V/m.

  • Un certain nombre d'études moins récentes avaient montré des effets d'une exposition à des rayonnements hyperfréquences sur les transferts d'ions dans les cellules (D'Inzeo 1988), sur les temps de réaction visuelle et sur la fonction mémoire des enfants (Chiang 1989), sur la détérioration du système nerveux (Dumanski 1974). Ces effets ont été mis en évidence pour des densités de puissance allant de 2µW/cm² à 10µW/cm², ce qui correspond à un champ électrique de 2,75V/m à 6,14V/m.

Une seconde liste d'études est présentée par ordre croissant de Taux d'Absorption Spécifique (TAS ou SAR en anglais) pour lequel des effets biologiques résultant d'une exposition à des rayonnements micro-ondes, ont été mis en évidence.


Le SAR s'exprime en Watts par kilogramme (W/kg) et n'est pas mesurable sur l'homme; il est admis que pour un corps humain, une densité de puissance incidente de 1mW/cm² (milliwatt par centimètre carré) correspond en moyenne à une densité de puissance absorbée (SAR) de 0,4W/kg. Donc un SAR de 0,4W/kg correspond à une densité de puissance de 1.000µW/cm² (microwatt par cm²). Toutes ces valeurs sont des moyennes sur le corps humain.
Nous citerons notamment les études suivantes:


  • Kwee (1997) – changements dans le cycle cellulaire et la prolifération des cellules résultant d'une exposition au signal d'un téléphone cellulaire à 960MHz avec un SAR compris entre 0,000021 et 0,0021W/kg. Cela se situe entre 0,05µW/cm² et 5µW/cm² (soit entre 0,43V/m et 4,3V/m).

  • Salford (1997) a mis en évidence la modification de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau contre les toxines et les substances chimiques nocives pouvant se trouver dans le sang, pour un SAR jusqu'à 0,0004W/kg, soit 1µW/cm² (soit 1,94V/m).

  • Dutta et al. (1989) ont mis en évidence une augmentation des flux calcium induite par l'exposition à des radiations radiofréquences pour un SAR de 0,005 à 0,05W/kg, soit de 12,5 à 125µW/cm² (soit de 6,9V/m à 21,7V/m).

3. Rapport du Dr G.J. Hyland.
Le Dr G.J. Hyland de l'université de Warwick en Angleterre, professeur aussi à l'International Institute of Biophysics de Neuss-Holzheim en Allemagne, a participé au Colloque organisé au Parlement Européen, le 29 juin 2000.

Il a communiqué son avis et ses commentaires dans un document intitulé "Potential adverse Effects of Mobile Telephony Radiation on Brain Function", document qui a été traduit en français.


Le Dr Hyland y explique les influences non thermiques des radiations sur les systèmes vivants, effets qui se produisent à des intensités nettement en dessous de celles nécessaires pour provoquer un échauffement. Ce document fait référence à une quarantaine d'études et de rapports et à des expériences personnelles.

Le Dr Hyland met en exergue le fait que les enfants pré-adolescents peuvent encourir plus de risques que les adultes, car ils sont plus vulnérables. Et d'autre part, toutes les personnes ne sont pas également sensibles.


En conclusion, le Dr G. Hyland précise que des expérimentations ont indiqué des seuils non thermiques de l'ordre de grandeur du microwatt par cm², et qu'en conséquence, "les intensités d'exposition devraient être réduites à des niveaux situés en dessous de ceux où aucun effet nuisible n'a été trouvé empiriquement parmi les populations exposées". Puisqu'il existe des rapports relatant des effets nuisibles pour la santé à quelques dixièmes de microwatt par cm², il recommande de réduire les niveaux d'exposition à 10 nanowatt/cm² (= 0,01µW/cm²), cette valeur appliquant un facteur de sécurité de 10.

Il demande aussi une prise en compte des effets qui entraînent une diminution du bien-être général pour ceux qui en sont victimes, "même si ces effets ne représentent pas une menace en soi pour la vie".

4. Texte du professeur Von Klitzing.
Le Dr Lebrecht von Klitzing, du Département Clinical Research de la Medical Univerity à Luebeck, a résumé son intervention au Colloque du 29 juin 2000, au Parlement Européen dans un document intitulé "About the biorelevance of low frequency modulated high frequency emitters". Il y mentionne qu'il y a de nombreuses références à des effets biologiques se produisant à de très bas niveaux énergétiques qui ne correspondent pas au "modèle humain courant" à l'aide duquel on a calculé les limites des effets thermiques.
En ce qui concerne les effets biologiques dus aux champs électromagnétiques à haute fréquence, il y a des réactions des systèmes biologiques qu'on ne peut expliquer uniquement par la transformation de l'énergie en énergie thermique avec augmentation de température dans les tissus.

