Colloque 10 apprendre et enseigner en francophonie aujourd'hui le problème de l'augmentation du nombre d'entrées dans le supérieur



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COLLOQUE 10


APPRENDRE ET ENSEIGNER EN FRANCOPHONIE AUJOURD'HUI
Le problème de l'augmentation du nombre d'entrées dans le supérieur :

l'état de la question en Occident et la remise en question en Afrique…………..

Adaptation de l'enseignement supérieur aux cultures et aux besoins

socio-économiques locaux………………………………………………………………………………………….




TABLE RONDE 1 : Le problème de l'augmentation du nombre d'entrées dans le supérieur : l'état de la question en Occident et la remise en question en Afrique
M. PROQUIN, B. AMEREIN-SOLTNER, C. RENARD

De l'éducation à l'orientation à la culture et

stratégie de l'information………………………………………………………………

M. A. DE LA CRUZ

La formation pédagogique initiale et permanente du

professeur universitaire en Espagne :

dix années d'expérience…………………………………………………………………


DE L'EDUCATION A L'ORIENTATION A LA CULTURE ET STRATEGIE DE L'ORIENTATION


Michelle PROQUIN, Béatrice AMEREIN-SOLTNER

On peut s’étonner de cette problématique de l’orientation dans un forum sur la francophonie.



C’est simple : c’est une question de valeurs.

C’est la réflexion autour des valeurs (la francophonie en est une) qui constitue un ressort et une motivation à s’engager dans une « conduite de changement » par rapport aux représentations antérieures.

- traitement quantitatif(massification, sélection etc)

- traitement de l’echec etc...

- recherche de l’ultra-solution...

- mise en oeuvre des nouvelles technologies



Notre réflexion sur l’orientation fixe un idéal à notre engagement.
En quoi l’orientation peut aider à développer un rapport enseignant/enseigné qui soit source d’estime de soi ?

En quoi l’organisation proposée par ses échanges aide t-elle à générer de la confiance ?

Dans quelle mesure faire partager des valeurs peut-il procurer un gain d’efficacité ?
Qu’entend-on par orientation :
Un lieu de ressources pour que toute formation s’inscrive dans le cadre d’un projet personnel et professionnel dûment explicité et validé.

Espace de développement personnel et collectif pour déployer le meilleur de soi, pour rechercher l’harmonie entre les différents rôles sociaux attendus.


Un système pédagogique pour :

Produire du sens : il faut abandonner l’illusion que le sens nous soit donné tout fait. C’est à chacun d’entre nous de faire le chemin pour construire les appartenances et les engagements qui nous relient au collectif. L’Université est une de ces collectivité.

La réciprocité éducative (E/E) consiste à construire un chemin à travers lequel on respecte et génère des valeurs. le sens est au bout de cette conduite.
Des objectifs :

S’intégrer : L’intégration est la face positive de l’exclusion. le rapport à une institution qui dans son principe de fonctionnement menace d’exclusion, ne peut pas être porteur de sens. Dans le sens il y a nécessairement la notion d’appartenance à un collectif (il faut donc expliquer et créer ce lien d’appartenance).
S’engager : l’engagement à partir de l’idée que l’on se fait de son projet. La liberté et la créativité dont procède l’engagement expliquent en partie l’énergie et le temps qu’on y consacre à agir (non pour soi, non en fonction des ordres reçus et des contraintes posées).
« Croire à ce que l’on fait pour s’engager au bon niveau pour créer de la confiance et de l’estime de soi. »
Il s’agit là d’un modèle d’orientation pour créer de la cohérence entre avant/maintenant, entre projet/aspirations qui permet de développer la compréhension de nouveaux contextes.

Cela part d’un constat, à peine les étudiants ont-ils établi des repères qu’il faut à nouveau se réinvestir pour en construire d’autres. Toutes ces déstabilisations sont autant de menaces de décrochages et entraine un comportement à se laisser porter et à ne pas chercher à construire ces cohérences.


La cohérence Etudiant/Université/Enseignant n’est pas une donnée toute faite, Elle est à construire et c’est un combat personnel et éthique. Les valeurs à partir du moment où elles relèvent d’un travail de questionnement ne sont pas des slogans abstraits, elles s’incarnent dans les pratiques et charpentent l’engagement.

(un exemple)



Notre experienceà l’UTBM

- Un espace et une organisation : lieu de renforcement d’efficacité personnelle. Noeud relationnel pour créer du lien social. (lieu)

- Un système pédagogique : l’intelligence des connexions. « force de régulation du système. » (le processus)

- Des acteurs (enseignants/étudiants) impliqués dans la mise en oeuvre d’un didactitiel en informatique fondamentale. (la discipline)


Nos conclusions :
Ce travail de recherche-action nous à menés au coeur de la réflexion éthique en éducation dans et pour l’enseignement supérieur.
Cette réflexion éthique personnelle et collective est un constituant essentiel du processus pédagogique en matière d’orientation dans l’enseignement supérieur pour la construction d’une citoyenneté.

