Quotidien du Peuple
Mise à jour 21.04.2011 09h01
(Ahmet Davutoglu)
Il existe des problèmes graves entre les positions générales de la Turquie et de l'Union européenne (UE), a déclaré mercredi le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.
Lors d'une conférence de presse à Ankara en présence de son homologue roumain, Teodor Baconschi, M. Davutoglu a déclaré que les problèmes ont été discutés de manière transparente lors de la réunion du Conseil de l'Association UE-Turquie de mardi à Bruxelles, et qu'Ankara a demandé à l'UE de considérer stratégiquement trois points.
"Le processus de négociation (avec l'UE) est un goulet d'étranglement malgré tous les efforts", a-t-il indiqué.
Mentionnant le conflit chypriote, M. Davutoglu a déclaré que le problème dans les négociations de l'UE ne concerne pas le processus technique, mais avec les blocages politiques "qui ne devraient pas se trouver sur la route de la Turquie".
M. Davutoglu a également critiqué la politique stricte de visa de l'UE vis-à-vis des ressortissants turcs qu'il a qualifiée de " juridiquement sans fondement et injuste". Il s'est plaint que l'UE n'a pas encore autorisé le lancement des négociations sur un régime de circulation sans visa pour les citoyens turcs, bien qu'Ankara ait fait d'importants progrès concernant les demandes de l'UE en échange du lancement des négociations sur l'exemption de visas.
Pour sa part, M. Baconschi a apporté son soutien à la candidature de la Turquie à l'UE, déclarant que "la Turquie est un ami stable dans l'UE et de l'OTAN".
Les négociations officielles d'adhésion de la Turquie ont commencé en 2005, mais le processus est menacé à cause des conflits qui opposent Ankara aux Chypriotes et aux objections formulées par l'Allemagne et la France. Depuis juin 2010, la Turquie n'a ouvert aucun nouveau chapitre politique dans les négociations avec l'UE, soit la période de sécheresse diplomatique la plus longue depuis le début des négociations.
http://french.peopledaily.com.cn/International/7356959.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=53585
L'info vue par la TRT (1)
Le Collectif VAN vous propose cet article publié sur la TRT (Télévision & Radio de Turquie). Les articles de ce site ne sont pas commentés de notre part. Ils peuvent contenir des propos négationnistes envers le génocide arménien ou d'autres informations à prendre sous toute réserve.
TRT
M. DAVUTOĞLU A ÉTÉ INTERROGÉ SUR LES NOUVELLES FAISANT ÉTAT DE TENSION À LA RÉUNION ENTRE LA TURQUIE ET L'UE
« Il n'est pas juste de parler de tension, mais il est évident qu'il existe un problème d'adaptation entre les deux parties. Nous en avons discuté de façon transparente » a-t-il affirmé
Posted 20.04.2011 13:56:44 UTC
Updated 20.04.2011 13:56:44 UTC
L'Union européenne figure depuis deux jours en tête de l'agenda diplomatique d'Ankara.
A la réunion du conseil de partenariat organisé hier à Bruxelles, la Turquie a exposé des messages importants à l'Union.
Aujourd'hui, le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a accueilli ses homologues roumain et letton à Ankara.
Auprès des dossiers régionaux, les relations entre la Turquie et l'Union européenne ont été abordées au cours des entretiens.
Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoğlu a accueilli en premier son homologue roumain Teodor Baconschi. Les deux ministres ont discuté des possibilités de développer les relations économiques, culturelles et politiques.
A la suite de l'entretien, M. Davutoğlu a été interrogé sur les nouvelles faisant état que la réunion du conseil de partenariat de plus haut niveau entre la Turquie et l'UE s'était déroulée dans une atmosphère tendue.
« Il n'est pas juste de parler de tension, mais il est évident qu'il existe un problème d'adaptation entre les deux parties. Nous en avons discuté de façon transparente » a-t-il affirmé.
« Il est flagrant qu'il existe des problèmes d'adaptation sérieux entre les positions générales de la Turquie et de l'Union européenne. Au lieu de qualifier de tension, c'était plutôt un entretien durant lequel tous les différents ont été mis sur la table. Les négociations sont presque entrées dans l'impasse…. Nous estimons que nous avons raison dans notre position sur les visas. Il est venu le temps de mettre fin au traitement injuste, dont sont sujets les citoyens turcs » a indiqué M. Davutoğlu.