Pour le téléphone portable, la fréquence porteuse qui est une haute fréquence (900 ou 1800MHz – 1MHz = un million de cycles par seconde), est modulée par pulsations périodiques de basse fréquence (notamment à 217Hz). Ce signal modulé influence les signaux biologiques de l'activité cérébrale, ce que l'on détecte en relevant l'électroencéphalogramme (EEG).

Il y a des phénomènes de réaction physiologique sans que l'on connaisse aujourd'hui leur importance biologique; mais on sait que des usagers du portable tombent malades.
Le Dr von Klitzing a effectué des expériences pour tester l'influence des champs électromagnétiques pulsés à basse fréquence, à des niveaux énergétiques d'un ordre de grandeur 10.000 fois inférieur à celui des normes de sécurité.
Les résultats expérimentaux démontrent qu'il y a un effet sur l'EEG. L'effet n'est pas dû à l'onde porteuse (HF), mais aux caractéristiques de la modulation (ondes pulsées en basse fréquence).
Pour le Dr von Klitzing, il est clair que la périodicité à basse fréquence a une influence sur les systèmes biologiques. Certaines personnes deviennent malades à des densités de puissance inférieures à 100 microwatts/m² (note: cela correspond à 0,01microwatt/cm² ou à un champ électrique de 0,194V/m).
La durée de l'irradiation non interrompue est un autre facteur qui influence les résultats. Les normes de sécurité ne prennent en considération que la phase aiguë de la réaction du système biologique, et pas ce qui se produit durant les expositions continues de longue durée subies dans les environs de stations de transmission des systèmes GSM ou des systèmes DECT. Les petits enfants sont très sensibles à ces émetteurs jusqu'à des densités de champs de 10 microwatts/m² (soit 0,001µW/cm²).

5. Texte du Dr Leif G. Salford.
Le Dr Leif G. Salford, du département de neurochirurgie de l'Université de Lund en Suède, a fourni un résumé de son intervention au Colloque du Parlement Européen, dans un document intitulé "Mobile Communication and the Blood-Brain Barrier".
Il a coordonné des études sur les effets des champs électromagnétiques en radiofréquences sur la barrière hémato-encéphalique (barrière sang-cerveau) qui protège le cerveau contre les substances nocives qui pourraient être présentes dans le sang.
Ces études ont mis en évidence que l'exposition à des rayonnements électromagnétiques en radiofréquences est la cause d'une augmentation significative de la fuite d'albumine sérique à travers la barrière hémato-encéphalique chez des rats exposés par rapport à des rats non exposés.

De plus, la fuite d'albumine est plus prononcée pour des valeurs du Taux d'Absorption Spécifique (TAS ou SAR en anglais) inférieures à 1mW/kg (1 milliwatt par kg) que pour des valeurs plus élevées du SAR. Un TAS ou SAR de 1mW/kg correspond à une densité de puissance de l'onde incidente de 2,5µW/cm² (microwatt par cm²), soit de l'ordre de 3V/m en champ électrique.


Ces résultats montrent clairement qu'un environnement soumis à un rayonnement permanent de l'ordre de 3V/m ne constitue pas un environnement sain; une telle exposition continue à 3V/m peut présenter un danger pour la santé à cause de cet effet d'ouverture de la barrière hémato-encéphalique, permettant à des molécules indésirables voire toxiques, dans le sang, de se répandre dans le tissu cérébral et de se concentrer notamment dans les neurones.
Selon le Dr Salford, on ne peut exclure que ceci puisse favoriser le développement de maladies auto-immunes et neurodégénératives.

6. Textes du professeur R. Santini.
Le professeur Roger Santini, Docteur ès sciences, est chercheur à l'Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon. Il est Expert pharmacologue-toxicologue et est l'auteur depuis 1979, de publications sur les effets biologiques des ondes électromagnétiques.
Il a notamment publié en 2000, dans les Editions scientifiques et médicales Elsevier SAS, un document intitulé "Danger des téléphones cellulaires et de leurs stations relais". Il mentionne les principaux effets biologiques des hyperfréquences ou micro-ondes rapportés depuis plusieurs dizaines d'années. Le syndrome des micro-ondes a été décrit dès les années 1960 par des chercheurs des pays de l'Est. Cette maladie des radiofréquences se caractérise par différents symptômes tels que: fatigabilité, irritabilité, céphalées, nausées, anorexie, auxquels peuvent être associés des effets cardiovasculaires (bradycardie, tachycardie, hyper ou hypotension, etc.), de la somnolence, des insomnies, etc.

Sont évoqués aussi les autres effets tels les perturbations de l'activité électrique cérébrale et la qualité du sommeil paradoxal, des effets sur la pression artérielle et les risques cancérogènes.


