Tout est à eux Rien n’est à nous



Yüklə 41,95 Kb.
tarix29.10.2017
ölçüsü41,95 Kb.
#21633

Elections au

Conseil d’Administration

du Groupe Renault

Tout est à eux 

Rien n’est à nous





Nul ne connaît mieux la réalité que ceux dont c’est le métier, de l’ouvrier à l’ingénieur.

Les salariés vivent les conséquences de la politique de l’entreprise. Ils font les mêmes constats, se heurtent aux mêmes obstacles.

Pour la CGT, le clivage n’est pas entre les ouvriers et les techniciens, ni entre les techniciens et les cadres, ni entre la hiérarchie et les autres salariés. Il est entre le capital et le monde du travail.

L’entreprise est assise sur une mine d’or : ses propres salariés.

Combien de problèmes auraient été évités si on avait écouté les gens qui savent de quoi ils parlent ?
Exemple :

Le SPR (Système de Production Renault) vu d’en haut :

La formation à la dextérité des opérateurs, associée à la définition des gammes opératoires en usine, au plus près du terrain, par les CU, permettra une meilleure efficacité au montage.


Le SPR vu d’en bas :

Monter une voiture, c’est effectivement une affaire de dextérité. Comme jouer au tennis à Roland Garros. C’est un métier. Avec le SPR, on a annoncé aux opérateurs que les chefs allaient maintenant leur expliquer comment faire leur travail.

Résultat : Puisque maintenant le chef sait mieux que nous faire notre boulot, et qu’on nous prend pour des billes, on fait notre boulot, point, et on attend qu’il nous dise quoi faire.

Ce n’était pas vraiment le résultat visé.

Et pendant ce temps là, on fait faire à des chefs de service et à des directeurs, qui ne disent pas bonjour quand ils vont sur chaîne, des exercices de montage de petits camions pour les sensibiliser au « SPR ».

Il vaudrait mieux leur apprendre d’abord que « ceux du bas »


les producteurs, ne sont pas des ressources à leur service, et que ce serait même plutôt le contraire. Pour certains, il y a du travail.

Le respect n’est pas forcement une valeur à enseigner à ceux que l’on montre un peu trop facilement du doigt.


Le «haut » a trop pris le pas depuis quinze ans sur le « bas ».

Pourtant, les véhicules, les moteurs et les boites de vitesse, ce sont les salariés qui les conçoivent, qui les industrialisent, qui les fabriquent, qui les vendent, qui les entretiennent.

Il semble que les salariés aient quelques lumières sur le sujet, en tout cas autant qu’un représentant d’une grande banque au conseil d’administration.
Les salariés doivent plus peser sur les décisions.

Un économiste de l’ancienne union soviétique disait « les bureaucrates font des plans pour que les poules pondent 365 œufs la première année, 366 la deuxième année, etc. Laissez les tranquilles, elle seront tellement contentes que vous aurez tous les œufs que vous voudrez. »

Les systèmes où tout le pouvoir descend du haut sont économiquement peu efficaces.
"Renault a vécu au cours des années qui viennent de s'écouler une période de transition et de forte croissance, qui a fait beaucoup appel à la compétence et le sens d'engagement de ses collaborateurs. Je voudrais donc, une fois de plus, les remercier pour leur soutien. Le désengagement de l'Etat est une nouvelle occasion pour eux de participer au développement et à la prospérité de l'Entreprise. "

Louis Schweitzer.

Nous ne participons pas au développement et à la prospérité de l’entreprise.

Nous faisons le développement et la prospérité de l’entreprise.

La direction de l’entreprise nous a appelé à prendre toute notre place dans l’entreprise en achetant des actions.
Toute notre place, est-ce 3% ?

« Je ne vois pas pourquoi je paierai pour acheter quelque chose qui est à moi » Technicien, TCR
«  3%, c’est ridicule, il faudrait qu’on ait au moins la minorité de blocage pour que l’on puisse compter pour quelque chose. Ils n’ont qu’à nous distribuer des actions gratuites » Chef de section, TCR
Les salariés doivent avoir dans l’entreprise le poids qui leur revient par leur contribution à la production.

Sur le plan économique, la part du capital dans la production se mesure par le capital utilisé, c’est à dire la dotation aux amortissements (1) (1777 M€ en 2001, soit 25% du total).

La part du travail dans la production se mesure par le travail utilisé, c’est à dire la masse salariale (1) (5013 M€ en 2001, soit 75% du total).
Les capitaux propres de Renault sont passés de 6695 M€ à 10051M€ en 7 ans, par autofinancement (c’est à dire par incorporation du résultat net), sans apport de capitaux extérieurs. Cette augmentation est le résultat de la combinaison du capital et du travail, et non du seul capital.

A hauteur de 75%, cette augmentation est le résultat de notre travail.

(1) Extrait de cours d’économie, Ecole Polytechnique, par lionel Stoleru,1982


La capitalisation boursière de Renault (valeur boursière, c’est à dire le nombre d’actions multiplié par le cours de l’action) a évolué parallèlement de 6414 M€ à 9593M€ fin 2001.

Certes, les revenus (dividendes) versés par l’entreprise chaque année à ses actionnaires (260 M€ en 2001) ne représentent que 5% des revenus qu’elle verse à ses salariés.(5013 M€ en 2001).

Mais le patrimoine des propriétaires de l’entreprise, de notre entreprise, a augmenté de 50% en 7 ans.

