Thomas lepers


Un mécanisme possible d’exploration d’un champ d’innovation construction de C projecteurs à partir des outcomes



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6.4. Un mécanisme possible d’exploration d’un champ d’innovation construction de C projecteurs à partir des outcomes


Cette approche nous semble intéressante, en particulier quand on cherche à faire de la conception innovante dans une organisation qui gère déjà un historique de produits. (Sharif Ullah, Rashid, & Tamaki (2012) ont montré qu’une démarche de conception innovante nécessite de bonnes raisons pour être lancée. Ils ont identifiés deux types de raison. La première est la raison convaincante (« compelling reason ») : Une demande spécifique d’un client constitue une bonne raison d’initier une démarche de conception innovante. La deuxième raison est ce que les auteurs appellent «  epistemic challenge » Explorer un nouveau concept demande de produire des connaissances nouvelles, ce qui rend cette exploration intéressante en soi et en fait une raison suffisante pour mener à bien cette exploration. Dans notre cas NCA, il est difficile de trouver une « compelling reason » pour initier une démarche de conception innovante trop éloignée du portefeuille de produits existants. L’approche « job to be done », à travers l’analyse des outcomes, permet d’identifier de telles « compelling reasons ».

On peut donc imaginer une phase d’activation d’un processus créatif en partant d’un produit, de la façon suivante. Dans un premier temps on cherche à identifier quel « job » l’utilisateur de notre produit essaye de réaliser. Il y a déjà la une montée en généralité, dans la mesure où on l’a vu, d’une part un même « job » peut être réalisé avec de multiples produits différents, et d’autre part, plusieurs jobs différents peuvent être réalisés lors de l’utilisation d’un produit, en particulier des jobs mais un même produit peut aussi servir à réaliser des jobs différents. Ce travail sur l’analyse des jobs peut aussi permettre d’identifier d’autres jobs connexes au job principal. Dans un deuxième temps, si l’on suit la démarche proposée par Ulwick, (2005), l’analyse des outcomes va permettre d’identifier les outcomes importants et insatisfaits. C’est cette analyse qui va permettre en fait d’identifier des points de départ pertinent, de permettre l’activation du processus créatif et l’élaboration de C projecteurs. (Figure )



Figure : construction des jobs et outcomes à partir d'un produit

Une analyse des jobs permet une expansion à partir d’un produit. Cette expansion se fait à un double niveau. À un premier niveau, le travail d’indentification du job que les clients essayent d’effectuer avec le produit permet d’identifier d’autres jobs contigus. Si l’on prend l’exemple d’une analyse de jobs à partir d’une voiture. Nous pourrions identifier comme job : «  se déplacer rapidement » mais en étudiant d’autres moyens de transports, on pourrait par exemple identifier le job suivant : « utiliser mon temps de déplacement pour lire » ou encore, « utiliser mon temps de déplacement pour rester en forme physique » ce qui peut conduit à d’autres produits ou services. À un deuxième niveau, l’identification des outcomes va permettre une expansion dans des directions spécifiques.

7.Conclusion


Le cas NCA illustre la difficulté d’une entité exploratoire à maintenir dans le temps une activité de conception innovante, une fois des premières catégories de produits lancées. NCA présente également un exemple d’entité exploratoire à la recherche d’innovations d’usages. En cela, c’est une étude empirique qui vient compléter les nombreuses études d’entités exploratoires ayant surtout une large dimension technique.

L’intérêt de notre recherche est de faire le lien entre la question de l’identification des champs d’innovations dans C-K et une approche susceptible de faire émerger des besoins nouveaux. Des démarches de type DKCP, fondées sur la théorie C-K sont une approche pour maintenir une activité de conception innovante, mais il faut une raison suffisante pour initier une telle activité, comme le souligne Sharif Ullah et al., (2012). Nous avons montré qu’il est possible d’initier une démarche de conception innovante en s’appuyant sur les produits existant, en utilisant les propriétés expansives de l’approche «  job to be done »

La principale limite de notre recherche est que cette approche n’a pas été testée dans le cadre d’ateliers C-K. Il serait intéressant d’évaluer les effets d’une telle approche sur la performance d’une activité de conception innovante, par exemple en s’appuyant sur les critères de Valeur, Variété et Originalité par exemple (Le Masson, 2008).

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1 Organigrammes Division avril 2011


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