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Innovation : Un logiciel qui simule la filtration de l’eau (par Laure Cailloce)



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Innovation : Un logiciel qui simule la filtration de l’eau (par Laure Cailloce)


Traitement des eaux usées ou des effluents industriels et bientôt peut-être dessalement de l’eau de mer... La nano filtration, qui consiste à filtrer l’eau à l’aide d’une membrane percée de trous nanométriques, est en plein essor. Seulement voilà, évaluer l’efficacité du procédé n’est pas une mince affaire. Les tests grandeur nature sont très coûteux et, en l’absence de données précises sur les performances des membranes, les entreprises se retrouvent parfois à bâtir des installations surdimensionnées, ou au contraire à renoncer à leur projet. Développé depuis plusieurs années par des chercheurs du CNRS, un logiciel de simulation, baptisé Nanoflux, pourrait servir à contourner cet obstacle. Véritable outil d’aide à la décision, il permet d’estimer le nombre et la surface des membranes nécessaires pour un projet donné. Son histoire commence lorsque John Palmeri – actuellement chercheur au Laboratoire de physique théorique, à Toulouse (Unité CNRS/Université Paul-Sabatier) – rejoint l’Institut européen des membranes (IEM), à Montpellier (Unité CNRS/ENSCM Chimie Montpellier/ Université Montpellier 2), au début des années 1990. Sa mission : modéliser les transferts à travers les membranes de nano filtration. Avec leurs pores à l’échelle du nanomètre, celles-ci retiennent les plus grosses molécules – polluants ou composés organiques, présents dans les eaux usées notamment –- et laissent passer les molécules d’eau ainsi que certains ions. Un procédé respectueux de l’environnement, qui évite l’utilisation de produits chimiques nocifs. L’outil, développé avec Patrice David, ingénieur d’étude à l’IEM, s’améliore au fil des ans et se dote d’une véritable interface utilisateurs, plus simple à manipuler par les chercheurs du laboratoire. Nano flux contient une base de données des membranes commerciales existantes et permet de simuler le comportement de toutes les molécules et de tous les ions possibles, grâce à des critères de taille et de charge électrique. « Nous avons réalisé que Nano flux ne servirait pas qu’à nos chercheurs, mais pourrait aussi intéres­ser des industriels », raconte John Palmeri. Le logiciel quitte alors les paillasses pour rejoindre le portefeuille de Fist, la filiale du CNRS destinée à la valorisation de la recherche. Ses développeurs ont eu raison : cinq licences, dont deux à l’international, ont déjà été vendues, et l’intérêt pour le logiciel ne cesse de grandir.

Contact : John Palmeri, john.palmeri@irsamc.ups-tlse.fr



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