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A LA MEMOIRE DES 1 500 000 VICTIMES ARMENIENNES

24 Avril 2007 : 92ème anniversaire du génocide arménien de 1915

perpétré par le gouvernement Jeune-Turc

92 ans de déni : ça suffit !

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VEILLE MEDIA

Mercredi 31 Octobre 2007


Retrouvez les news sur :

http://www.collectifvan.org


GENOCIDE ARMENIEN



Génocide arménien : Elie Wiesel et les réparations
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous soumet la traduction de l'éditorial de Harut Sassounian qui sera publié par The California Courier le 1er novembre 2007. Le Prix Nobel et survivant de l’holocauste, Elie Wiesel a déclaré le 28 octobre : « Je pense que si le mot ‘génocide’ avait existé à cette époque, ce que les Arméniens ont subi aurait été qualifié de génocide. (…) Les Arméniens ne cherchent pas à obtenir réparations ; ils ne veulent pas même des excuses. Ils veulent le droit au souvenir. » Or, contrairement aux attentes de M. Wiesel, et probablement à celles du gouvernement turc, il ne peut y avoir de réconciliation entre Arméniens et Turcs sans justice, ce qui implique le retour des terres occupées, des propriétés spoliées et des biens pillés, et des réparations pour les meurtres de 1.5 million de personnes.

Wiesel a raison sur la reconnaissance du génocide, mais il a tort sur la quête de justice des Arméniens

De Harut Sassounian
Publié par The California Courier

Éditorial de Harut Sassounian du 1er novembre 2007

Le Philadelphia Jewish Voice a publié le 28 octobre une interview importante du Prix Nobel et survivant de l’holocauste, Elie Wiesel. Le journaliste Charles Smolover lui a demandé de commenter le fait que "certains, dans la communauté juive, sont réticents à toucher à ce sujet [la résolution au Congrès sur le Génocide Arménien] par peur d’endommager les relations entre la Turquie et Israël."

Réponse de M. Wiesel : "Je me suis battu des années et des années pour le droit au souvenir des Arméniens. Comment pourrais-je, moi qui me suis battu toute ma vie pour le droit au souvenir des juifs, dire aux Arméniens qu’ils n’ont pas ce droit au souvenir ? Mais je comprends le point de vue de l’administration [Bush]. Heureusement, en tant que citoyen et individu, je n’ai pas à m’inquiéter de la réponse de la Turquie. Mais je pense que si le mot ‘génocide’ avait existé à cette époque, ce que les Arméniens ont subi aurait été qualifié de génocide. Tout le monde s’accorde à penser qu’il y a eu des massacres de masse, mais le mot n’est venu que plus tard. Je crois que les Arméniens sont les victimes, et, en tant que juif, je devrais être de leur côté."

Ceci constitue une réponse franche et importante de la part d’une personne de la stature morale de M. Wiesel. C’est une personnalité internationalement reconnue, et ses déclarations ont un grand poids. Bien que la question du journaliste reliait la reconnaissance du génocide arménien à une éventuelle détérioration des relations entre la Turquie et Israël, M. Wiesel est resté fermement du côté de la vérité.

M. Wiesel, cependant, ne fut pas aussi énergique en 1982, lorsque le ministre israélien des Affaires étrangères, sous la pression du gouvernement turc, lui a demandé d’exclure les chercheurs arméniens d’une conférence internationale sur l’Holocauste et le Génocide, qui se tenait à Jérusalem et à Tel Aviv. Confronté à un dilemme, il ne voulait pas éliminer la participation des Arméniens ou accéder à l’exigence du gouvernement israélien, Mr. Wiesel a démissionné de sa charge de président de la conférence. Il a expliqué qu’il avait choisi de se retirer, plutôt que de défier les demandes du gouvernement israélien, car il avait à l’esprit la menace que cela représentait pour les juifs vivant en Turquie.