Dans un document intitulé "Il faut appliquer le principe de précaution vis-à-vis des stations relais de téléphonie mobile", publié en mars 2001 dans la Revue du praticien – médecine générale, les effets du syndrome des micro-ondes, connus depuis plus de 40 ans, sont passés en revue; en plus des effets cités ci-dessus, sont mentionnés des difficultés de concentration, des manifestations cutanées (allergies, eczéma, psoriasis), des modifications de la formule sanguine (taux élevé de lymphocytes), des perturbations de l'électroencéphalogramme et l'atteinte d'organes des sens (vision, ouïe, odorat).
L'auteur mentionne que certains pays ont déjà adopté des limites d'exposition très faibles, et qu'en France, le secrétaire d'Etat au logement a pris une position allant dans le sens de l'application du principe de précaution, concernant des installations de stations de base sur des balcons d'immeubles HLM.
En conclusion, le professeur Santini recommande d'appliquer le principe de précaution pour les stations relais de téléphonie mobile, de manière à protéger les populations riveraines. Il affirme que dans l'environnement des stations relais, les riverains ne devraient pas être exposés à une densité de puissance moyenne annuelle supérieure à 0,1µW/cm² (ce qui correspond à 0,614V/m).

7. Etude "L'Irradiation Hertzienne" réalisée pour l'asbl TESLABEL Coordination en 1997.
L'Irradiation Hertzienne est un document réalisé pour l'asbl TESLABEL Coordination, en 1997 et complété par la suite. Il constitue une synthèse d'études et de documents principalement australiens et néo-zélandais.
Les avis de nombreux scientifiques y sont rapportés, de même que les analyses et études effectuées notamment par le CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) en Australie, et les rapports du Dr Neil Cherry, directeur de l'unité de recherche climatologique de la Lincoln University à Christchurch en Nouvelle-Zélande.
Le Dr Neil Cherry dit notamment: "Il y a des preuves claires, publiées et vérifiables par la communauté scientifique internationale, qu'il existe des effets sérieusement dommageables pour la santé suite à des expositions aux micro-ondes dont le niveau moyen se situe en dessous de 0,1 microwatt/cm². Elles proviennent aussi bien de la recherche sur le fonctionnement du cerveau que des études épidémiologiques."

8. Document "Ondes hertziennes: la menace se précise" réalisé pour Teslabel en 1999.
Un colloque s'est tenu à Londres, en juin 1999, pour les membres du Parlement du Royaume-Uni. Les interventions du Dr G.J. Hyland et du professeur Henry Lai de l'University of Washington à Seatle, USA, ont été résumées dans ce document rédigé pour l'asbl TESLABEL Coordination.
Pour le Dr G.J. Hyland: "Les normes de sécurité existantes régissant l'exposition du public aux radiations utilisées en téléphonie mobile, sont totalement inadéquates, et la philosophie qui sous-tend leur formulation, est fondamentalement défectueuse."
Il décrit les effets biologiques résultant du signal en basse fréquence propre au mode de transmission de l'onde pulsée. Le Dr Hyland conclut que les normes de sécurité actuelles ne sont absolument pas en mesure d'apporter une quelconque protection contre les effets subtils mais néfastes qu'il a évoqués. Ces normes ne sont pas capables "de prendre en compte le fait le plus significatif de tous: le caractère 'vivant' de l'organisme irradié!"
G. Hyland recommande de maintenir les densités de puissance auxquelles le public est exposé involontairement, bien en dessous d'un seuil qui est de l'ordre du microwatt par cm².

Rappelons qu'en 2000, le Dr G. Hyland se prononce pour une limite de l'ordre de 0,01µW/cm² (microwatt/cm²) (voir le point 4 ci-dessus).


Le texte de l'intervention du professeur Henry Lai est appuyé par une longue bibliographie d'études et de rapports.
Au point c) "Effets des micro-ondes de très faible intensité", le professeur rapporte différents effets biologiques constatés pour des intensités très faibles de l'exposition; il s'agit notamment des modifications dans la prolifération cellulaire, d'une diminution des fonctions de reproduction chez des souris exposées, de modification dans le métabolisme du calcium de cellules exposées. Il souligne le fait que la durée de l'exposition constitue un facteur important même à faible intensité.
Au point e), le professeur Lai explique les recherches qu'il a effectuées sur les effets neurologiques des micro-ondes. Celles-ci peuvent avoir un effet sur l'action des drogues et médicaments, elles peuvent affecter les fonctions de la mémoire et de l'apprentissage. Il souligne qu'un certain nombre de paramètres déterminent les réponses biologiques, ce sont la fréquence, la durée, la forme de l'onde, le type de modulation. Il reconnaît que la réaction du système nerveux aux micro-ondes est pour le moins complexe; mais il affirme: "Il est difficile de nier que les micro-ondes à faible intensité peuvent affecter le système nerveux".


