2704 jd vraie une


P L A n D E C A R R I è R E



Yüklə 1,33 Mb.
Pdf görüntüsü
səhifə7/48
tarix26.10.2017
ölçüsü1,33 Mb.
#15255
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   48

11

P L A n D E C A R R I è R E

Anticiper

son évolution

dès l’embauche

Le plan de carrière est-il réservé aux seuls cadres expérimentés ?

Plus maintenant. Les grands groupes l’utilisent pour sauvegarder

les compétences. Il peut même s’avérer être un outil anti-crise…

Penser plan de

carrière dès l’en-

trée dans son

nouveau poste,

c’est désormais

indispensable.

Cette notion,



« fondamen-

tale dans les

entreprises il

y a vingt ans

et systémati-

q u e m e n t

proposée aux

jeunes diplômés qui sortaient de

l’Essec ou d’HEC, n’a plus été à la mode.

Aujourd’hui, elle fait à nouveau partie

des politiques de ressources humaines des

grands groupes. En outre, les employeurs

se sont diversifiés dans leurs recherches

de candidats et ne s’en tiennent plus aux

seules grandes écoles», explique Jean-Luc

Placet, président du Syntec conseil en

management. La raison ? Il faut fidé-

liser les cadres et limiter les fuites. Les

entreprises font déjà face aux départ à la

retraite des baby-boomers dans plusieurs

secteurs : les banques et assurances, le

BTP, l’industrie pharmaceutique… Les

grands groupes veulent conserver leurs

compétences, par conséquent «la ten-



dance aujourd’hui est plutôt à la gestion

et à la rétention de talents». La preuve :

Danone, Total, Saint-Gobain, Lafarge,

la Société Générale, Sagem Communi-

cations… rivalisent d’ingéniosité pour

développer leur «marque d’employeur».

Une opération séduction fondée sur la

mise en avant des valeurs de l’entreprise

– l’éthique, la responsabilité sociale ou

encore le développement durable, pour

ne citer qu’elles. Le but : donner envie

aux candidats de les intégrer, en leur

démontrant qu’ils peuvent s’y épanouir

au mieux. Même certaines PME, qui

ne disposent ni de l’arsenal RH d’une

multinationale, ni du temps nécessaire

pour se pencher sur la mobilité interne,

mettent désormais en place des plans de

carrière.



Le plan de carrière contre

la crise

Pour conserver ses collabo-

rateurs et donc limiter le turn-over, il

faut les former et les faire évoluer. Un

atout pour les jeunes diplômés : les dix

premières années d’une carrière sont

importantes pour donner de la valeur à

un CV ensuite. De plus, les employeurs

savent qu’une bonne politique de for-

mation continue et d’évolution des

compétences demeurent tout aussi effi-

caces qu’une augmentation de salaire.

Au moins dans un premier temps. Mais,

intégration et formation représentent

aussi un investissement de taille pour

l’entreprise. Par conséquent, ces der-

nières n’évaluent plus un jeune diplômé

seulement en fonction de sa formation,

mais également en fonction de ses com-

pétences et de son potentiel. «Aupara-



vant, le plan de carrière était mis en place

au bout de quatre à cinq ans. Maintenant,

il peut être envisagé après la période d’essai»,

poursuitJean-LucPlacet.Les grands grou-

pes parient sur leurs poulains et utilisent

le plan de carrière, notamment pour

détecter la mobilité géographique. Alors,

afin de mettre toutes les chances de son

côté, «un jeune cadre

malin doit anticiper et

être visible très rapide-

ment. Lorsque le DRH

lui propose des objectifs,

il ne doit pas hésiter en

retour à expliquer où il

se voit plus tard». Il doit

en quelque sorte élabo-

rer son propre plan de

carrière sans attendre;

d’autant plus face à la

crise. Car, si les papy-

boomers cèdent leurs places, certaines

entreprises gèlent les recrutements et ne

les remplacent pas. Dans ce cas, la mobi-

lité des cadres en poste est figée. Consé-

quence : les jeunes diplômés, jusque-là

mercenaires du marché de l’emploi,

commencent à connaître des difficultés

depuis l’après septembre 2008. La ten-

dance s’est donc inversée. Mais, la porte

n’est pas fermée pour autant. Pour rem-

placer les retraités qui

de toute façon vont

partir, les entrepri-

ses doivent trouver

de nouvelles com-

pétences en interne

et donc favoriser la

progression.

Alors

pour être ce candidat



à l’évolution, il vaut

mieux, même jeune,

songer le plus tôt à

son plan de carrière.



Stéphanie Lacaze

un jeune cadre doit tout de suite

se créer des réseaux dans l’entreprise

JEAN-LUC PLACET, président du Syntec

conseil en management.

«Les jeunes diplômés

doivent être extrêmement

proactifs. Il vaut donc

mieux s’appuyer très tôt

sur tous les outils à portée

de main. D’une part, les

réseaux d’écoles sont

dynamiques. Ensuite, une

fois entré en fonction,

un jeune cadre doit en

profiter tout de suite pour

se créer des réseaux dans

l’entreprise, en amont

et en aval, c’est-à-dire

également avec les clients

et les fournisseurs. Il ne

faut pas non plus hésiter à

faire un peu de benchmark

auprès de groupes

différents du sien pour voir

comment ça se passe.

Et, bien sûr, pour bien

réussir dans sa fonction,

il ne faut pas attendre que

tout vienne de l’entreprise.

Elle donnera à un jeune

en fonction de ce qu’il

a investi. D’où l’intérêt

d’anticiper sur son plan

de carrière.»

En savoir plus

Syntec, organisme

ayant le but de

«rassembler les

métiers du savoir»,

01 44 30 49 00 :

www.syntec.fr



Conseil en

management :

www.syntec-

management.com

Conseil en

recrutement :

www.syntec-

recrutement.org.

Les dix

premières

années d’une

carrière sont

importantes

pour donner

de la valeur

à un Cv.



Yüklə 1,33 Mb.

Dostları ilə paylaş:
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   48




Verilənlər bazası müəlliflik hüququ ilə müdafiə olunur ©muhaz.org 2024
rəhbərliyinə müraciət

gir | qeydiyyatdan keç
    Ana səhifə


yükləyin