Elle mobilise les ressources d’implications que l’on attend de l’étudiant/enseignant/du médiateur en interaction.

Elle permet de construire une conduite dans laquelle un équilibre est recherché entre engagement collectif et développement personnel
Il ne s’agit plus pour l’étudiant de se comporter : à savoir manoeuvrer intelligement en tant que rouage du système.

Mais plus précisément de se conduire : à savoir habiter personnellement son action, la signer de son épaisseur de sujet et en prendre la responsabilité.


Il s’agit donc d’une orientation pour apprendre à comprendre les résultats de son action comme acteur/auteur de sa formation et de son projet de vie.
LA FORMATION PEDAGOGIQUE INITIALE ET PERMANENTE DU PROFESSEUR UNIVERSITAIRE EN ESPAGNE: DIX ANNEES D´EXPERIENCE.
Ma Africa de la CRUZ

Universidad Autónoma de Madrid


L´objectif de la communication est de présenter l´état actuel de la formation pédagogique initiale et permanente du professeur universitaire espagnol. Nous commencerons par le fondement théorique de la nécessité et la pertinence de la formation pédagogique du professeur universitaire. Cette nécessité et pertinence je les base en deux principes:




  1. La professionnalisation de la fonction d'enseignant du professeur universitaire. Un professionnel de l'enseignement est celui qui possède les connaissances, habiletés et attitudes que la fonction d'enseignant exige et qui garantissent la qualité et satisfaction de son travail. Le profil de l'enseignant professionnel vers lequel la formation pédagogique se dirige est celui du professionnel réfléchi qui apprend à partir de et pour sa pratique enseignante.

  2. La formation pédagogique initiale et permanente rendent possible la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage. Non seulement la qualité de l'enseignement. A cet moment-là nous sommes dans le changement d'une conception centrée sur l'enseignement à une conception centrée sur l'apprentissage.

Pendant les années quatre-vingt-dix dans la plupart d'universités espagnoles sont menées à bien des programmes de formation pédagogique initiale et permanente de leurs professeurs. Maintenant c'est l'occasion de réfléchir sur les expériences données, d'apprendre de la pratique, de faire propositions et construire des modèles, de préparer une conception professionnelle de la formation pédagogique, c´est-à-dire, systématique, réglementée, exigée et reconnue ainsi que les conditions pour que cette formation atteigne ses buts: Engagement et reconnaissance institutionnelles.


Dans cette communication je présenterai quelques réflexions sur ce que nous avons appris pendant ces dix années dernières et quelques propositions pour l'avenir futur.

I.- INTRODUCTION. NÉCESSITÉ ET PERTINENCE DE LA FORMATION PÉDAGOGIQUE DU PROFESSEUR UNIVERSITAIRE.

La première question que nous nous posons est: Le professeur de l'enseignement supérieur doit-il être professionnel de l'enseignement? La réponse est oui. La deuxième est: Est-ce suffisant connaître la matière d'enseignement pour devenir bon professeur? La réponse est non. La troisième question est: Pouvons-nous affirmer que les connaissances intuitives, naturelles ou spontanées de la tâche d'enseigner sont suffisantes pour obtenir les meilleurs résultats pour l'apprentissage des étudiants? La réponse est non. Enseigner, ce n'est pas présenter le savoir, mais le rendre accessible. Donc nous allons affirmer la nécessité, l'utilité et la pertinence de la professionnalisation de la tâche d'enseignement.



1.- La professionnalisation de la fonction d'enseignant du professeur universitaire

Nous devons commencer par une définition de la professionnalisation. Un professionnel de l'enseignement est celui qui a reçu une formation systématique à propos des connaissances, habiletés et attitudes que la fonction d'enseignant exige et qui garantissent la qualité et la satisfaction de son travail (Elton 1993). Le profil de l'enseignant professionnel vers lequel la formation pédagogique se dirige est celui du professionnel réfléchi qui apprend à partir et pour sa pratique enseignante (Schön 1992). Donc pour la réflexion il est absolument nécessaire d'avoir un modèle ou guide de la tâche. Un modèle théorique bien fondé. La réflexion guidée par un modèle qui a une base théorique solide. Sans ce modèle théorique de la tâche de enseignement la réflexion sur celle-ci est complètement désorientée, parce qu'il lui manque le guide essentiel qu'est le modèle théorique. La théorie est la lumière qui permet de voir, car elle constitue la base fondamentale de la formation initiale, et ménage la formation permanente.