9. Salzburg Resolution on Mobile Telecommunication Base Stations, June 7-8, 2000.
Lors d'une Conférence Internationale tenue à Salzburg (Autriche), les 7 et 8 juin 2000, des scientifiques de renommée internationale ont adopté une Résolution concernant les Stations de Base de Télécommunication Mobile.
En premier point, ils recommandent d'adopter une procédure d'autorisation pour la construction et la mise en opération des stations de base, qui devrait inclure les points suivants:


  • L'information préalable et la participation active du public local.

  • L'examen de sites alternatifs pour l'implantation.

  • La protection de la santé et du bien-être (qualité de vie).

  • Des considérations sur la protection du paysage et de l'urbanisme.

  • Le calcul et la mesure de l'exposition.

  • La prise en considération des sources existantes d'exposition aux champs de hautes fréquences.

  • La vérification et la surveillance après installation.

Ils recommandent aussi d'exploiter toutes les possibilités techniques pour assurer une exposition aussi faible que possible.


Le dernier point de la Résolution précise:

Pour l'instant, l'évaluation des effets biologiques résultant d'expositions aux faibles doses provenant des stations de base, est difficile mais indispensable pour la protection de la santé publique.

Il est actuellement évident qu'il n'y a pas de seuil pour les effets nocifs pour la santé.
Les recommandations de limites spécifiques d'exposition sont sujettes à beaucoup d'incertitudes et devraient être considérées comme préliminaires. Pour le total de toutes les irradiations en hautes fréquences, une valeur limite de 100mW/m² (=10µW/cm²) est recommandée.
Pour une protection préventive de la santé publique, il est recommandé d'adopter un niveau préliminaire de 1mW/m² (un milliwatt/m²), soit 0,1µW/cm² (microwatt par cm²), pour la somme totale des expositions provenant des équipements en hautes fréquences modulées par impulsions en basses fréquences (ELF), tels les stations de base GSM.

Cette résolution appelle quelques commentaires:
La valeur limite recommandée pour le total de toutes les irradiations se situe au niveau des normes élaborées dans les pays de l'Est au cours des années dix-neuf cent septante; cette limite ne s'applique qu'aux ondes non pulsées, ondes des émetteurs de télévision et de radio. Il est donc fait une distinction très nette entre les ondes à modulation continue et celles à modulation pulsée en basse fréquence, telles les ondes utilisées pour le GSM et les radars, qui sont plus nocives pour la santé.

Il faut cependant rappeler que des études épidémiologiques sur les effets des radiations d'émetteurs radio et TV (ondes non pulsées), ont mis en évidence une augmentation significative de l'incidence de leucémies pour des niveaux d'intensité nettement inférieurs à 10 microwatts par cm²; il s'agit notamment des études de Dolk et de Hocking (voir dans Liste d'études de Sage Associates ci-dessus).

Et d'autre part, il faut aussi remarquer que ce niveau de 10µW/cm² est 4 fois plus élevé que le niveau imposé par une Directive Européenne, pour la protection des équipements électroniques (voir ci-après le tableau des normes et recommandations).
Enfin, plusieurs scientifiques recommandent dès à présent, des niveaux limite d'exposition dix fois plus bas que celui de la Résolution pour les ondes pulsées, à savoir un niveau de 0,01µW/cm² (microwatt/cm²) (voir le tableau des normes, ci-après).
III. Les limites d'exposition pour la protection de la santé.
Comme dit ci-dessus, la littérature scientifique internationale comporte des études et des rapports scientifiques relatant des effets biologiques et des effets délétères qui résultent d'expositions à des intensités du rayonnement électromagnétique qui ne provoquent pas d'effets thermiques; ces intensités peuvent être des milliers de fois plus faibles que les limites recommandées pour la protection contre les effets thermiques.
Sur base de ces connaissances scientifiques, des scientifiques de renommée internationale ont établi des recommandations pour la protection des populations contre les effets néfastes des radiations électromagnétiques à faible intensité. Certains pays tels l'Italie, la Suisse et le Luxembourg, ou certaines régions telle la Wallonie, ont adopté des limites plus restrictives que la limite des effets thermiques, et il faut noter que le canton de Salzburg en Autriche a choisi la limite recommandée par des scientifiques, à savoir une densité de puissance limite de 0,001W/m² (soit 0,1 microwatt/cm²).

Les normes et recommandations existantes sont reprises dans le "Tableau des normes et recommandations en V/m, W/m² et µW/cm²".


