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GENOCIDE RWANDAIS



Le Parlement rwandais abolit la peine de mort
NOUVELOBS.COM | 10.06.2007 | 11:15

Le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale prévoit que tous les condamnés à mort, y compris les condamnés pour génocide, verront leur peine commuée en réclusion à perpétuité.

La chambre basse du Parlement rwandais a voté vendredi 8 juin l'abolition de la peine de mort, première étape de la suppression de la peine capitale au Rwanda pour tous les crimes, y compris ceux de génocide, a annoncé la radio gouvernementale Radio Rwanda.
Le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale prévoit que tous les condamnés à mort actuellement en prison verront leur peine commuée en réclusion à perpétuité, selon la même source.

Condition du TPIR

Le texte doit désormais être voté par le Sénat, puis être promulgué avant d'entrer en vigueur.
Fin mai, le ministre rwandais de la Justice, Tharcisse Karugarama, avait indiqué que l'abolition devrait être effective à la fin du mois de juillet.
Le projet de loi, présenté par le parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais (FPR) du président Paul Kagame, avait été adopté par le conseil des ministres en janvier.
L'abolition de la peine capitale est une des conditions posées par le TPIR pour transférer devant la justice rwandaise des accusés du TPIR, chargé de rechercher et juger les principaux responsables présumés du génocide de 1994, qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/afrique/20070610.OBS1037/le_parlement_rwandaisabolit_la_peine_de_mort.html?idfx=RSS_international


Le Rwanda abolit la peine de mort pour obtenir des extraditions
09.06.07 | 13h01

KIGALI (Reuters) - Le parlement rwandais a aboli la peine de mort vendredi soir, décision qui devrait permettre au pays d'obtenir l'extradition de personnes soupçonnées d'implication dans le génocide de 1994.

Selon Kigali, de nombreux suspects accusés d'avoir joué un rôle dans les massacres de 800.000 Tutsis et Hutus modérés sont en liberté en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique de l'Ouest.

Beaucoup d'Etats refusent d'extrader les suspects vers des pays appliquant la peine capitale ou pratiquant la torture.

Quarante-cinq députés se sont prononcés pour la suppression de la peine de mort et son remplacement par la réclusion à perpétuité, tandis que cinq s'abstenaient. Les trente autres membres de l'assemblée étaient absents.

Des survivants des massacres ont accueilli favorablement la décision en notant que la peine de mort était en vigueur au Rwanda avant le génocide.

"Cela n'a pas dissuadé des gens de prendre des machettes pour massacrer leurs concitoyens, c'est pour cela que nous ne sommes pas gênés par sa suppression", a dit Théodore Simburudali, président d'un groupe de survivants du génocide.

La nouvelle législation pourrait aussi favoriser le transfert de criminels de guerre présumés actuellement détenus par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) dans la ville tanzanienne d'Arusha.

Mécontent de la lenteur des procédures du TPIR, le Rwanda réclame le transfert de suspects sur son territoire pour qu'ils soient jugés dans le pays. Le tribunal a accumulé un retard considérable, mais son activité est censée prendre fin en 2008. /PBR
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31217283@7-37,0.html


FRANCE



Le fief de Sarkozy confirme son ancrage à droite
Frédéric Mouchon et la rédaction
lundi 11 juin 2007 | Le Parisien

DÈS ce premier tour des élections législatives, le fief de Nicolas Sarkozy confirme la domination de l'UMP dans les Hauts-de-Seine. Quatre députés UMP sur les huit sortants sont réélus dès le premier tour. Les quatre autres sont en position de conserver leur siège.

Le député UDF Pierre-Christophe Baguet, rallié au président de la République, est également réélu et son mentor, André Santini, part largement favori pour le second tour. Malgré ses modestes 6,45 % sur le département, le PC se maintient dans ses trois circonscriptions. Le PS rêvait d'au moins un député et n'en aura peut-être... aucun dimanche prochain. Quant au MoDem de François Bayrou, il peine à exister entre la gauche et la droite.

