Recueil des résumés retenus par les membres du Conseil Scientifique du gicc le 5 décembre 2016

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Evaluation par Philippe Dandin (CS GICC)


Acronyme et titre du projet : Atrapec - Adaptation Transformatrice : quels Rôles des Aires Protégées, de l’apprentissage social et de l’Engagement Citoyen dans la transition écologique ?

Responsable scientifique (Nom et organisme):

Raphaël Mathevet - Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE)



Score final (somme des scores des rubriques) : 13

Appréciation globale (A B C) : A

Commentaire :

Points forts du projet : Le projet ATRAPEC s'attaque à l'étude de l'adaptation transformatrice dans un contexte qui peut a priori être perçu comme difficile – et par conséquent intéressant – pour ce type d'évolution, car résultant d'actions menées depuis longtemps pour préserver un milieu : l'aire protégée de Camargue-Grand Delta du Rhône, réserve de biosphère. Ce territoire est régi par une diversité de structures. Cette gestion intégrée peut-elle faire émerger un dessein d'adaptation transformatrice avec un projet de développement durable du territoire voire une « intendance socio-écologique » ? L'adaptation est-elle ce qui permettrait de mieux relier « conservationnistes » et « acteurs locaux » ? Les associations citoyennes jouent un rôle important, mobilisant un nombre croissant de personnes et se plaçant au cœur des interactions entre acteurs, institutions et gestionnaires d'espaces naturels. L'éducation à l'environnement, dans un tel contexte, est certainement critique. Le projet ATRAPEC propose l'étude de ces jeux et des mécanismes associés, avec une ambition, qui est de comprendre le décalage entre l'augmentation du niveau d'information sur l'urgence du changement et la persistance des pratiques et comportements responsables de la crise environnementale. Le projet semble (au novice) être bien pensé et s'attaquer à des questions motivantes avec une variété de regards disciplinaires, en faisant des choix qui paraissent intéressants.

Points faibles du projet : le lieu choisi, comme un Parc Naturel Régional, est-il un lieu de développement, avec une économie (ici le tourisme nature) ? Les seuls acteurs pertinents sont-ils les « gestionnaires de nature » et les « citoyens-consommateurs impliqués dans des mobilisations collectives » ? Je m'interroge, sans prétendre déceler là une faiblesse du projet : les acteurs réellement leviers de décision sont-ils tous considérés (acteurs économiques, élus) ? Les mécanismes que propose d'étudier le projet sont complexes ; or, le lieu choisi l'est aussi semble-t-il, avec une « diversité de statuts de protection, d'entités de gestion et de modes de gouvernance ». Est-ce un avantage pour l'étude et le décryptage des mécanismes ? Enfin, je me suis demandé ce qui dans ce projet abordait spécifiquement l'adaptation transformatrice (par rapport à d'autres formes).

D'autres petites interrogations sur le projet :

- je me suis interrogé sur la mention dans le CV du porteur, Raphaël Mathevet, de son appartenance au CS « de la Réserve de Biosphère/PNR/RNN de Camargue (depuis 2006) » : peut-on observer l'objet et en être un des acteurs – même si je relativise le rôle d'un membre de CS ?

- la demande budgétaire tombe justement sur 99,xx k€. Au moins ils sont bons en calcul !



Appréciation générale justifiant l’avis

En résumé, je suis peu compétent pour aller au-delà de cette lecture simpliste. J'adhère à l'exposé, et, des projets que j'ai vus, voici le seul qui me paraisse entrer pleinement dans l'APR et proposer un réel travail de recherche. Je le classe A.


Evaluation par Laurence Granchamp (CS GICC)


Acronyme et titre du projet : ATRAPEC - Adaptation transformatrice : quels rôles des aires protégées, de l’apprentissage social et de l’engagement citoyen dans la transition écologique ?

Responsable scientifique (Nom et organisme): Raphael MATHEVET, UMR 5175 Centre d’Ecologie fonctionnelle et évolutive, Equipe Dynamique des systèmes socio-écologiques

Score final (somme des scores des rubriques) : 16

Appréciation globale (A B C) : A

Commentaire :

Points forts du projet :

Appropriation de concepts novateurs

L’attention portée aux mouvements citoyens dans leur rôle de producteurs d’innovations sociales et de vecteurs de changements de modes de vie dans le cadre de l’adaptation au changement climatique ou de la transition écologique

La notion d’apprentissage informel mobilisée dans l’analyse des interactions entre ces mouvements citoyens et les gestionnaires de la nature

Pluridisciplinarité, et particulièrement association de sociologie, écologie et sciences de l’éducation

Recherche sur l’adaptation et pour l’adaptation



Points faibles du projet :

Les concepts et innovations conceptuelles pourraient faire l’objet également d’une analyse critique

Le terrain – l’exemplarité est-elle un bon choix ?

Comment projeter les enseignements dans d’autres contextes



Appréciation générale justifiant l’avis

Ce projet est très riche et stimulant, il correspond pleinement aux attentes de l’APR et me parait très prometteur.


(14) ClimDigue (quatrième lot)


Titre du projet

Impact du changement climatique sur la rupture brutale des digues par effondrement karstique et adaptation des sociétés à ce nouvel aléa : application au val de Loire.