Dans le domaine des fréquences radio et notamment des fréquences micro-ondes, on doit parler de champ électromagnétique car il y a présence simultanée des deux composantes: le champ électrique noté E, exprimé en volt par mètre (V/m) et le champ magnétique noté A, exprimé en ampère par mètre (A/m). A l'ensemble de ces deux champs, est associée une densité de puissance électromagnétique notée S, exprimée en watt par mètre carré (W/m²) ou dans des unités sous-multiples telles le milliwatt par mètre carré (mW/m² = millième de watt/m²) ou encore le milliwatt par centimètre carré (mW/cm²) et le microwatt par centimètre carré (µW/cm² = millionième de watt/cm²).
La mesure d'un rayonnement électromagnétique micro-onde se fait le plus facilement par le champ électrique en V/m ou sous-multiples. Il est cependant possible de mesurer la densité de puissance de l'onde en W/m² ou en µW/cm² (microwatt par cm carré). D'autre part, connaissant la valeur du champ électrique (E) en V/m, on peut calculer la densité de puissance (S) correspondante par la formule S=E²/377 en W/m², qui peut aussi être exprimée dans l'une des unités sous-multiples et notamment en mW/m² et µW/cm² (microwatt par cm carré).
Le corps humain exposé à un rayonnement électromagnétique est donc soumis à une certaine densité de puissance et il nous semble donc logique, dans le cas de l'exposition humaine, de définir et d'exprimer les limites d'exposition dans l'unité correspondant à l'intensité du rayonnement c'est-à-dire sa densité de puissance en watt par mètre carré (W/m²) et plus logiquement en microwatt par centimètre carré (µW/cm²).
L'unité V/m caractérisant la valeur de la composante champ électrique, est cependant souvent utilisée pour définir une limite d'exposition; c'est notamment le cas pour la norme de compatibilité électromagnétique (CEM) imposée par une Directive européenne concernant la protection des équipements électroniques.
Le "tableau des normes et recommandations" ci-dessous donne la correspondance entre les unités de mesure des rayonnements micro-ondes exprimées en V/m, W/m², mW/m² et µW/cm², ce qui permet de faire des comparaisons entre les valeurs des normes pour une même unité de mesure et de pouvoir passer facilement d'une unité à l'autre. Les valeurs mentionnées correspondent aux principales normes et recommandations spécifiées, ainsi qu'à quelques valeurs intermédiaires intéressantes, telles 1 et 2V/m ou encore 1µW/cm². La comparaison des limites d'exposition doit se faire pour la densité de puissance de l'onde à laquelle est exposé le corps humain.
Pour ce qui concerne les effets thermiques, les normes définissent des limites d'exposition en fonction de la fréquence du rayonnement. Ainsi, pour la fréquence de 1.800MHz, la limite de densité de puissance est deux fois plus élevée qu'à 900MHz.

Il en va de même pour les limites édictées par l'Arrêté Royal fixant la norme pour les antennes émettant des ondes électromagnétiques; ces limites sont en effet fonction de la fréquence pour la plage entre 400MHz et 2GHz (de 400 millions à 2 milliards de cycles par seconde): donc, pour la fréquence de 1.800MHz, la limite en densité de puissance sera deux fois plus élevée que pour 900MHz. Cela suit donc le processus utilisé par l'ICNIRP pour définir les limites de protection contre les effets thermiques; on a tout simplement appliqué un facteur de sécurité supplémentaire de 4 pour la limite en densité de puissance.


1. Rayonnements électromagnétiques en hyperfréquences :




Tableau des normes et recommandations en V/m, W/m² et µW/cm²



V/m

W/m²


mW/m²

µW/cm²







Volt par

mètre

Watt par

mètre carré

milliwatt par

mètre carré

microwatt par

centimètre carré

Rapport

Comparatif

pour les

µW/cm²


Normes

ou

Recommandations



















58,25

41,2

9

4,5

9.000

4.500

900

450

2

1

à 1.800 MHz. ICNIRP, CENELEC

à 900 MHz Recommandation OMS pour:

Effets thermiques


20,6

1,125

1.125

112,5

1 / 4

"Norme" (à 900 MHz) de la Ministre Aelvoet

Ministre belge de la Santé publique



Effets thermiques: facteur sécurité 4 fois meilleur!!





































6,14

0,100

100

10,0

1 / 50

Pays de l'Est (années 197x) (effets non thermiques)

Italie (1998)


6,0

0,095

95

9,5




Suisse : pour 1800MHz.

4,3

0,050

50

5,0

1 / 100

URSS en 1978

4,0

0,042

42

4,2




Suisse : pour 900MHz.