Ils sont réélus

Sans surprise, le député du Nouveau Centre rallié à Sarkozy Pierre-Christophe Baguet a été réélu dès le premier tour à Boulogne. Lors de la proclamation des résultats à l'hôtel de ville, on a entendu certains de ses supporters prendre de l'avance sur les municipales en criant « Baguet-Solere à la mairie ». « Pierre-Christophe ne cache pas ses ambitions pour 2008 », reconnaissait d'ailleurs hier son suppléant UMP Thierry Solere. Fort de son titre de président de l'Assemblée nationale, le député-maire UMP de Rueil, Patrick Ollier, est largement réélu avec plus de 60 % des voix. Il lui avait fallu deux tours pour s'imposer en 2002 et il obtient cette fois le meilleur score du département. Il devra désormais se battre pour conserver le perchoir. Réélu dès le premier tour à Courbevoie, le député-maire UMP Jacques Kossowski améliore son score de 2002. Difficile de succéder à Nicolas Sarkozy qui avait recueilli en 2002 près de 69 % des voix : la maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi, à qui l'UMP avait tardé à donner l'investiture, a néanmoins réussi à passer dès le premier tour. Le député sortant de la 8 e circonscription, Jean-Jacques Guillet, est réélu de justesse mais n'a pas tremblé devant le bayrouiste Bernard Lehideux, qui n'a pas atteint les 15 %.

Les bras de fer UMP-PS



« Comme prévu, on repart au turf », commentait hier soir Isabelle Balkany en savourant le bon score de son mari, Patrick, maire de Levallois et député sortant, qui dépasse les 42 % sur la circonscription, loin devant le maire PS de Clichy, Gilles Catoire. A Asnières, Manuel Aeschlimann fait un score légèrement plus faible qu'en 2002 mais part favori pour le second tour face à la gauche. « Pas de triomphalisme. » C'est la consigne que s'est fixée le nouveau président du conseil général, Patrick Devedjian, qui recueille plus de 46 % des voix. Il se dit « serein » pour le second tour. A Clamart, la salle du conseil municipal était pleine hier soir et les militants UMP ont fait entendre leur voix quand ils ont appris que leur candidat, Philippe Pemezec, devançait le maire PS Philippe Kaltenbach. L'élu socialiste a hier lancé un appel du pied aux électeurs du MoDem pour le second tour. Enfin, rallié à Sarkozy, le député-maire centriste d'Issy-les-Moulineaux, André Santini, frôle les 48 %. François Bayrou avait lancé contre lui un candidat du MoDem inconnu qui a tout de même recueilli presque 13 % des voix.

Le PC se maintient dans ses bastions

Dans son fief historique de Nanterre, la députée sortante Jacqueline Fraysse se qualifie pour le second tour face à son rival de toujours, Christian Dupuy. Le maire UMP de Suresnes est en tête et recueille pratiquement 7 % de voix supplémentaires qu'il y a cinq ans. La candidate PS arrive troisième et n'a pas gagné son pari d'en « finir avec l'hégémonie du PC sur Nanterre ». Il y aura un duel classique PC-UMP dans la 1 r e circonscription. Talonné par le PS, le candidat du PC, Roland Muzeau, est devancé sur l'ensemble de la circonscription par la candidate UMP mais fait logiquement un très gros score à Gennevilliers. Vu le report de voix à gauche, il est en position de force pour le second tour. La 11 e circonscription reste aussi ancrée à gauche comme le confirment les scores de la communiste Marie-Hélène Amiable (27,4 %) et de la socialiste Catherine Picard (22,8 %) qui cumulent à elles deux plus de 50 % des voix face au centriste, soutenu par l'UMP, Jean-Loup Metton (36,3 %).

http://www.leparisien.com/home/maville/hautsdeseine/articles.htm?articleid=276101501


Marseille : l'UMP s'impose, le PS doute le PC et le FN s'effondrent
Vice-président du groupe d’amitié France-Arménie, rapporteur à l'Assemblée Nationale, de la proposition de loi visant à sanctionner la négation du génocide arménien, Christophe Masse (PS), le député sortant de la 8ème circonscription de Marseille, est en ballottage défavorable.

Publié le lundi 11 juin 2007 à 05H13

Deux députés UMP sont déjà réélus et quatre autres en position très favorable pour le second tour

On s'attendait à une vague bleue à Marseille, mais certainement pas de cette ampleur. L'UMP, qui avait 5 députés sortants sur 8, récolte aux alentours des 44,6% des voix, contre 25,7% des suffrages pour le PS. Le FN et le PC s'effondrent et n'ont aucun qualifié pour le second tour; et le MoDem ne confirme pas son bon résultat de la présidentielle. Deux députés UMP sont déjà réélus. Dominique Tian (maire des 6e -8 e arr.) dans la 2 e circo', fait exploser le compteur avec 57,02% (son prédécesseur Mattei n'avait fait que 54,8% en 2002).