La professionalisation de la tâche d´enseigner exige savoir, savoir faire, savoir être et savor travailler en equipe (Delors 1995). Ces connaissances doivent être systhématiques et théoriquement bien fondée. Donc, la condition de cette porfessionnalisation est la formation spécifique et systematique qui doit apporter les connaissances théoriques, les techniques, habiletés et attitudes necesaires pour bien faire la tâche. Toute professionnalisation de la tâche d´enseignement exige élaboration théorique á propos du scenario et les apprentissages des étudiants. C´est-à-dire c´est necessaire pour mieux comprendre l´enseignement et ses exigences (Ramsden 1992).
Les raisons pour lesquelles la professionnalisation et la formation sont aujourd´hui necessaires et pertinentes sont multiples. En premier lieu maintenant enseigner à niveau universitaire et supérieur est très dificile, complexe et défiant (Brown 1993). Les causes de ceci sont nombreuses. La première vient du fait que les effectifs universitaires sont plus élevés. Dans la plupart des pays Européenns, les étudiants sont actuellement cinq fois plus nombreux qu´ils ne l´étaient il y a trente ans. Ils sont beaucoup plus nombreux et en consequant plus diversifiés. Leurs capacités intellectuelles, leurs conceptions, leurs stratégies d´apprentissage, leurs buts, leurs connaissances préalables, leurs personalitées, etc. sont différents pour chacun. La diversité des nouveaux publics universitaires exige notamment l´adaptation des méthodes d´enseignement, et même la diversification des stratégies et des ressources didactiques. Dans ce contexte la formation en Pédagogie Universitaire apparaît comme un outil, une aide, une réponse aux nouveaux problèmes de la massification, diversité et même des rapports professeur-étudiant differents qui doivent quand même être des rapports humains.

La deuxième raison pour la nécessité et la pertinence de la professionnalisation et la formation est le changement dans la conception de la mission de l´ enseignement supérieur aujourd´hui, le rôle de l'université dans la société et les nouveaux défis qu'il doit affronter. L'université doit être un système ouvert, adaptable aux évolutions économiques, politiques et culturelles. L'université ne peut pas vivre isolée de la société, elle doit répondre aux demandes de celle-ci. En plus des défis de l'enseignement de masse, elle doit aussi affronter les défis d'être un agent social actif. L´Université se trouve resserrée entre une contrainte d'entrée (les nouveaux clients) et une contrainte de sortie (l´ adéquation entre formation et emploi). Nous constatons aussi un changement dans les buts de l'enseignement supérieur (Quintanilla 1999). La formation d'experts avec beaucoup de connaissances est insuffisante, il leur faut d'autres capacités en plus: habilités sociales, de communication, d´ être le leader, de prise de décision, formation polyvalente, capacités transférables, capacités générales de résolution des problèmes... En résumé; il s'agit du développement global de la personne, sa maturité et son engagement social et éthique avec un sens d'innovation et de créativité.


Comme apparaît déjà publié (Cruz 1998) il y a aussi l'idée que l'université, aujourd´hui, doit être au-devant des nouvelles préoccupations, demandes et valeurs de la société, comme, par exemple, l'écologie et l'environnement, développement soutenable, crise de valeurs traditionnelles et l'apparition de nouveaux modes de vie, problèmes éthiques des progrès scientifiques.. c´est-à-dire que l'université doit être une institution qui mène la culture, les valeurs, les connaissances et les techniques solidaires avec les nécessités nouvelles et de tous.
Pour répondre à ces nouvelles demandes, l'université et les professeurs sont en train de réfléchir sur le chemin déjà parcouru et les décisions à prendre pour améliorer leur service à la société. La réponse doit être “professionnalisée”. Dans la plupart des pays existent des comités nationaux qui sont en train de faire un étude critique de la situation des universités dans leur territoire. À partir de ces recherches ils doivent offrir de nouvelles orientations pour les universités. En Mars 2000, en Espagne, vient d´ être publié le rapport “Universidad 2000” ou “rapport Bricall”. Dans ce rapport se trouvent les nouvelles orientations de notre université pour les prochaines années. Je donnerai quelques références d'intérêts pour notre propos. Le premier point du rapport a pour titre “Le changement de la mission de l'université”, le deuxième “l'université, agent social”. La troisième “ Diffusion de la connaissance: Former pour apprendre: De l'enseignement à l'apprentissage. Un autre titre: Garantir la qualité: Culture de la qualité et préoccupation pour la qualité de l'université..
La troisième raison pour la nécessité de la formation pédagogique des professeurs est le changement même du rôle et de la tâche des professeurs. Le nouveau rôle d'éducateur, de facilitateur de l'apprentissage significatif pour la personne globale de l'étudiant. Pour la contrainte de sortie que nous venons de décrire, la tâche du professeur est une autre que la transmission de connaissances, qu'aujourd´hui on peut acquérir d'autres moyens qu'auparavant. Il y a des nouvelles et puissantes modalités d'accès à l'information. Aujourd´hui nous vivons dans la société de l'information et la communication. Mais la facilité d'accès à l'information n'est pas suffisante pour l´ assimilation et la reconstruction des connaissances. De plus, l'information est insuffisante pour apprendre. Le savoir et l'utilisation des connaissances exigent l'intervention du professeur en tant que formateur. L'accès à un savoir illimité peut conduire l'étudiant à avoir des visions parcellaires, inexactes et superficielles. Le professeur doit montrer comment transformer en savoir l'information trouvée, comment décodifier cette information et la remplacer dans son contexte, la situer dans l'évolution du problème, et comment la critiquer et l'intégrer (Delors 1996). Dans cette situation, la tâche du professeur consiste avant tout en faciliter la poursuite du processus d'apprentissage des étudiants en accord avec leurs capacités et leur besoin d'apprendre. C´est-à-dire, le professeur accompagnateur, ou encore, le professeur-maître. C'est pourquoi la formation pédagogique et la professionnalisation doit enseigner aux professeurs à savoir faire autrement et savoir être maître.
Mais de nous jours, la conception du professeur universitaire comme professionnel de l'enseignement est plus une bonne intention ou un désir qu'une réalité. Selon Elton (1993) le professeur universitaire n'est toujours pas un professionnel de l'enseignement parce qu'il n'a pas obtenu une formation systématique ni avant ni durant sa carrière académique.
En conclusion: Si la carrière académique n'est toujours pas professionnalisée nous avons la nécessité de la professionnaliser. Sur ce chemin la formation initiale et permanente est un élément majeur. Le but de cette formation serait que le professeur arrive à être un professionnel réfléchi qui apprend à partir de et pour sa pratique enseignante. Donc, l'identité professionnelle du professeur universitaire devrait être double: expert dans une matière et expert dans l'enseignement de celle-ci.