3,0


0,024


24


2,4


1 / 200

Directive européenne CEM pour

Protection des équipements électroniques

Région wallonne (2000), Luxembourg (2000)



















2,75

0,02

20

2,0

1 / 250

Tribunal du Plan – Nouvelle Zélande (1995)

2,0

0,0106

10,6

1,06







1,94

0,01

10

1,0







1,0

0,0027

2,7

0,27


























0,614



0,001


1


0,1


1 / 5.000

Recommandations des scientifiques (1998-2000):

N. Cherry (N-Z), R. Santini (FR), G. Hyland (UK)



Canton de Salzburg (Autriche) (2000)



















0,5

0,0007

0,7

0,07




Région de Toscane (Italie) (2001)



















0,3

0,00024

0,24

0,024








0,194


0,0001


0,1


0,01



Recommandation N. Cherry (objectif pour 2010)

Recommandation de G.J. Hyland (juin 2000)




Information complémentaire : la limite de fonctionnement du GSM.
Il est intéressant de pouvoir comparer les limites des recommandations les plus basses, celles faites par des scientifiques, avec la sensibilité de fonctionnement des appareils GSM, facteur important dans le fonctionnement d'un réseau GSM.

La sensibilité de fonctionnement des appareils GSM est de l'ordre de 30µV/m (microvolt/m). C'est une valeur imposée par l'ETSI, organisme européen de standardisation des équipements de télécommunication. Cette valeur de champ électrique est 20.000 fois plus basse que la limite de 0,614V/m recommandée par les scientifiques pour la protection contre les effets non thermiques. Cette valeur de sensibilité du GSM est aussi quasi 6.500 fois plus faible que la recommandation la plus basse de 0,194V/m, donnée par plusieurs scientifiques comme objectif de protection à atteindre.



La valeur de sensibilité de fonctionnement des GSM correspond à une densité de puissance de 0,0000024µW/m² (2,4 millionième de microwatt par mètre carré).
Ceci montre que les recommandations des scientifiques sont tout à fait applicables et ne mettent pas en cause le fonctionnement correct des réseaux GSM. L'application de ces recommandations permettrait de maintenir un service de qualité des réseaux de téléphonie mobile.

2. Commentaires sur les normes.
La norme de Compatibilité électromagnétique de 3 V/m.
Une Directive européenne concernant la compatibilité électromagnétique définit les conditions de fonctionnement des équipements électriques et électroniques du point de vue de leur protection contre les perturbations engendrées par des rayonnements électromagnétiques. C'est la Directive CEM 89/336/CEE, qui est transposée dans la loi belge, dans les Arrêtés Royaux du 18/5/94 et du 31/1/96, et est d'application depuis le 1er janvier 1996.
Cette réglementation impose une limite de protection à 3V/m pour éviter les perturbations électromagnétiques des équipements électroniques. Il est important de signaler qu'une seconde condition est imposée par la Directive, c'est l'immunité intrinsèque des équipements jusqu'à la valeur de 3V/m du champ électromagnétique; les équipements doivent donc être blindés par construction pour pouvoir continuer de fonctionner normalement lorsqu'ils sont soumis à une onde électromagnétique dont le champ électrique est d'un niveau inférieur ou égal à 3V/m.
La limite des 3V/m est une norme de compatibilité électromagnétique pour protéger le fonctionnement des équipements électroniques en évitant l'interférence électromagnétique entre les équipements. Comme l'écrit le professeur Vander Vorst dans la brochure "Champs micro-ondes et santé", "cette norme n'est nullement liée à des questions de santé publique".
Si les équipements n'étaient pas blindés, ils seraient perturbés par des champs électromagnétiques nettement plus faibles que les 3V/m et on peut sans aucun doute affirmer que le corps humain est plus sensible qu'un équipement électronique et il faut bien admettre qu'il n'est pas blindé.
Le chapitre consacré aux effets biologiques des radiations en hautes fréquences, met en évidence que des effets biologiques potentiellement nocifs pour la santé sont constatés par des études scientifiques pour des niveaux d'exposition inférieurs à 2V/m et jusqu'à 0,6V/m.
Il n'y a donc pas de justification plausible pour choisir et s'en tenir à la valeur de 3V/m comme norme limite de protection pour la santé humaine, ni surtout pour affirmer qu'on appliquerait ainsi le Principe de Précaution.

Les recommandations de l'ICNIRP et de l'OMS.
On entend souvent parler d'une "norme OMS", norme qui serait imposée par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé ou en anglais World Health Organisation WHO) pour la protection de la santé humaine contre les rayonnements non ionisants.

En fait, il n'y a pas de "norme OMS", mais bien des recommandations de l'OMS qui ont pour but de protéger la population contre les effets aigus à court terme, les effets thermiques résultant d'une exposition à des rayonnements électromagnétiques d'intensité très élevée.


Les valeurs limites d'exposition recommandées émanent de documents publiés par l'ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection), comité international composé des délégations d'un certain nombre de pays. Il faut remarquer que cette association internationale privée est dépendante des milieux industriels de l'électricité et de l'électronique.