Un très beau score dans le jardin du maire J.-C. Gaudin. De son côté, avec 55,29%, Guy Teissier (maire des 9 e -10 e arr.) améliore son score de 2002 de 9 points... De quoi décrocher un secrétariat d'Etat? Le 1 er adjoint au maire, Renaud Muselier, a réussi son retour dans "sa" circo', la 5 e , qu'il avait laissée quand il était ministre. Avec 45,7% (3 points de mieux qu'en 2002) il devance de plus de 22 points son adversaire PRG-PS Antoine Rouzaud, qu'il affrontera sans suspense au second tour dimanche. Ballottage également très favorable pour le député sortant (maire de secteur) Roland Blum dans la 1 èr e , qui obtient 47,82% (8 points de mieux qu'en 2002), soit plus de 23 points d'avance sur la candidate PS Marie-Arlette Carlotti, qui n'a guère d'illusion pour le 2 e tour.

Même le proche de Ségolène Royal, Patrick Mennucci (PS), n'a pas résisté à la vague bleue, encaissant 11 points de retard sur le député sortant UMP Jean Roatta dans la 3 e (40,7% contre 29,3%): le second tour est là aussi quasiment joué. Vague bleue... et sécheresse rouge: Marseille n'a plus de député communiste, le dernier, Frédéric Dutoit, ayant été battu (18,96%) dans la 4 e circo', populaire, par le PS Henri Jibrayel (25,8%) et l'UMP Bernard Susini (qui surprend avec 25,3%), tous deux qualifiés pour le 2 e tour, avec un avantage pour le PS.

Comme le laissaient entrevoir les projections de la présidentielle, le député sortant PS Christophe Masse (33,2%) dans la 8 e est en passe de perdre face à l'UMP Valérie Boyer (41,1%). Finalement à gauche, seule la députée sortante PS Sylvie Andrieux s'en sort plutôt bien dans la 7 e . Elle améliore son score de 2002 avec 38,59%. Elle sera opposée à l'UMP Nora Rémadnia-Preziosi qui étonne avec 30,34%, soit 12 points de plus que la candidate UMP en 2002 !

Par Laurent Léonard ( lleonard@laprovence-presse.fr )


http://www.laprovence.com/articles/2007/06/11/71040-MARSEILLE-L-UMP-s-impose-le-PS-doute-le-PC-et-le-FN-s-effondrent.php


François Fillon réunit son staff
Publié le 10/06 à 19:30

François Fillon a réuni après 18h des membres de son gouvernement et plusieurs dirigeants de la majorité

François Fillon - France 2

A l'issue de cette réunion, le Premier ministre doit faire une déclaration vers 20h30.

Outre les membres du gouvernement, ont également participé à cette réunion l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, l'ancien ministre, Jean-François Copé, et l'UDF rallié, Maurice Leroy.

André Santini, UDF rallié à Nicolas Sarkozy est arrivé le premier, suivi de Roger Karoutchi (secrétaire d'Etat aux Relations avec le parlement) et de l'ancien socialiste Eric Besson (secrétaire d'Etat à la prospective).

Dans la foulée sont arrivés les ministres Rachida Dati (Justice), Christine Albanel (Culture), Christine Lagarde (Agriculture), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur), Jean-Louis Borloo (Economie), Christine Boutin (Logement), Michèle Alliot-Marie (Intérieur), suivie de peu par son compagnon Patrick Ollier.

Certains ministres, comme Alain Juppé à Bordeaux, sont restés dans leur circonscription.
http://elections.france2.fr/legislatives/2007/infos-et-commentaires/31708755-fr.php


Législatives : voterez-vous pour une chef d'orchestre ?