2.- La formation pédagogique initiale et permanente rendent possible la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage.

Ce point vise d'abord à situer la place de la formation pédagogique initiale et permanente du professeur universitaire dans le cadre du débat contemporain sur la qualité de l'enseignement .

Nous sommes dans la culture de la qualité et de la qualité de l'enseignement (De Miguel 1999). Non seulement la qualité de l'enseignement, mais aussi de l'apprentissage. De plus, en ce moment, nous sommes dans le changement d'une conception centrée sur l'enseignement à une conception centrée sur l'apprentissage (Berendt 1998, Davies 1998, Leitner 1998). Donc nous devons parler à propos de la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage. Je répèterai ce que j'avais dit antérieurement (Cruz 1993) à propos de la relation entre la qualification pédagogique du professeur universitaire et la qualité du processus d'enseignement et apprentissage. Dans ce document je m'appropriais des affirmations de Dalceggio (1993) “La formation et perfectionnement des professeurs continuent à être le meilleur moyen pour améliorer la qualité de l'enseignement”. La formation pédagogique initiale et permanente des enseignants rend possible une contribution essentielle à la qualité de l'enseignement et, donc, à la qualité de l'apprentisage (Leitner 1998). D'après mon expérience personnelle avec les programmes de formation initiale et permanente du professeur universitaire, le rapport entre formation et qualité et la formation et le perfectionnement des enseignants du supérieur en didactique universitaire sont un bon moyen d'améliorer la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage.

Aussi Elton (1993) affirme qu'il y a un rapport direct entre l'exigence de la qualité et la didactique universitaire. Selon lui, une amélioration de la qualité de l'enseignement peut avoir lieu de trois manières: La première: par l'amélioration du mauvais, la seconde par l'amélioration du bon, la troisième en faisant quelque chose de totalement différent, mais mieux. Dans les trois cas les enseignants doivent recevoir une formation professionnelle en pédagogique universitaire.


Les activités de formation du professeur universitaire ont pour objectif de rendre le professeur plus professionnel dans ses tâches. C´est-à-dire être capable de trouver la meilleure manière de résoudre les problèmes de l'enseignement, d'appliquer avec flexibilité les alternatives, de s'évaluer lui-même et de se renouveler constamment.
Les bénéfices espérés des activités de formation sont: Assurer la qualité de l'enseignement, attendre l'efficacité recherchée, et être capable de se réjouir de son travail, de s'améliorer constamment tout en renouvelant son savoir faire et être maître de l'enseignement supérieur. La professionnalisation de la tâche d'enseignement du professeur universitaire sera la réponse assortie à ces demandes de plus en plus exigeantes.

II.- LA FORMATION PÉDAGOGIQUE INITIALE ET PERMANENTE DU PROFESSEUR UNIVERSITAIRE EN ESPAGNE: DIX ANNÉES D´EXPÉRIENCE.



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