L'OMS recommande de se référer aux propositions de l'ICNIRP pour les effets thermiques. Pour ce qui concerne les effets non thermiques à court terme et à long terme, l'OMS ne fait pas de recommandation et se contente de préconiser d'attendre les résultats du vaste programme de recherche EMF qu'elle a lancé en 1996 et dont les conclusions ne sont pas attendues avant 2003-2004.
Le document "ICNIRP Guidelines" publié dans Health Physics, April 1998, Volume 74, nbr 4, précise dans son chapitre "Objet et limites" en introduction: "L'objectif principal de cette publication est d'établir des lignes directrices pour limiter l'exposition aux champs électromagnétiques (EMF), qui fourniront une protection contre les effets nocifs connus pour la santé."
Au bas de la 1e col. p.495, il est précisé: "La conformité avec les présentes lignes directrices ne peut pas nécessairement exclure l'interférence ou des effets sur des équipements médicaux, tels les prothèses métalliques, les pacemakers et défibrillateurs cardiaques, les implants auditifs. L'interférence avec les pacemakers peut se produire à des niveaux situés en dessous des niveaux de référence recommandés. Les conseils pour éviter ces problèmes sont en dehors des limites du présent document". Il faudrait tenir compte de ces interférences avec les équipements médicaux pour éviter l'exposition dangereuse de la population.
Et en p.496, dans le chapitre "Fondements pour limiter l'exposition", il est indiqué: "…uniquement les effets établis ont été utilisés comme base pour les restrictions d'exposition proposées. L'initiation de cancer pour une exposition à long terme aux EMF, n'a pas été considérée comme établie, de sorte que ces lignes directrices sont basées sur les effets immédiats et à court terme sur la santé, tels la stimulation des nerfs périphériques et des muscles, les chocs et brûlures qui se produisent au toucher d'objets conducteurs, et les élévations de température des tissus résultant de l'absorption d'énergie pendant l'exposition aux EMF."
Pour les effets potentiels à long terme, l'ICNIRP considère que les données actuelles sont insuffisantes pour servir de base à l'établissement de restrictions à l'exposition aux EMF.

Dans le domaine des radiofréquences et micro-ondes, l'ICNIRP a donc établi une recommandation de limite d'intensité de l'exposition du corps humain, sur base des connaissances scientifiques relatives aux effets thermiques, c'est-à-dire les effets qui produisent un échauffement des tissus du corps humain suite à l'absorption d'énergie provenant de l'exposition de ces tissus à des micro-ondes. Ces effets thermiques ont été étudiés depuis longtemps et sont donc bien connus, ce sont des effets directs; ils se produisent pour un Taux d'Absorption Spécifique (TAS) situé aux environs de 4W/kg (Watt par kilogramme).


Pour déterminer une limite d'exposition permettant d'éviter ces effets, un facteur de sécurité a été choisi de manière à diminuer le TAS et donc à réduire la quantité d'énergie absorbée. Un facteur de sécurité de 50 a été choisi pour établir la limite à adopter pour l'exposition de la population, ce qui donne un TAS de 0,08W/kg.

Le TAS étant une donnée non mesurable, les scientifiques ont calculé et établi une correspondance entre le TAS et la densité de puissance de l'onde électromagnétique qui le produit. Et les limites ou normes sont alors exprimées en des grandeurs mesurables, des Watts par mètre carré ou en sous-multiples, par exemple des microwatts par centimètre carré. La densité de puissance est liée par une formule à la valeur de la composante champ électrique exprimée en Volts par mètre, qui peut aussi se mesurer.



Les limites de l'A.R. du 29 avril 2001 ou norme de la Ministre Aelvoet.
La limite fixée par la Ministre de la santé publique et officialisée en tant que norme limite d'exposition de la population, est basée sur les données de l'ICNIRP concernant les effets thermiques et sur la méthode d'établissement d'une limite pour la protection contre ces effets.
En proposant une réduction supplémentaire du TAS (Taux d'Absorption Spécifique) d'un facteur 4, la Ministre de la santé publique ne fait qu'améliorer la protection contre les effets thermiques. Cela n'apporte aucune protection contre les effets non thermiques ni à court terme ni à long terme.

Il est pour le moins fallacieux d'affirmer que l'on a ainsi recours au principe de précaution.

3. Distances à respecter pour satisfaire aux normes et recommandations.
La population pourra être protégée par un écartement suffisant de la source d'émission du rayonnement par rapport à l'habitat ou au lieu de séjour. Sauf à prévoir un blindage total du lieu d'habitat contre les rayonnements électromagnétiques en hyperfréquences, le seul moyen de protection consiste en une limitation de la densité de puissance à laquelle on est exposé.