(05/06/2007 11:08)

Le solfège à 4 ans. Le piano à 5. Le violon à 7. Et la direction d’orchestre à 13. Claire Gibault a fait des choix dès son plus jeune âge. La chef d’orchestre française, la seule, compte bien ajouter une corde à son arc et se trouve opposée, à l'occasion des prochaines législatives, à Pierre Lellouche, sous l'étiquette du MoDem avec François Bayrou, dans la quatrième circonscription de Paris. Elle veut imposer ses idées sur la culture. Chef d’orchestre adjoint auprès de Claudio Abbado et députée de Paris ? Allez, Abeilleinfo prend pour une fois position ! Votez pour elle !

La candidature de Claire Gibault aux prochaines élections législatives n’est pas une première en politique pour l'artiste. Depuis 2004, Claire Gibault est en effet députée européenne, membre de la commission de la Culture et de l'Éducation ainsi que de la commission du Droits des Femmes et de l'Egalité des Genres. Elle est aujourd'hui rapporteuse d'un projet sur le statut social des artistes en Europe.

L’engagement politique était-il une tradition familiale ?

Claire Gibault : Non. Cette famille était extrêmement simple, vivant à la campagne dans la Sarthe à côté du Mans. Certes ma mère était conseillère municipale de son petit village mais c’était un engagement citoyen plus que politique. Il n’y avait d’ailleurs pas de grandes discussions politiques à la maison.


Comment s’est donc forgée votre formation politique ? Et comment votre philosophie politique vous a amenée à militer au MoDem de François Bayrou ?

Claire Gibault : J’ai fait ma formation civique et politique en faisant de la politique culturelle. D’abord à l’Opéra de Lyon où j’étais très impliquée dans l’équipe de direction. Là, nous avons eu tellement de réunions et de discussions passionnantes sur ce qu’est une politique pour une ville, un département, une région. Des réunions avec les comités d’entreprise pour expliquer nos choix et nos politiques d’abonnement. Ma préoccupation d’un accès plus important à la démocratisation de la culture. Je repense par exemple à cette petite Flûte enchantée que nous sommes allés jouer dans un lycée en ZEP à Vaulx-en-Velin. Et le travail avec les professeurs sur le terrain et cette envie de toujours aller à la rencontre de nouveaux publics. Aussi, une politique d’éducation artistique. Et puis toujours cette conscience que c’est par l’éducation qu’on peut transformer la société et faire prendre conscience des valeurs essentielles et des choix à faire et ce dès le plus jeune âge. Et lorsque j’étais directrice des orchestres de Chambéry parce que j’avais à défendre mes budgets auprès du maire, auprès du Conseil Général et également de la Région. Donc j’ai commencé à être en politique par la politique culturelle. Et à mon avis, cela va extrêmement loin dans le système des valeurs.

Jusqu’ici, vous étiez une artiste s’occupant de l’organisation et de la diffusion de votre travail. Désormais, vous agissez de l’autre côté de la barrière. Comment êtes-vous passée, partiellement, de cet autre côté ?

Claire Gibault : Au fond, je n’avais jamais milité. Je n’avais jamais eu de carte de parti par exemple. Et j’avais même une obligation de réserve. Ma passion pour la musique était telle que je savais que je devais travailler et respecter la démocratie donc travailler avec les équipes en place et faire de mon mieux pour les convaincre à ma façon de voir les choses. En 1998, je suis partie vivre en Italie pendant trois ans, invitée par Francesco Rutelli (ancien maire de Rome et fondateur avec Bayrou du Parti démocrate européen, NDR) pour la ville de Rome. Là-bas, j’ai trouvé les choses nettement moins compartimentées, moins cloisonnées. Il y avait comme une espèce de polyvalence de tout le monde et j’y ai appris beaucoup de choses, me développant hors de mon sérail qui avait été l’Opéra de Lyon, cette région Rhône-Alpes. Et je me suis épanouie là-bas… N’empêche que c’est grâce à cette notoriété acquise dans la région lyonnaise que Michel Mercier, le président du Conseil Général qui était au conseil d’administration de l’Opéra de Lyon, m’a proposé d’être sur une liste pour les élections européennes en 2004. Ça m’a étonné, je n’y avais pas pensé, et je ne l’avais pas spécialement souhaité. À vrai dire, j’étais une européenne tout à fait convaincue parce que sillonnant les routes d’Europe. Je venais juste de diriger à Stockholm, à Copenhague, à Rome, etc. Dirigeant aussi les orchestres de jeunes Européens avec Claudio Abbado.