Ces dernières années, M. Wiesel a été bien plus résolu en ce qui concerne la défense du génocide arménien. Dans son introduction de l’édition française du livre de Franz Werfel Les quarante jours de Musa Dagh, en 1986, il a décrit les brutalités commises par l’Empire ottoman contre la minorité arménienne comme "un massacre de masse visant à l’extermination d’un peuple dans sa totalité," et il a qualifié les tueries brutales de "premier génocide du 20e siècle."
Le 7 mars 2000, il s’est joint au 126 chercheurs sur l’Holocauste, en signant une déclaration conjointe qui affirmait que le génocide arménien était un fait historique incontestable, et qui appelait les gouvernements occidentaux à eux aussi le reconnaître en tant que tel.
Plus tôt cette année, il a rejoint plus de 50 autres Prix Nobel en signant une déclaration qui reconnaissait le génocide arménien.
Le 21 août 2007, Abraham Foxman, le Directeur National de la Ligue Anti-Diffamation, a dit avoir consulté Elie Wiesel avant d’émettre une déclaration reconnaissant pour la première fois que "les conséquences" des atrocités commises sur les Arméniens "équivalaient bien à un génocide. Si le mot génocide avait existé alors, ils auraient qualifié cela de génocide."

Cependant, il y a beaucoup de choses qui laissent à désirer dans la réponse de M. Wiesel à la deuxième question du journaliste du Philadelphia Jewish Voice : "les Turcs sont-ils obligés d’endosser des responsabilités" pour le génocide arménien ?


M. Wiesel a répondu en ces mots : "Personne ne demande que les Turcs endossent une responsabilité. Tout ce que désirent les Arméniens, c’est le droit au souvenir. Sept générations nous séparent de ces événements qui se sont déroulés pendant la Première Guerre mondiale, et aucune personne saine d’esprit ne dirait que les Turcs d’aujourd’hui sont responsables de ce qu’il s’est passé. Les Arméniens ne cherchent pas à obtenir réparations ; ils ne veulent pas même des excuses. Ils veulent le droit au souvenir. Les Turcs y gagneraient beaucoup à simplement reconnaître la réalité de ce qu’il s’est passé. J’ai parlé à des dirigeants turcs de très haut niveau et leur attitude sur cette question est complètement irrationnelle, sauf sur un point, que je peux comprendre. Ils ne veulent pas être comparés à Hitler. Mais bien sûr, personne ne le fait."
Chaque phrase ou presque du paragraphe ci-dessus est inexacte. Contrairement aux assertions de M. Wiesel, les Arméniens n’ont besoin de la permission de personne pour se souvenir ou pleurer leurs morts. Leur droit au souvenir n’a jamais été remis en question. Il est également faux d’affirmer que "sept générations nous séparent" de la période du génocide. Il y a encore des témoins oculaires survivants du génocide arménien. Votre auteur est le petit-fils (troisième génération) de survivants du génocide.
En ce qui concerne la responsabilité turque, s’il est vrai que les Arméniens n’accusent pas les Turcs d’aujourd’hui pour les massacres, ils tiennent pour responsable l’État turc qui a falsifié ou nié les faits mêmes du génocide arménien. De plus, M. Wiesel a tort d’affirmer que "Les Arméniens ne cherchent pas à obtenir réparations ; ils ne veulent pas même des excuses. Ils veulent le droit au souvenir." Le fait est que les Arméniens se fichent peu ou prou que les Turcs s’excusent ou non pour les massacres. Les Arméniens insistent, cependant, à obtenir une compensation appropriée pour les torts énormes qu’ils ont subi. Pourquoi les victimes de l’Holocauste ont droit à des réparations et pas les Arméniens ? Contrairement aux juifs, les Arméniens ont été déracinés de leur terre ancestrale, ils ont perdu tous leurs biens, leur héritage cultural ainsi que leurs vies. On ne peut cependant qu’être d’accord avec la déclaration de M. Wiesel que "Les Turcs y gagneraient beaucoup à simplement reconnaître la réalité de ce qu’il s’est passé." Or, contrairement aux attentes de M. Wiesel, et probablement à celles du gouvernement turc, il ne peut y avoir de réconciliation entre Arméniens et Turcs sans justice, ce qui implique le retour des terres occupées, des propriétés spoliées et des biens pillés, et des réparations pour les meurtres de 1.5 million de personnes.

Puisque le Philadelphia Jewish Voice décrit M. Wiesel comme un "un ardent défenseur de la justice," il faut espérer qu’il sera à la hauteur de sa réputation tant dans le cas juif que dans le cas arménien. Si M. Wiesel choisit de ne pas se faire l’avocat des exigences arméniennes, qu’il ne dénature pas la quête de justice des Arméniens !

©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN - 30 octobre 2007 - 08:20 - www.collectifvan.org
Lire le texte original dans la rubrique Anglais



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