La densité de puissance, exprimée en W/m² (watt par m²), en un endroit donné est fonction de la puissance d'émission d'une antenne, exprimée par la Puissance Apparente Rayonnée (PAR) en Watt, et est inversement proportionnelle au carré de la distance par rapport à la source d'émission (l'antenne).


Une formule permet de calculer la densité de puissance (S) en un endroit, en connaissant la PAR et la distance (d) par rapport à l'antenne: S = PAR / (4 pi d²). S exprimée en W/m² (Watt par mètre carré), PAR en W (Watts), et la distance d en mètres.
Inversement, on peut calculer la distance (d) qui permettra de respecter une limite de densité de puissance (S) ou norme donnée, en fonction de la Puissance Apparente Rayonnée (PAR) d'une antenne.
Un tableau des distances limites nécessaires pour respecter les différentes normes et recommandations a été établi (voir ci-dessous).
La colonne de gauche de ce tableau donne la Puissance Apparente Rayonnée d'une antenne émettrice. Pour les antennes GSM, on utilise couramment des PAR de 400, 500 ou 600 Watts. Les valeurs les plus élevées du tableau correspondent approximativement aux puissances d'émission que l'on peut trouver sur des sites d'émetteurs radio/TV tels ceux de Wavre ou du Bol d'Air à Liège. Dans ces cas d'émetteurs puissants, il faut rappeler que les ondes émises ne sont pas des ondes pulsées comme celles des réseaux GSM; néanmoins, elles peuvent présenter des risques pour la santé comme l'ont montré des études épidémiologiques (voir chapitre II).

Sur la ligne horizontale en regard d'une PAR donnée (en W), on trouvera les distances (en m) permettant de respecter les normes ou recommandations indiquées en haut de chaque colonne.


Ce tableau permet ainsi de constater que pour une antenne GSM d'une PAR de 600W, une distance de 6,52m est suffisante pour satisfaire à la norme de la Ministre Aelvoet. Si on peut affirmer qu'il n'y aura certainement pas d'échauffement des corps exposés, on peut également affirmer que probablement aucun système nerveux ne pourrait résister à une telle exposition en permanence. Or l'établissement d'une "norme santé", comme la qualifie la Ministre, devrait précisément prendre en compte tous les effets potentiels sur la santé globale des individus. La "norme Aelvoet" est sans aucun doute tout à fait à côté de la question.

Tableau des distances limites.

IV. Conclusions.


  1. Les effets biologiques résultant d’expositions à des rayonnements électromagnétiques de faible intensité sont scientifiquement établis.

  2. Parmi tous les effets biologiques recensés, un certain nombre d’entre eux sont nocifs pour la santé.

  3. Tous les mécanismes physiologiques conduisant à ces effets ne sont pas parfaitement établis, et le niveau le plus bas d’exposition en dessous duquel il n’y a pas d’effets n’est pas fixé de manière définitive.

  4. En fonction des études et connaissances scientifiques existantes, des scientifiques ont élaboré des recommandations de limite d’exposition des êtres humains, qui tiennent compte des effets nocifs résultant d’expositions à faible intensité des ondes. Ces recommandations, reprises ci-dessus dans le "tableau des normes et recommandations", sont de limiter l'exposition permanente de la population à une densité de puissance inférieure à 0,001W/m², soit 0,1microwatt/cm² ou 0,614V/m. Plusieurs scientifiques recommandent des limites de densité de puissance 10 fois plus basses, de l'ordre du centième de microwatt par cm².

L'application correcte du Principe de Précaution ne peut se concevoir qu'en prenant en compte les intensités d'exposition les plus faibles pour lesquelles des effets biologiques et des effets délétères ont été mis en évidence.

  1. Ces recommandations peuvent être mises en œuvre sans mettre en péril le fonctionnement des réseaux de téléphonie cellulaire. Comme expliqué sous le "tableau des normes et recommandations", les réseaux GSM peuvent fonctionner jusqu'à des niveaux de champ électrique (V/m) 20.000 fois plus faibles.

  2. Les recommandations de l’OMS ne concernent que les effets thermiques avérés et ne permettent pas une protection de la santé ni du bien-être des hommes contre les effets à faible intensité d'exposition.

Il en va de même pour la norme prescrite par la Ministre Aelvoet dans l'Arrêté Royal, qui applique simplement un facteur de sécurité 4 fois meilleur pour les effets thermiques.

L'application pratique de la "norme Aelvoet" présente un danger immédiat pour la santé et pour la qualité de vie des personnes exposées; aucun système nerveux ne pourrait résister à une telle exposition en permanence.

Voilà la réalité qu'il faut avoir le courage de regarder en face!!






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