Sur le plan européen, l’UDF me semblait être le parti le plus fidèle, le parti de Robert Schuman et Jean Monnet. J’ai hésité, mais lorsqu’on m’a demandé d’être une personnalité de la culture qui pourrait être à la commission de la culture du Parlement européen, j’ai pris en considération cette demande et l’ai étudiée. Et puis c’est arrivé à un moment de ma vie où j’avais sans doute envie d’une remise en question des choses. Où j’avais eu des grandes joies mais me posais aussi beaucoup de questions. Et ma vie de chef d’orchestre se passait surtout à l’étranger et très peu en France. J’ai consulté des amis chers et proches de moi qui m’ont dit qu’on avait besoin de gens pragmatiques qui connaissaient vraiment le terrain et qui les représentent dans cette construction de l’Europe.


Représenter la voix, la pensée, la vision des artistes au niveau européen, c’est un peu votre projet ?

Claire Gibault : Oui parce qu’on ne donne jamais assez de place à la culture. Pour moi, ça n’est pas un luxe, mais c’est nécessaire dans le développement de la personne. Je me bats pour que les arts aient une plus grande place dans les études générales. Il y a des pays où la musique, le théâtre et la danse ont un coefficient aussi important que la philosophie ou les mathématiques. Et c’est mon combat.

Vous avez travaillé, entre autres, auprès de Claudio Abbado qui a été très engagé politiquement avec Maurizio Pollini et Luigi Nono. Avez-vous évoqué avec lui votre engagement ?

Claire Gibault : Lorsque je l’avais appelé pour lui dire que j’étais élue, sa première réaction a été de dire « Mais tu ne vas plus pouvoir travailler avec moi ! ». Je lui ai dit que si, et ça l’a rassuré. Par la suite, à chaque fois que nous avons eu des discussions sur ce que je faisais au Parlement européen, il me disait toujours qu’il était très fier de moi… Nous discutions de façon générale, rarement dans les détails, car c’est quelqu’un qui est très ancré dans son travail quotidien et dans la musique et qui n’aime pas trop échanger avec les mots. Mais rien que sa manière d’être, sa manière de concevoir le travail et son rapport avec le monde musical, tout ça est déjà un geste politique très important.

Est-il toujours aussi à gauche ?


Claire Gibault : Oui oui…

Comment avez-vous vécu l’itinéraire de François Bayrou ces dernières années ? Etes-vous proche de lui ?

Claire Gibault : Oui car c’est une petite équipe. Je l’ai déjà accompagné dans des meetings et je bavarde avec lui. C’est quelqu’un de très accessible et c’est un vrai plaisir car c’est un homme de culture.

Quand vous l’avez vu prendre ces chemins de rupture avec l’UMP, quel a été votre sentiment ? L’avez-vous suivi parce que c’était lui ou parce que vous partagiez cette vision ?

Claire Gibault : Ça a été très confortable de rentrer dans ce parti car il n’était pas au pouvoir. Et comme artiste, je faisais de la politique de façon un peu superficielle, un peu romantique et un peu rebelle. Bref je faisais dans le non embrigadement. Et au fond, au Parlement européen avec Marielle de Sarnez et les onze députés UDF, nous avions très souvent une liberté de conscience. Un vote libre. De belles discussions. Et il y a avait à la fois des gens de centre droit et des gens de centre gauche. Et je me considérais plutôt de centre gauche. D’ailleurs, avant d’entrer au parti j’ai dit avoir voté pour Lionel Jospin et en général plutôt à gauche. Mais je me suis sentie très à l’aise car d’autres dans ce groupe étaient comme moi. J’étais surtout contente d’être dans un mouvement qui reconsidère les appartenances politiques, qui décloisonne et qui essaie de revoir toutes les étiquettes. Qu’est-ce que c’est être conservateur, qu’est-ce que c’est être progressiste, c’est conserver quoi, faire progresser quoi, etc.

Pensez-vous qu’un jour ces relations décrispées qui ont cours au Parlement européen ont une chance d’arriver en France ?