Le second hôte de M. Davutoğlu était le ministre des Affaires étrangères letton Ģirts Valdis Kristovskis,.
Les relations bilatérales entre la Turquie et la Lettonie, ainsi que les dossiers régionaux ont été au menu.
http://www.trtfrench.com/trtworld/fr/newsDetail.aspx?HaberKodu=acea6938-c420-4035-b2a0-f4a35e08bb15
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=53591
Article du journal franco-turc Zaman - 21/04/2011 – 2
Le Collectif VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (équivalent du Today's Zaman en langue anglaise, diffusé en Turquie). Attention : ces articles ne sont pas commentés de notre part. Il s'agit pour l'essentiel de traductions des versions turque et anglaise du Zaman, journal proche du parti au pouvoir (AKP).
Zaman France
UE : l’exaspération d’Ankara face au blocage européen
21 April 2011, Thursday /
Alors que la Croatie, qui a débuté ses négociations d’adhésion en même temps que la Turquie, est sur le point de les conclure, le dossier turc reste au point mort. Une paralysie qui soulève l’ire d’Ankara qui réclame de la part des autorités européennes, une parole de vérité.
Le gouvernement turc a exprimé sa lassitude mardi face au blocage « politique » des négociations d’adhésion de son pays à l’UE, à l’issue d’un échange « franc » avec les négociateurs européens à Bruxelles, où aucun progrès notable n’a pu être enregistré. « En raison des obstacles politiques, les négociations ne se déroulent pas au rythme que nous souhaiterions » a déploré le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, lors d’une conférence de presse. « Certaines barrières mises en place pour des raisons politiques nous empêchent d’avancer » a-t-il souligné, en référence notamment au refus européen d’ouvrir certains chapitres du fait notamment des relations tendues entre la Turquie et Chypre.
« L’heure de vérité »
« La Turquie reste toujours dans l’antichambre, nous n’en sommes pas parvenus au stade escompté » a déploré à ses côtés le négociateur turc Egemen Bagis, en déplorant que seuls 13 des 35 chapitres jalonnant les pourparlers d’adhésion aient été ouverts à ce jour, et qu’un seul ait pu être bouclé. « Le moment est venu de se parler franchement, c’est l’heure de vérité » a-t-il estimé, dénonçant au passage le régime de visa « injuste » appliqué par l’UE aux ressortissants turcs. « Les Turcs se sentent d’autant moins Européens qu’ils doivent faire la queue longtemps pour un visa » a précisé M. Bagis. Le commissaire européen en charge de l’élargissement, Stefan Füle, a assuré pour sa part qu’il n’y avait « pas deux poids, deux mesures » vis à vis d’Ankara alors que la Croatie, qui a entamé en même temps que la Turquie ses négociations d’adhésion, se trouve aujourd’hui proche de la ligne d’arrivée. « Mais c’est aussi un processus politique dans les mains des Etats européens » a-t-il admis.
La France expulse les Roms !
Or, Paris et Berlin notamment sont très réticents à l’idée d’une adhésion pleine et entière de la Turquie. Tout en admettant « comprendre jusqu’à un certain point la frustration de la Turquie », M. Füle a appelé Ankara à organiser « un authentique débat » démocratique dans le cadre de la campagne en vue des élections législatives du 12 juin. A ses yeux, les citoyens turcs « méritent une campagne saine, équitable et ouverte. » Il a également rappelé son « inquiétude » à propos des récentes arrestations de journalistes en Turquie, alors que plus de 50 d’entre eux sont actuellement incarcérés et que des centaines, toutes sensibilités politiques confondues, risquent des condamnations dans des procès, selon un récent rapport de l’OSCE. Le premier ministre Erdoğan a répondu à ces critiques en réaffirmant que la Turquie était garante des libertés publiques. « Ceux qui jugent la Turquie dans ce domaine, doivent d’abord faire leur autocritique. Regardez, la France expulse les Roms. Je constate qu’il n’y a pas de respect envers les croyances religieuses. C’est ça la démocratie ? »
http://fr.zaman.com.tr/fr/newsDetail_getNewsById.action?newsId=5107
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=53598
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