Acronyme

ClimDigue

Mots clés (5 à 10)

Changement climatique, Aléa, Digue, Effondrement, Vulnérabilité, Crise, Adaptation, Karst, Loire, France

Nom du coordinateur scientifique

Titre, Fonction

Philippe GOMBERT

Référent Technique en Hydrogéologie de la Direction des Risques du Sol et du sous-sol



Organisme

Adresse

Téléphone

Email

INERIS

Parc Technologique Alata, 60550 Verneuil-en-Halatte

03.44.55.62.34

Philippe.gombert@ineris.fr



Organisme(s) et Laboratoire(s) impliqués dans le projet

1) INERIS, Direction des Risques du Sol et du sous-sol

2) Centre de Recherches de Climatologie, UMR 6282 Biogéosciences, Département de Géographie, Université de Bourgogne

3) Georessources, UMR 7359, Ecole des Mines de Nancy, Université de Lorraine

4) CNRS, Institut des Sciences Humaines et Sociales (INSHS), UMR ESPACE



Organisme(s) gestionnaire(s) des crédits

INERIS

Coût prévisionnel total (TTC) et montant de l’aide demandée (TTC)

Coût prévisionnel total : 143 000 € TTC Montant de l’aide demandée : 100 000 € TTC

Cofinancements assurés et/ou prévus (TTC) (y compris autres que nationaux)

INERIS :

  • Programme interne de recherche (P190) EREVAN « Evaluation et REduction de la Vulnérabilité du bâti exposé aux Aléas Naturels et miniers », 60 000 €

  • Programme d’appui technique (P181) EAT-DRS02 « Risques liés à la présence de cavités souterraines et versants rocheux instables », 20 000 €

GeoRessources :

  • RGC4 (ANR, 2015-18) - Résilience urbaine et Gestion de Crise dans un Contexte de Crue à Cinétique lente. Développement d’outils pour l’aide à la gestion des réseaux techniques critiques. - Application au Grand Paris

  • CascEff (FP7, 2013-17) - Modelling of dependencies and cascading effects for emergency management in crisis situations




Durée (24 mois minimum – 36 mois maximum)

36 mois


Résumé

Les digues fluviales de classe A protègent chacune plus de 30 000 personnes des risques d’inondation. Elles sont soumises à des études de dangers qui doivent lister tous les aléas susceptibles de les affecter et proposer une évaluation de leur gravité et de leur probabilité. Il s’agit également de suggérer la mise en place de mesures de maîtrise des risques (barrières) techniques, humaines et organisationnelles. La première étude de ce type a concerné un tronçon de digue de Loire en 2012 et elle a mis en évidence un aléa très mal connu et non pris en compte : l'aléa "effondrement ou affaissement karstique" ou « aléa karstique ». Il résulte du fait que le substratum alluvial de certaines digues se trouve sur des terrains karstiques, c'est-à-dire présentant un risque de formation de vides souterrains susceptibles de s'effondrer et de créer un « fontis » en surface : typiquement, il s'agit des calcaires, de la craie et du gypse. Ce type de substratum concerne 10 000 km de cours d'eau en France, dont la Loire, la Seine et la plupart de ses affluents, les fleuves côtiers de la façade atlantique (Somme, Charente....), etc.

La conséquence directe de cet aléa karstique est la rupture possible, soudaine et brutale de portions de digues en cas de crue, sans moyen facile et certain d’en prévoir la localisation ni l’ampleur.

Dans l'état actuel des connaissances, on ne sait pas caractériser l’aléa karstique en termes d’intensité et de probabilité car il a très peu été étudié. Toutefois, l'INERIS s’intéresse à cette problématique depuis 2012 dans le secteur d'étude du Val d'Orléans où près de 600 effondrements ont été recensés dont certains ont impacté les digues. Après 3 stages de Master 2 et 1 thèse, en partenariat avec l’Université de Lorraine, les connaissances suivantes ont été acquises :



  1. les fontis s'ouvrent préférentiellement après des événements hydroclimatiques importants (pluie, sécheresse, gel, crue),

  2. (ii) la présence d’une cavité sous une digue est un facteur d’instabilité d’autant plus fort qu’elle se localise à l’aplomb de la crête de digue, et

  3. (iii) la sollicitation de la digue en période de crue majeure est susceptible de favoriser l’effondrement d’une cavité souterraine préexistante.

Dans le cas où une cavité souterraine est présente sous une digue de protection contre les crues, il existe donc un risque non négligeable de rupture soudaine et brutale de cette digue en période de crue extrême alors même que la configuration cavité/digue serait stable en période hydrologique normale. Par ailleurs, les événements climatiques récents (ouverture d’une soixantaine de fontis dans l’Orléanais suite aux fortes précipitations de juin dernier 1) montrent que l’effondrement des cavités semble s’accroître en période climatique extrême.

1 Bozec C, 2016. « En se retirant, l’eau laisse des trous dans l’Orléanais… ». La République du Centre, paru le 08/06/2016.

Le projet ClimDigue s’intéresse à l’impact du changement climatique sur le mécanisme de rupture des digues fluviales par effondrement karstique et à l’adaptation des sociétés, en se basant sur les données obtenues dans le Val d’Orléans. Il sera subdivisé en 3 tâches :

1) Caractérisation de l’aléa « effondrement karstique » en France, de ses relations avec les principaux paramètres hydroclimatiques (crue ou étiage du fleuve, crue ou étiage de la nappe alluviale, fortes pluies, températures extrêmes...) et de son évolution dans le cadre du changement climatique attendu d’après l’exemple du Val d’Orléans ; cette tâche sera coordonnée par l’INERIS,avec participation de l’université de Bourgogne.

2) Evaluation et cartographie des risques associés à la rupture soudaine et brutale des digues en période de crue ; cette tâche sera coordonnée par l’Université de Lorraine.

3) Caractérisation des conditions spatio-temporelles et des représentations sociétales des aléas et des risques en vue de définir des mesures, ainsi que des dispositions d’adaptation et de résilience des populations concernées ; simulation de situation de crise liée à une rupture soudaine de digue en période de crue extrême ; cette tâche sera coordonnée par le CNRS (UMR ESPACE).




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