Claire Gibault : En tout cas, on devrait envoyer tous les députés nationaux faire un stage au Parlement européen… Là-bas, j’ai travaillé avec Jacques Toubon, Catherine Trautmann, Roselyne Bachelot, Pierre Moscovici, etc., et c’est un vrai plaisir. Il y a de l’amitié, de la tendresse, de l’humour, on essaie de trouver la quintessence des choses. Et le compromis. Il n’y a pas d’affrontements. Tout se fait dans un travail de commission, de petites rencontres et ensuite nous votons. C’est passionnant et c’est comme ça que j’aime la politique.

Avec eux, y a-t-il des clivages importants, ou bien vous trouvez-vous souvent d’accord ?

Claire Gibault : Il faut reconnaître qu’on tient à l’écart les deux extrêmes, droite et gauche. J’ai été scandalisée quand Marianne Le Pen prétendait être présidente de la Commission de la Culture. Mettre à la culture quelqu’un qui n’y a jamais siégé, qu’est-ce que ça voulait dire ?

Est-ce la première fois que vous vous présentez à la députation française ?

Claire Gibault : Oui. La campagne présidentielle a été à mon avis passionnante. Et par fidélité, loyauté et reconnaissance envers cette équipe qui m’a si bien accueillie, lorsque j’ai vu les désertions des députés UDF que je ne veux pas juger, je me suis dit qu’il fallait "mouiller la chemise" et répondre aux désirs des nouveaux adhérents.

Parlez-nous localement de votre candidature.

Claire Gibault : C'est la 4e circonscription de Paris (8e et 9e arrondissements). C’est là que j’ai fait mes études. C'est la circonscription de l'ancien Conservatoire National Supérieur de la rue de Madrid ! J’y ai habité. C’est une circonscription où j’ai des habitudes. Je la connais donc bien. Il y a tous les théâtres, l’opéra, des artistes, des journalistes, etc.

Pour l'UMP, votre adversaire, c'est Pierre Lellouche...

J’ai croisé Pierre Lelouche de l’UMP au marché. Pas très aimable ! Mais je ne le vois pas comme un ennemi - même s’il n’a pas été très accueillant…

Il était peut-être encore de mauvaise humeur, pour ne pas avoir été nommé ministre !

Claire Gibault : Peut être ! En tout cas, je ne suis pas d’accord avec lui sur deux points majeurs : sa prise de position par rapport à la participation à la guerre en Irak - et l’adhésion de la Turquie. Parmi les électeurs de l’UMP, ce sont deux points qui peuvent faire la différence.

Je suis favorable à une Europe politique forte. L’adhésion des nouveaux membres est difficile à assurer, j'en suis témoin.


Je ne peux pas envisager qu’un pays qui ne reconnaît pas le génocide arménien puisse adhérer à l’Europe. Qu'un pays qui ne reconnaît pas les crimes de guerre sur les femmes kurdes puisse adhérer à l’Europe. Je ne peux pas envisager qu'un pays qui ne reconnait pas un autre pays européen, à savoir la République de Chypre, puisse adhérer à l’Europe. Et puis surtout, même si j’ai envie qu’on ait une collaboration privilégiée avec la Turquie, car il y a une partie de ce pays qui est européenne et j’y ai des tas d’amis artistes là-bas, la population est tellement importante que s’ils entraient au Parlement européen, ils auraient 25% des sièges ! Et tant qu’ils ne reconnaissent pas la Charte des Droits de l’Homme et que la conception du droit de la femme est ce qu’elle est, c’est terrifiant pour moi.

Trois priorités pour la circonscription où vous vous présentez ?

Claire Gibault : Priorité à l’éducation. Renforcer et donner des moyens à toutes sortes d’éducation : c’est par exemple la croix et la bannière pour avoir des places dans les conservatoires - je veux développer les éducations artistiques. Et tout ce qui concerne l’énergie propre et la fiscalité pour les voitures utilisant cette énergie propre…

La politique écologique de Bertrand Delanoë ne vous convient-elle pas à cet égard ?

Claire Gibault : J’aime bien le vélo mais les fêtes paillettes façon Paris Plage apporte peu à la ville à mon avis.

Claire Gibault - une carrière


Côté pupitre, Claire Gibault c’est surtout un impressionnant CV finalement peu connu du grand public… De 1976 à 1983, elle est directrice musicale de l’Orchestre de Chambre de Chambéry, puis de 1983 à 1989 assistante de John Eliot Gardiner, alors Directeur Musical de l’Orchestre de l’Opéra National de Lyon. En 1995, elle devient la première femme à diriger l’orchestre de la Scala à l’occasion de la création de l’opéra La Station Thermale de Fabio Vacchi et, en 1997, l’Orchestre Philharmonique de Berlin avec l’opéra Jacob Lenz de Wolfgang Rihm.