Les trois quarts de cette augmentation de patrimoine sont le fruit de notre travail, et le capital s’en est attribué la totalité.


(1) Le mécanisme pourrait être le suivant : chaque année, l’entreprise procède à une augmentation de capital social par incorporation de réserves (opération comptable), avec attribution des titres de propriété correspondants au collectif des salariés. Une telle décision est du ressort de l’entreprise. Dans le droit actuel elle est à faire valider par l’assemblée des actionnaires. Ce n’est pas forcément contre leurs intérêts, car ces nouveaux titres sont non rémunérés. Les dividendes sont donc concentrés sur les actions existantes, selon un mécanisme comparable au rachat de leur propres actions que pratiquent les entreprises pour soutenir les cours.

(2) C’est le collectif des salariés qui crée ce patrimoine, et non chaque salarié individuellement. Chaque nouveau embauché qui rentre dans ce collectif hériterai de ce patrimoine, chaque retraité qui en sort laisserai ce patrimoine à ses successeurs. Par contre, les salariés de Vilvoorde, exclus de ce collectif, auraient pu faire valoir leur droit à la liquidation monétaire de la part de ce patrimoine collectif Renault qu’ils ont contribué à créer, au prorata de la masse salariale. Mais cela ne se serait pas posé : avec la minorité de blocage, nous aurions pu imposer la conservation de l’usine qui nous a manqué pour satisfaire la demande Scénic les années suivantes…

Le concept de « copropriété des entreprises », esquissé dans ce tract, est un peu l’équivalent syndical d’un concept car. Dans tous les domaines, le futur doit d’abord être imaginé….

Les gestionnaires de capitaux règnent aujourd’hui sur le monde. Pour qu’un autre monde soit possible, il faut d’abord l’imaginer dans nos têtes.








La CGT met en débat la proposition suivante :

- L’attribution chaque année aux salariés de titres de propriété non rémunérés (1).

Ces titres correspondraient à la part de l’accroissement des capitaux propres de l’année générée par leur travail.

- L’attribution des droits de votes correspondants en Conseil d’Administration.

En conséquence, la proportion de droits de votes détenus par les salariés en Conseil d’Administration augmenterait progressivement. Dans l’hypothèse d’un taux de croissance des capitaux propres identique à celui à celui des 5 dernières années, les salariés auraient la minorité de blocage (33%) en 2007.

A la différence des actions, ces titres seraient incessibles, attribués de manière indivisible au collectif des salariés constitué en une personne morale (2), et non rémunérés.
En effet, une entreprise n’est pas un placement financier pour les salariés. C’est d’abord leur outil de travail, et leur principale source de revenu par le salaire. Une meilleure répartition des pouvoirs permettrait d’ailleurs une meilleure répartition de la valeur ajoutée au profit des salaires.
Il est bien sûr normal de chercher à tirer le meilleur parti de ses économies.

Mais l’extension de l’actionnariat aggrave les maux de la société :

« Vous avez un mandat des salariés pour la gestion des fonds de placement, c’est pour quoi faire? »  

« Pour optimiser leur placement évidemment ».

« J’ai vu que dans le fond, il y a une part agro-alimentaire. LU, la branche biscuits de Danone, est à 7% de retour sur fonds propres, celle de Nestlé est à 12% : qu’est ce qu’il faut faire, vendre du Danone pour défendre les intérêts des salariés Renault , et manifester avec les salariés de LU  licenciés? »

« Euh……C’est pas nous qui gérons, c’est une société spécialisée »

Echange entre un élu CGT et un élu d’une autre organisation


On ne peut pas laisser les entreprises aux seuls gestionnaires de capitaux.

Cette exigence de justice n’est pas nouvelle et n’est pas spécifique à la CGT Renault :



« Il serait donc radicalement faux de voir, soit dans le seul capital, soit dans le seul travail, la cause unique de tout ce que produit leur effort combiné. C’est bien injustement que l’une des parties, contestant à l’autre toute efficacité, en revendiquerait pour soi tout le fruit »…

« Il peut être satisfait à cette exigence de justice en bien des manières que suggère l’expérience.

L’une d’elles, et des plus désirables, consiste à faire en sorte que les travailleurs arrivent à participer à la propriété des entreprises, dans les formes et les mesures les plus convenables »

VATICAN II, Encyclique « Mater et Magistra » Jean XXIII, 1961


Tout cela peut paraître utopique. La République, l’école publique gratuite, la sécurité sociale l’étaient aussi en leur temps.
En demandant la propriété du patrimoine issu de notre travail et les droits associés, nous de demandons que la justice. Tôt ou tard, nous l’obtiendrons.



La CGT : Un contre pouvoir au service des salariés
ELECTION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION LE 8 OCTOBRE 2002


Marie-Claude Pierre Yves Agnès Fabien Josiane

LEMERCIER NICOLAS AUDVART HUBERT GACHE KHARO

SIEGE TECHNOCENTRE RUEIL CERGY LE MANS SANDOUVILLE



Ingénieur Insa Lyon Ingénieur Supélec Technicien Magasinier Professionnel Ouvrière
Yüklə 41,95 Kb.

Dostları ilə paylaş:




Verilənlər bazası müəlliflik hüququ ilə müdafiə olunur ©muhaz.org 2024
rəhbərliyinə müraciət

gir | qeydiyyatdan keç
    Ana səhifə


yükləyin