A propos de la liaison lycée- post bac Quelques données d'ensemble



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A propos de la liaison lycée- post bac


  • Quelques données d'ensemble




  • Une Recherche-Formation pour la série scientifique


Les bacheliers en juin 1998



Environ

470 000 bachelier(e)s


Dont

130 000 Bac Technologique

75 000 Bac Professionnel

265 000 Bac Général


Dont

65 000 Littéraires

70000 Economistes

130 000 Scientifiques

Trois notes d’information de la Direction de la Programmation et du Développement du Ministère ayant trait à la question de la liaison lycée - post bac ont été publiées en 1998:

la note n0 5 en mars: “Que deviennent les bacheliers après leur bac ?“

la note n0 9 en mai “Les étudiants inscrits à l'université en 1997-1998”

la note n0 19 en juin: “Les classes préparatoires aux grandes écoles 1997-1998”

Ces documents donnent une vue d’ensemble surtout quantitative, un peu qualitative de l’insertion des lycéens dans l’enseignement supérieur.

Lors du stage, un document de synthèse des ces trois documents a été distribué.

On peut y trouver par exemple la répartition de nouveaux bacheliers selon le type de baccalauréat obtenu. Et, dans la plupart des regroupements de ce stage, ce ne fut pas sans surprise qu’on observa que plus de 60 % des élèves inscrits DEUG Sciences économique, gestion proviennent de la série E.S. Ce constat s’est trouvé en complet décalage avec l’estimation des participants, très inférieure. Or, n’y a-t-il pas là justement un enjeu de la modification de programme ? Faite pour accentuer le rôle des Mathématiques par rapport à l’Économie, il contribue pour sa part à aider à préciser la fonction de cette série dans l’esprit des élèves. On sait que ceux-ci sont généralement moins clairement déterminés dans leur projet d’étude que les littéraires ou les scientifiques.



Synthèse liaison lycée post-bac
L’objectif est, ici, de faire part des réflexions menées par un groupe de Recherche-Formation MAFPEN sur le thème “ Secondaire Supérieur  : La transition en Mathématiques ”.
Ce groupe constitué en septembre 1995 à l'initiative de Nadine MILHAUD, IPR de Mathématiques, comprenait des enseignants de lycée et du supérieur (Université, INSA, Classes Préparatoires, CPP). Il s’est réuni une fois par mois pendant trois années.
Ses premières investigations ont d’abord fait apparaître que la prise de conscience tardive, chez certains enseignants du supérieur, des profonds changements intervenus dans le secondaire, semblait responsable d’une relative inadéquation entre l’enseignement donné à l’étudiant et les capacités réelles du bachelier nouveau. A l’heure actuelle, une réelle remédiation a été apportée à cette situation qui subsiste, mais de façon très marginale. Là n’est donc pas la raison du pourcentage élevé des échecs qui perdure pour les étudiants en bac + 1.
D’autre part le bachelier actuel poursuit inévitablement ses études et la massification dans l’enseignement supérieur est un fait depuis une dizaine d’années déjà. Néanmoins, la nouveauté préoccupante est que réussir honorablement, voire fort bien, en Terminale n’est plus du tout un critère de réussite en post-bac, en particulier pour des études “ longues ” en Fac, en Classes Préparatoires (traditionnelles ou intégrées), … Ce fait incontestable est apparu et n’a fait que s’aggraver durant ces dernières années, depuis la refonte des programmes avec la mise en place de la nouvelle Terminale Scientifique à la rentrée 1994.
Tout ceci, joint à une obligation de résultats et une pression sociale accrue pour les enseignants de mathématiques dans le secondaire, fait que la liaison lycée post-bac est plus que jamais un thème de réflexion incontournable pour ces professeurs. Pour eux la question fondamentale est : “ Quelle formation mathématique développer au sein même des programmes du secondaire ? ”
Trois pôles peuvent définir la liaison lycée - supérieur et les professeurs de lycée sont des intervenants privilégiés pour les deux premiers :


  1. La formation mathématique développée au sein des programmes de lycée

  2. L’orientation du lycéen dans une filière post-bac

  3. La continuité des programmes en bac + 1 avec le programme de Terminale.

Pour le groupe de recherche s’est imposé comme une absolue nécessité de dresser, avant tout, un état des lieux des difficultés rencontrées par les étudiants. Un questionnaire a donc été élaboré à partir du constat fait sur ce sujet par des enseignants du supérieur et également à partir d’interview d’étudiants de premier semestre bac + 1. La diffusion en a été faite en mai 1997 auprès de 2000 étudiants bac + 8 mois de l’Académie de Toulouse en Deug A , IUT, INSA, CPP, MPSI, PCSI ; il y a eu 668 retours.


Le questionnaire consiste en 72 items concernant l'étudiant et recouvrant


  • son cursus dans le secondaire (descriptif, projets),

  • sa perception de l'enseignement en mathématiques reçu au lycée à la lumière de ce qu'il vit maintenant,

  • ses compétences mathématiques actuelles.

Il a été dépouillé par les membres du groupe à l'aide du gestionnaire de base de données ACCESS.
On retient d’un bilan succinct de l’enquête :

Les points forts 

  • 70% ressentent une rupture entre la Terminale et le Post-Bac.

  • 60% se disent déroutés par l’enseignement des mathématiques en Post-Bac

  • 61% s’estiment insuffisamment préparés et signalent que le lycée les trompe sur leur niveau réel

Les principaux déficits ressentis

  • L’absence de stratégie de recherche

  • Un mauvais réinvestissement des connaissances

  • La confusion du nécessaire et du suffisant

  • Un déficit calculatoire (fortement ressenti et signalé par les enseignants de Physique de DEUG et de l’INSA)

Les raisons des difficultés 

Ils considèrent qu’au lycée :



  • ils n’ont pas acquis :

des habitudes de travail performantes,

l’autonomie,

une bonne vitesse d’exécution.


  • les exercices étaient trop répétitifs et souvent peu motivants.

L’interrogation précédente qui doit être celle de tous :

“ Quelle formation mathématique développer au sein des programmes de lycée ? ” prend ainsi tout son sens.

Le groupe a envisagé des propositions de remédiations.

En priorité, il paraît essentiel d’agir sur la qualité du questionnement de l’élève.



Cela semble passer par :

  • la réhabilitation du cours : lieu de découverte, débat, “ spectacle magistral ” (belles démonstrations)

  • le travail personnel de l’élève

  • pas réduit à une “  litanie ”  d’exercices stéréotypés,

  • des exercices “ consistants ” plus motivants,

  • richesse des devoirs à la maison,

  • des travaux de recherche personnelle ( histoire des maths, recherches dans divers ouvrages scolaires ou de vulgarisation sur un thème qui figure au programme de la classe, … )

L'objectif était la production de documents exploitables en classe de Terminale S sur le thème nombres complexes et illustrant ces moyens d'action. Dans ce but, un grand chantier a été ouvert qui est, pour le moment, loin d’être clos faute de temps (une quatrième année aurait été la bienvenue pour donner forme à ce projet).

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