Gibault est chargée de la direction de l’Atelier Lyrique et de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon de 1991 à 1998. Elle y assure la direction musicale de nombreuses productions : notamment Pelléas et Mélisande, Il Barbiere di Siviglia, La Cenerentola, Die Entfürung aus dem Serail, La Finta Giardiniera, Roméo et Juliette, L’Orfeo, Les Brigands, L’Heure Espagnole, L’Enfant et les Sortilèges, Il Mondo della luna, Iphigénie en Tauride, The Rape of Lucretia et Le Chapeau de paille d’Italie de Nina Rota, La station Thermale (enregistrée par Ricordi), Les Oiseaux de Passage de Fabio Vacchi et Dédale de Hugues Dufourt (gravé sur CD par MFA/Radio France) figurent parmi ses créations mondiales.

De janvier 2000 à 2002, elle devient Directrice Musicale de Musica per Roma où elle crée Il Laboratorio Voci in Musica. Y sont présentés sous sa direction, Cosi fan tutte et Die Entfürung aus dem Serail de Mozart, Pollicino de Henze, Hänsel und Gretel de Humperdinck et West Side Story de Bernstein.

Par ailleurs, elle dirige Pelléas et Mélisande (Covent Garden à Londres), Le Comte Ory (Festival de Glyndebourne), Cosi fan tutte (Opera North), L’Etoile de Chabrier (Festival d’Edinburgh), Zaïde et Der Schauspielddirtektor (Bastille), L’Enfant et les Sortilèges (Chatelet), La Dame Blanche (Opéra Comique de Paris ), Mirthridate, La Donna del lago, Die Zauberflöte, Le Nozze di Figaro et Bastien und Bastienne (Nice), La Clemenza di Tito (Orléans), La Traviata (Nancy), Idomeneo et Cosi fan tutte (Liège), Maria Stuarda (Torino), La Cenerentola (Roma) et Les Oiseaux de passage (Bologne).

Claire Gibault est l’assistante de Claudio Abbado pour Pelléas et Mélisande au Royal Opera House, à la Scala et à l’Opéra de Vienne. En novembre 2002, elle fait ses débuts à l’Opéra de Washington en dirigeant Idomeneo de Mozart avec Placido Domingo dans le rôle-titre. En février 2003, elle dirige une création mondiale de Fabio Vacchi au Maggio Musicale Fiorentino et en mars 2004, elle dirige pour la première fois la Philharmonique de Copenhague.

En 2005, elle adapte en Français et dirige Pollicino de Henze au théâtre du Chatelet. Cette même saison, elle dirige des concerts avec l’Orchestre Mozart de Bologne, l’Orchestre Philharmonique de Sofia, et enregistre la musique de Fabio Vacchi pour le film Gabrielle de Patrice Chéreau.

En 2006, Claire Gibault a dirigé le concert du nouvel an avec l'orchestre de l'Opéra d'Anvers ; en février, l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg, au mois de mars, l'Orchestre Mozart de Bologne, au mois d'avril, l'Orchestre de Savoie, au mois de mai, la création de l'opéra Peter Pan de Patrick Burgan au Théâtre du Châtelet.

Elle a dirigé des concerts dans toute la France, en Italie, en Suisse, en Belgique, au Canada et aux Etats-Unis. Elle a été invitée par le Hallé Orchestra, le Royal Scottish National Orchestra, le National Symphony Orchestra d’Irlande, l’Orchestre Sinfonica Nazionale de la RAI, l’Orchestre National de Belgique et l’Orchestre Philharmonique de Liège. Elle a enregistré des œuvres de Beethoven et de Schubert avec le Royal Philharmonic Orchestra. La saison dernière elle a fait ses débuts au Danemark avec l’Orchestre Philharmonique de Copenhague et en Suède avec le Våsterås Sinfonietta.

Elle est aujourd’hui chef d’orchestre adjoint auprès de Claudio Abbado pour le nouvel orchestre Mozart de Bologne.



http://www.abeilleinfo.com/chronique.php?id_chro=6310&langue=fr



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